La journée de special duty

Autres informations / 02.05.2010

La journée de special duty

NEWMARKET (G.-B.), Dimanche 2 mai

Notre envoyé spécial a suivi Special Duty tout au long cette

après-midi folle à Newmarket. Dans le pré-rond, la pouliche était très

"relax". Son entraîneur est venue la voir et les journalistes anglais

lui ont demandé une interview. Dans le rond de présentation, Special Duty a

"tiré" le Capitaine, l’homme qui s’occupe d’elle. Elle était nerveuse

car elle a eu peur des télévisions et il y a eu un grand coup de vent à ce

moment-là. Mais quelques minutes après, elle a retrouvé son calme et tout est

rentré dans l’ordre. La course se dispute et lorsque la pouliche revient,

Criquette dit immédiatement à Stéphane d’aller porter réclamation. Le jockey se

pèse et s’enferme dans le bureau. Pendant ce temps, l’entraîneur regarde le

film rediffusé, en vue de face, sur le grand écran de l’hippodrome : « Là,

c’est flagrant, en France, en tout cas, ils auraient rétrogradé. » À ce

moment-là, les cameramen entourent Henry Cecil, l’entraîneur de Jacqueline

Quest. Mais les commissaires annoncent la modification de l’arrivée et la nuée

de journalistes s’avance vers Criquette. « C’est ainsi, ce sont les courses, a

déclaré Henry Cecil. Même si j’espérais évidemment que les commissaires en

décident autrement. Je connais Criquette depuis longtemps et cela me fait très

plaisir pour elle. »

Une heure après la course, Special Duty est ramenée dans son

écurie, à Links Stable. Elle tourne dans la cour avant de repartir une heure

plus tard vers Chantilly. Le train part à 20h20 ce dimanche soir. Special Duty

voyagera dans l’anonymat de la nuit.