Mes debuts difficiles face a rosina…

Autres informations / 16.06.2010

Mes debuts difficiles face a rosina…

de notre envoyée spéciale sophie Marest

Mardi matin, 7h. Je pars à la rencontre des nouveaux arri vants.

Byword (Peintre Célèbre) et shalanaya (Lomitas) doivent débarquer ce matin.

Mais ils sont arrivés plus tôt que prévu et sont déjà au box. Impossible pour

moi, désormais, d’accéder aux écuries. La sécurité est intraitable. Pour

entrer, il faut posséder la carte de lad au nom de l'entraîneur du cheval.

Lundi soir, les cavaliers du matin m’ont raconté, les uns après les autres, les

histoires qu'ils avaient connues dans l'après-midi avec les hommes de la

sécurité. Certains ont dû faire des pieds et des mains pour entrer s’occuper de

leur cheval. Des pieds… mes pauvres petits pieds.

Perchée sur mes talons, j'arrive devant l'entrée du bureau

des  accréditations  "presse".  Des  écuries  au  champ  de course, il y a trois cents mètres, mais il

faut grimper ! Je me présente, les pieds déjà engourdis, à Rosina. C'est la

jeune femme des relations publiques de Royal Ascot. À elle revient la charge de

me donner le sésame, ce "fameux" badge qui me permettra d’accéder à

la salle de presse de l'hippodrome. Mais elle m'annonce qu'elle n'a pas reçu le

mail de la direction de JDG, prévenant de mon arrivée. Elle me dit

immédiatement qu'elle ne peut rien faire pour moi aujourd’hui. Demain,

peut-être… Et au suivant ! Gloups. Je  me  recule 

pour  laisser  passer 

mes  confrères  et  je

cherche  désespérément  une  solution.  Tout  le  monde m’avait prévenue que cela allait être

compliqué parce que je n'avais pas envoyé les papiers à temps…

J'attends quelques minutes devant la salle des accrédita tions

et finalement, au culot, je retourne voir Rosina. Et un miracle se produit (au

bout d'une quinzaine de minutes de négociation quand même) ! Un journaliste

anglais que je croise souvent sur les hippodromes français a entendu ma

conversation et me vient en aide. Il explique à Olivia sur un ton très

affirmatif qu'il me voit toujours sur les hippodromes, que je suis réellement

journaliste et qu'il me faut absolu ment une accréditation. En l’écoutant, j'ai

l'impression que c’est une question de vie ou de mort ! Rosina hésite, puis

sort le précieux sésame caché sous le bureau. Je remercie chaleureusement mon

"sauveur". God save him…

Je pars rapidement m'installer en salle de presse. Une fois

assise devant mon ordinateur, je retire mes talons. Quel soulagement ! La

journée peut enfin commencer.