Bienvenue chez philippe diévart

Autres informations / 14.01.2010

Bienvenue chez philippe diévart

Le Domaine de Menneval, berceau de Pibrac

La victoire de Pibrac (Spadoun) dans la Grande Course de

Haies de Cagnes (L) dimanche dernier, a mis sous les projecteurs Philippe

Diévart, son éleveur, et le Domaine de Menneval, l’un des rares haras de

galopeurs dans le nord de la France. Situé à Bersée, non loin de Lille, son

élevage compte une vingtaine d’hectares partagés entre deux structures, dans le

Nord-Pas de Calais. Philippe Diévart explique : « À Bersée, nous sommes

enclavés. C’est pourquoi j’ai choisi de faire migrer mes chevaux en été vers

Calais, où je possède aussi de bons herbages. »

Les sports équestres, au commencement

Philippe Diévart a débuté dans l’élevage avec les chevaux de

sport. Un élevage qui est devenu l’un des plus importants dans la discipline

grâce à une jument : Pivoine du Taillan. « J’ai acheté “Pivoine” après sa grande

carrière internationale avec Michel Robert. Elle est la source de tout mon

élevage de chevaux de sport. J’ai eu d’autres chevaux de haut niveau comme J’ai

Deux Amours, champion de hunter [compétition de saut d’obstacle avec un

classement fondé sur le style, ndlr] qui a été exporté par la suite aux

Etats-Unis, ou Lutin du Hequet, champion de saut d’obstacle. » Les faibles

débouchés proposés dans le monde des chevaux de sport a conduit Philippe

Diévart à nettement diminuer cette activité. « J’ai eu jusqu’à cinquante

chevaux de sport, mais même avec de supers origines, les éleveurs n’arrivent

plus à les vendre au prix désiré. C’est pourquoi j’ai dû diminuer mon élevage.

Aujourd’hui, j’ai deux 2ans, deux yearlings et une poulinière. En France,

seulement trois ou quatre éleveurs vivent réellement de l’élevage de chevaux de

sport. »

Du cheval de sport au cheval de course

Il y a six ans, Philippe Diévart choisit d’élever des

chevaux de course. « Petit à petit, nous sommes arrivés à une quinzaine de

poulinières de pur-sang. Un nombre qui me convient. » L’homme suit les courses

« surtout lors des grands événements. À Longchamp, j’ai la chance d’occuper la

loge 7 et quand on est à côté de l’Aga Khan, on y va et on en prend plein les

yeux ! Mais je ne suis tout de même pas le genre à rester l’après-midi entière

devant Equidia. »

Nick ou la politique de croisement de Menneval

Pour réaliser ses croisements, Philippe Diévart prend

conseil auprès d’un ami, Gérard Samain, vétérinaire et coéleveur de Melcastle

(Medaaly). Comme nombre d’éleveurs, il se fie au modèle et essaie de choisir un

étalon pour corriger les défauts éventuels d’une jument. Mais il utilise aussi

ce que l’on appelle le nick, qui consiste à étudier les croisements réussissant

entre un étalon et le père de mère d’une jument.

Le Domaine de Menneval peut ainsi se targuer d’avoir élevé

Prise de Risque (Take Risks), la sœur de Pibrac. Elle est gagnante de “B” à

Saint-Cloud. Mais elle a aussi pris deux deuxièmes places derrière Only Green

(Green Desert) – à seulement une tête – et Tamarzite (Danehill Dancer). « Prise

de Risque est la meilleure représentante en plat de Menneval jusqu’à présent. »

La mère de Pibrac et Prise de Risque mise en vente Palissandre

(Phantom Breeze), âgée de 28ans, mère de Pibrac et de Prise de Risque, est à

vendre. « J’ai connu deux décès tragiques avec mes poulinières de sport,

Pivoine du Taillan et Vitesse du Taillan, alors que je comptais les vendre,

nous a expliqué Philippe Diévart. Elles étaient âgées, mais je ne souhaite pas

revivre cela. De plus, je n’ai pas de fortune personnelle et je suis donc

obligé d’avoir des rentrées d’argent en vendant. »

 

 

 

 


 

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