Mail de bièvre, un grand d’auteuil se dessine

Autres informations / 29.03.2010

Mail de bièvre, un grand d’auteuil se dessine

« C’était vraiment le pied. »

Christophe Pieux ne passe pas par quatre chemins pour

décrire ce qu’il a ressenti en selle sur mail de Bièvre (Cadoudal), vainqueur

par quinze longueurs du Prix Troytown (Gr3). Le jockey aux quinze Cravaches

d’or a de nouveau piloté un cheval de grande classe et l’on peut écrire sans

trop se tromper qu’Auteuil a vu naître une nou-

velle étoile du steeple-chase. D’ailleurs, parmi les 5ans

français sur le steeple, après le départ de Long Run (Cadoudal) en Angleterre

et le repos programmé de Rubi Ball (Network), Mail de Bièvre s’annonce comme la

relève chez les steeple-chasers d’âge. « J’avais dit à Christophe d’aller

devant si personne ne se décidait, d’autant que c’est un cheval qui a de

l’abattage, nous a déclaré Jehan Bertran de Balanda. Il était brillant au début

mais s’est décontracté par la suite. C’est un très bon cheval mais aujourd’hui,

il passait pour la première fois le rail-ditch. Comme il avait très bien

récupéré de sa course dans le Prix Robert de Clermont-Tonnerre (Gr3), je l’ai

couru. Au départ, nous n’étions pas partis pour ce programme. Il n’a que 5ans

et c’est lui qui va décider de la suite. » Vite en tête, Mail de Bièvre a été

impeccable durant le parcours. Après avoir avalé le rail-ditch facilement, il

avait la course à sa merci. Et dès que Christophe Pieux l’a empoigné, il est

reparti aisément.

 

Une ascension prévisible

Le premier succès de Mail de Bièvre dans un Groupe n’était

pas imprévisible. Depuis l’an dernier, il ne faisait que progresser. Passé sur

les gros obstacles d’Auteuil, il s’y est complètement révélé, prenant quatre

deuxièmes places et remportant deux courses en six sorties sur ces tracés.

Deuxième du Prix Morgex (Gr3) derrière Rubi Ball, il paraissait déjà capable de

se frotter aux meilleurs sur les parcours les plus difficiles de la butte

Mortemart. Le travail de son mentor a aussi payé car on se souvient qu’il

courait comme un cheval de plat en début de carrière.

 

Doumaja confirme son succès du "Clermont-tonnerre"

Vainqueur du Prix Robert de ClermontTonnerre suite à son bon

meeting palois, Doumaja (Cadoudal) a prouvé que cette victoire n’était pas

usurpée. « Il a fait une faute au rail-ditch, semblant faire

"banquette" dessus, nous a expliqué Guy Cherel, son entraîneur. C’est

un malin. Il court très bien à l’image de mon autre protégé Odeillo du mathan

(Balleroy 5e) qui faisait sa rentrée.

Ce sont deux chevaux de filles. Ce sont elles qui les

montent le matin et finalement, cela leur donne du moral. On va suivre la filière

classique car il n’y a pas vraiment le choix. »

 

Bonne rentrée d’Or Noir de somoza et de princesse d’Anjou

Ce Prix Troytown nous permettait de revoir en piste les deux

champions Or Noir de somoza (Discover d’Auteuil) et princesse d’Anjou

(Nononito). Les deux ont réalisé une bonne course. Prenant la troisième

place,"Or Noir" a fait un bon bout pour finir, tout comme

"Princesse" qui, après avoir semblé en perdition, est revenue

terminer honorable quatrième. « Nous savions qu’il allait avoir besoin de courir

mais il fait tout de même une belle rentrée, nous a avoué Hervé Barjot, manager

de Pegasus Farms Ltd. Il a penché un peu plus à droite qu’à l’habitude mais

David Cottin a été gentil avec lui. Il sera plus prêt dans trois semaines pour

le Prix Murat (Gr2). » FrançoisMarie Cottin, mentor de Princesse d’Anjou, était

content de la sortie de la double lauréate du Grand Steeple-Chase de Paris

(Gr1), nous déclarant : « Elle est bien rentrée, c’est le plus important. »

 

Le frère de l’utile Buttes Chaumont

Élevé par Jacques Bérès, Mail de Bièvre est le frère d’un

cheval que les quintéistes connaissent bien : Buttes Chaumont (Vertical Speed),

gagnant de huit courses dont des handicaps et placé de gros handicaps support

d’évènement. Mail de Bièvre est le meilleur élément de sa famille.

Paradoxalement, hormis le fait qu’il soit par Cadoudal (Green Dancer), il n’a

pas vraiment des origines pour sauter.