En direct du "jockey club" avec l’entourage de lope de vega !

Autres informations / 07.06.2010

En direct du "jockey club" avec l’entourage de lope de vega !

Le Prix du Jockey Club ne se court qu’une seule fois dans la

carrière d’un cheval, et forcément, l’émotion est d’autant plus intense. JDG

avait choisi de placer un journaliste dans l’entourage de Lope de vega (Shamardal),

au milieu de la foule, au pied des tribunes.

Là, Dietrich von Boetticher, le propriétaire du haras

allemand situé à côté de Munich, choisit de regarder la course avec ses deux

fils, de façon totalement anonyme, au milieu d’une foule compacte et excitée.

Crispin de Moubray, le manager de l’écurie, s’est, lui, placé devant le poteau

d’arrivée, seulement accompagné du journaliste de JDG. « J’aurais préféré

courir les Coronation Stakes (Gr1), nous a-t-il confié juste avant le départ.

Aujourd’hui, ils ont tous leur chance. »

 Du temps passe entre

le défilé et l’entrée de Lope de Vega dans sa stalle de départ numéro 20. Il

est d’ailleurs le dernier à entrer et se montre un peu difficile. « Il a déjà

fait ça lors de ses deux premières courses », poursuit le courtier-manager. Et

il avait d’ailleurs gagné.

À l’ouverture des boîtes, Lope de Vega jaillit, faisant

parler immédiatement sa vitesse, et se retrouve derrière le leader.

« C’est incroyable ce que vient de faire Maxime Guyon,

comment a-t-il fait ça ? Il faut qu’il trouve un dos maintenant. C’est fait.

Tout est parfait. »

Crispin de Moubray fait partie des personnes qui vivent

pleinement leurs émotions. Dans la ligne droite, son léger sourire s'est

métamorphosé en une joie immense qu’il ne peut plus contenir. Deux cents mètres

avant que le poulain ne passe le poteau, il avance en fendant la foule, les

bras levés vers le ciel en criant : « Lope, Lope, Lope ! »

 Aux courses, c’est

seulement une fois le poteau franchi que la pression redescend et qu’on savoure

pleinement ses émotions. Mais lorsqu’elles sont trop importantes, tout se

chamboule et les mots ne viennent pas. D’une franche accolade à des

qualificatifs lancés à tout-va, tant en français qu’en anglais, Crispin de

Moubray finit par retrouver la parole : « C’est formidable, Maxime a monté une

superbe course et je suis très content pour Hubert Honoré, l’éleveur de Pain

Perdu (Vespone – 3e), qui est un ami. »