Les jockeys boycottent les montes pour michael gill

Autres informations / 03.02.2010

Les jockeys boycottent les montes pour michael gill

INTERNATIONAL

À la fin du mois de janvier, Laughing Moon était la sixième

représentante de Michael Gill – propriétaire nord-américain tête de liste en

2009 – à se blesser mortellement en piste depuis le 1er octobre. Les jockeys

avaient alors menacé le propriétaire de ne pas monter les autres courses de la

réunion où il avait des partants. Mais ils n’avaient pas été obligés d’aller au

bout de leur action car les chevaux de Michael Gill avaient été déclarés

forfaits.

Mercredi, Michael Gill doit courir quatre chevaux, mais à

l’heure des montes, les jockeys refusent toujours d’être associés à ses chevaux.

Le propriétaire a déclaré, un brin provocateur : « S’il faut que je les monte

moi-même pour qu’ils courent, je le ferais ! » Tom Clifton, jockey américain

ayant déjà monté pour Michael Gill a déclaré dans le Thoroughbred Times : «

Nous avons boycotté les courses où il avait des partants à cause des problèmes

de sécurité que cela peut engendrer. Si un cheval tombe devant vous, trois ou

quatre jockeys se retrouvent au sol. À quel moment pouvez-vous dire dans un

peloton lancé : “Attention, je ne contrôle plus rien !” C’est pour cela que

nous l’avons fait. Je n’ai rien contre Michael Gill, je suis simplement fatigué

de voir sans cesse des camarades et des chevaux tomber. » La série noire de

Michael Gill serait-elle simplement un prétexte pour les jockeys de dénoncer le

trop grand nombre de blessures mortelles et donc de chutes dans les pelotons

américains ? Pas seulement. Car le propriétaire dit avoir été personnellement

menacé ainsi que sa famille, ajoutant même qu’il avait eu envie de tout

arrêter. Il est en effet suspecté de dopage par ses pairs car une fois de plus,

c’est bien la surmédication des chevaux qui est mise en cause dans cette

manifestation.

Sur l’année 2009, Michael Gill a enregistré 2.247 partants

et 370 victoires… Des chiffres très importants par rapport à son effectif qu’il

avait réduit il y a quatre ans, après avoir cotoyé les sommets.

 

« S’il faut que je les monte moi-même pour qu’ils courent,

je le ferais ! » Michael Gill