« les problèmes informatiques sont encore trop nombreux »

Autres informations / 05.12.2009

« les problèmes informatiques sont encore trop nombreux »

JDG. – Le samedi 7 novembre,

à l’occasion du Week-end international de l’obstacle, le PMU a connu une panne importante.

Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est passé ?

P.G. – Les pannes qui ont eu

lieu en 2009 ne relevaient pas d’un problème de compétence, mais du cumul de

trois problèmes informatiques différents. D’abord, certains applicatifs n’ont pas

été assez testés, certains processus pas assez industrialisés. Ensuite, notre sous-traitant

opérant les serveurs Internet a été défaillant. Enfin, il existait un dogme au

PMU : chaque transaction devait être prise en compte. Et tant qu’elle n’était

pas validée, cela bloquait toutes les autres derrière. C’est ce qui s’est passé

le 7 novembre : une transaction invalide a bloqué tout le système.

 

Quelles solutions

mettrez-vous

en place pour éviter que ce

genre de pannes ne se reproduise ?

Les applicatifs ont été

retestés. Nous avons identifié les bugs et nous les avons résolus. Avant la

panne du 7 novembre, nous avions aussi fait passer le nombre de transactions

simultanées sur internet potentielles de12.000 à 28.000. D’ailleurs, lors de

cette journée difficile, le report de paris sur Internet a généré jusqu’à

22.000 transactions

simultanées. Je me serais bien passé de ce test, mais le système a fonctionné.

Enfin, concernant le traitement des transactions invalides, nous allons faire

évoluer ce principe rigide et bloquant. Désormais, la transaction qui posera un

problème sera traitée à part.

 

Les problèmes informatiques

ne sont-ils pas dans la nature des choses ?

Même s’ils ne datent pas

d’hier, les problèmes informatiques sont encore trop nombreux et coûteux. Je

préfère augmenter le budget de l’informatique que perdre des clients. Ce sera

un bon investissement car nous améliorerons ainsi la qualité de service

apportée à nos clients, les parieurs.