Jean-paul sénéchal : « mon rêve est de remporter un troisième "grand steeple" »

Autres informations / 26.05.2010

Jean-paul sénéchal : « mon rêve est de remporter un troisième "grand steeple" »

 

Dimanche, dans le Gras Savoye Grand Steeple-Chase de Paris

(Gr1), JeanPaul Sénéchal sera doublement représenté par deux très belles

chances : Princesse d'Anjou (Nononito) et Louping d'Ainay (Saint Preuil). À

trois jours du Jour J, il nous a accordé une interview.

 

 

jour de Galop.– Qui préféreriezvous voir gagner dimanche :

Louping d'Ainay ou Princesse d'Anjou ?

jean-Paul sénéchal. – Bien sûr, je serais très heureux si

Louping d'Ainay passait le poteau en tête, mais je préfèrerais que

"Princesse" gagne, c'est une histoire de sentiment. Et puis, elle

réaliserait le triplé dans le "Grand Steeple". C'est un rêve pour

moi, mais c'est presque irraisonnable ! C'est une jument formidable qui a fait

le doublé éGrand Steeple-Chase/Haye-Jousselin" à seulement 5ans. Nous

verrons dimanche, mais cette année, je ne sais pas si elle est toujours la

même. Elle a eu des petits soucis et de ce fait, nous avions parlé de la faire

saillir cette année. Mais finalement, elle est revenue en bonne forme et nous

réfléchirons donc un peu plus tard à sa carrière de poulinière.

 

chaque année, vous possédez un contingent important de

chevaux, comment les achetez-vous ?

Je fais entièrement confiance à Rémy Cottin, le père de

François Cottin. C'est mon manager depuis des années et je le laisse totalement

libre de ses choix. J'achète entre vingt et trente chevaux tous les ans.

Dimanche, celui que je crains le plus c'est Remember Rose et puis Doumaja,

aussi.

 

comment avez-vous rencontré les "cottin" ?

J'ai rencontré Rémy aux courses sur l'hippodrome de Cagnes.

J'ai toujours été turfiste et je voulais investir dans les chevaux. En fait,

tout à commencé en 1986, quand j'ai récupéré un cheval en échange de dettes que

l'on me devait. Ensuite, j'ai rencontré François chez qui j'ai logiquement mis

mes chevaux. Actuellement, j'ai une cinquantaine de chevaux à l'entraînement.

J'en ai toujours eu entre quarante et cinquante.

 

ces dernières années, vous n'achetez que des chevaux clés en

main ; acheter un yearling ou un 2ans ne vous intéresse pas ?

Non. Au début, je l'ai fait. Mais d'une part, c'est plus

risqué d'acheter un yearling qu'un cheval prêt à courir et d'autre part, les

résultats que j'ai avec les chevaux clés en main sont bons.

 

Certains propriétaires achètent cher, d'autres, comme moi,

achètent à des prix raisonnables en plus grande quantité et cela marche comme

cela, donc je ne vais pas changer maintenant. Princesse d'Anjou a couru à

réclamer, Louping d'Ainay a été acheté à réclamer, Grand charly (Le Triton)

aussi et il a récemment gagné les deux courses qu'il a couru sous mes couleurs.

Tous ces chevaux, dans des proportions différentes, m'ont procuré et me

procurent encore de belles joies, pourtant, je ne les ai pas achetés très cher.

C'est sûr qu'il faut avoir de la chance, mais il faut aussi en avoir avec des chevaux

achetés contre des sommes importantes.

 

Aimeriez-vous courir à l'étranger ?

François Cottin aimerait le faire. Il a voulu tenter le coup

avec plusieurs de mes chevaux et je le laisse choisir tous ces engagements.

Cela lui ferait vraiment plaisir de gagner en Angleterre ou en Irlande, moi

aussi, mais mon plus grand plaisir est de courir en France, à Auteuil.