Du côté des vendeurs

Autres informations / 14.08.2010

Du côté des vendeurs

VENTES

ARQANA

JOUR 1

CHARLES-HENRI DE MOUSSAC (Haras du Mézeray) 10 lots présentés, 7 vendus,

1.030.000€ « Le recul des indicateurs de ce premier jour s’explique par une

conjoncture d’éléments. Bien sûr, il y a l’absence de certains gros acheteurs.

Mais ce n’est pas que cela. L’environnement économique est difficile et les

vendeurs ont besoin de faire rentrer des fonds en vue de leurs futurs

investissements. Ils font donc certains sacrifices sur des  yearlings 

dont  la  saillie a coûté plus cher qu’elle ne coûterait aujourd’hui. Les

vendeurs doivent vendre pour obtenir

un équilibre. Et souvent,

ils se retrouvent face à un seul enchérisseur,

alors ils doivent en plus prendre des risques. On pouvait s’attendre à

un réajustement du marché. Réajustement qu’ont connu les autres ventes dans le

monde l’an dernier. Déjà, lors des pré-visites au haras, j’avais senti

que les acheteurs n’étaient pas prêts à dépenser sans compter. Ils voulaient respecter les valeurs qu’ils s’étaient

fixées. Concernant nos ventes de ce

vendredi, nous avons vendu sept yearlings, dont six à plus de 100.000€. Ce n’est pas mal, même si certains produits, comme le mâle par Lune

d’Or (lot 60) a fait bien moins que ce que nous pensions. Et pourtant, nous

avions fait des estimations assez conservatrices… Pour   la journée de samedi, comme souvent le

deuxième jour devrait voir un redressement s’opérer.

Ce n’est pas la même catégorie de chevaux. Et peut être que des acheteurs

français ont préféré se concentrer sur cette journée plutôt que sur la

première. »

MARC DE CHAMBURE (Haras

d’Etreham) « Nous attendions une consolidation 

mais  là,  le 

résultat   a été plus dur que nous

ne l’avions envisagé. Personnellement, j’aurais tablé sur une baisse du prix

moyen de 10%, et nous sommes au-delà de 26%... Je crois que personne ne pouvait

dire que la vente se passerait comme ça. (…) Pour tenter d’expliquer cette

baisse, vous   pouvez   comparer  

les investissements des acheteurs du Golfe persique cette année avec

l’an dernier. La différence est très nette. (…) Nous avions dans notre lot deux

très belles pouliches, aussi bien au pedigree qu’au modèle, qui ont toutes les

deux été rachetées – la seconde étant finalement vendue à l’amiable. Mais un

propriétaire qui possède ce type de profil a le droit d’avoir des réserves un

peu hautes. (…) La journée de samedi ? Demain est un autre jour… »

DU CÔTÉ DES ACHETEURS

MARC-ANTOINE BERGHGRACHT (MAB

Agency) 2 lots achetés, 425.000€ « On a pu noter l’absence de gros acheteurs

habitués des ventes de Deauville. C’est dommage pour le marché, mais tant mieux

pour les autres acheteurs. Pour ma part, j’ai pu acheter deux chevaux. Les gens

restent exigeants et le marché demeure difficile. Egalement, l’état financier

mondial inquiète toujours. Quand on achète un yearling, on le fait soit dans le

but de faire un investissement ou soit par plaisir, si on a assez de moyens. Si on se trouve

dans le premier

cas, il reste

difficile à l’heure actuelle de rentabiliser son achat. Car, si on arrive à avoir un cheval assez

bon pour devenir étalon, il faut prendre en compte les prix de saillies qui

baissent actuellement. Et face à des entités comme Coolmore, il reste difficile

de fabriquer un étalon avec un seul cheval face à la force du nombre. Quand on

a les résultats sous les yeux, on voit que les indicateurs ont baissé. Mais

lorsqu’on se trouve dans la salle, on ne s’en rend pas forcément compte. Le

marché se tient. Je pense que les vendeurs vont devoir se mettre à la hauteur

du marché concernant les prix de réserves. Bien sûr, il est évidement difficile pour tout le monde le premier

jour de faire une bonne évaluation de ce qu’il va être. Je pense que samedi,

avec les éléments du premier jour, le

marché devrait se resserrer. »