Soldatino confirme tout son talent

Autres informations / 20.03.2010

Soldatino confirme tout son talent

TRIUMPH HURDLE

Gr1, Haies, 4ans, 3.400m

SOLDATINO CONFIRME

TOUT SON TALENT

L’élevage français célèbre son troisième Gr1 du Festival de Cheltenham,

grâce à la victoire de Soldatino (Graveron) dans le Triumph Hurdle (Gr1).

L’élève de la famille Lastrajoli n’est arrivé en Angleterre que fin janvier

suite à son succès en débutant sur les obstacles de Pau et a été rapidement

dressé sur les claies anglaises, à tel point qu’il a remporté un Gr2 à Kempton

par sept longueurs, moins d’un mois après son arrivée outre-Manche. Autrefois

sous les couleurs de Valérie Dasque, Soldatino était déjà très estimé par son

ancien mentor, Loïc Manceau. « On l’a toujours beaucoup estimé, nous a raconté

l’entraîneur palois. C’était mon meilleur 4ans mais il était très délicat. Je

ne l’ai pas couru autant que j’aurais voulu en plat parce que je redoutais

beaucoup les stalles de départ. Il a couru deux fois dans cette spécialité en

partant lancé. Il aurait même certainement devancé le cheval d’Emmanuel

Clayeux, Sappo (Alberto Giacometti) à Paray-le-Monial, s’il n’avait pas penché

dans la phase finale. Il était assez difficile mais comprenait bien son métier

et a déjà été dressé sur le steeple-chase. Sa victoire aujourd’hui me fait très

plaisir et ça ne m’étonnerait vraiment pas qu’il fasse rapidement la même chose

en steeple-chase. »

 

Chronique d’une course épique

Une nouvelle fois, Nicky Henderson a recruté un nouveau

champion “FR” qui se retrouve désormais invaincu en trois sorties sur les

obstacles. Toujours bien placé dans le dos des leaders du peloton de chasse, il

est le seul à avoir refait son retard sur le fuyard Barizan (Kalanisi), qui a

vraiment fait un “truc” hors du commun dans cette édition du Triumph Hurdle.

Parti tout seul en tête et détaché de plus de quinze longueurs dans le dernier

virage, l’élève de Son Altesse Aga Khan a bien failli aller au bout. « C’est

très décevant d’être dominé à moins de cent mètres du but, a commenté Evan

Williams, son entraîneur, mais le vainqueur est objectivement un cheval très

talentueux. Ils ont fait un bon bout pour revenir. J’avais dit à mon jockey de

ne pas s’inquiéter de ce qui se passerait derrière lui et je suis quand même

ravi de la course de mon cheval. » C’était sans compter la superbe fin de

course de Soldatino, qui a refait beaucoup de terrain après le saut de l’ultime

obstacle pour offrir un cinquième succès à son entraîneur dans cette épreuve.

Ce dernier a déclaré après la course :

« J’éprouve du respect quant à la performance du deuxième et

je suis désolé pour lui. Il a fait beaucoup de chemin en tête et ç’a été

difficile pour mon poulain de venir le reprendre. » Dans leur sillage, Alaivan

(Kalanisi) et Carlito Brigante (Haafhd), les deux favoris, ont fini dans cet

ordre à plus de huit longueurs du vainqueur.

 

Une course visée depuis ses débuts palois

Soldatino a été repéré à Pau par le courtier Anthony Bromley

et n’a été acheté qu’à la fin du mois dans un but inavoué de courir le Triumph

Hurdle. Simon Munir, le nouveau propriétaire du champion, a commenté l’histoire

de cette acquisition. « Je n’ai acheté ce cheval qu’à la fin du mois de janvier

et c’était une épreuve pour l’inscrire parmi les engagés du Triumph Hurdle.

Soldatino a été enregistré en Angleterre le jour de la fermeture des

engagements au Triumph Hurdle. Mais on ne sait jamais comment va s’adapter un

jeune cheval qui vient de France et il n’a été engagé dans cette course qu’au

cas où tout se passe bien. Après sa victoire dans l’Adonis Hurdle, on a décidé

de venir courir et je suis très content qu’on ait pu l’y engager. »

 

Verbatim

Nicky Henderson, entraîneur de Soldatino : « Il était très

bébé et est arrivé avec un lot complet d’équipement incluant des

bouche-oreilles, un bonnet et des brides spéciales. On lui a tout laissé au

début mais après deux semaines, on les a retirés. Il avait quand même des

bouchons dans les oreilles aujourd’hui qui ont été enlevés à mi-course, comme

ils le font souvent en France. »