Prix du haras de fresnay-le buffard jacques le marois (gr1): goldikova devra s'accomoder du terrain pour un onzième gr1

Autres informations / 14.08.2010

Prix du haras de fresnay-le buffard jacques le marois (gr1): goldikova devra s'accomoder du terrain pour un onzième gr1

Depuis plusieurs mois maintenant, on annonce le Prix du Haras de Fresnay-Le Buffard Jacques Le Marois (Gr1) comme l'un des plus beaux rendez-vous de la saison hippique en cours. Mais après la défection et/ou la déception de quelques uns des meilleurs milers européens, le "Jacques Le Marois" 2010 ne sera pas aussi relevé qu'on l'attendait. Cependant,  à  elle  seule,   la JDg rising  star goldikova  (Anabaa) attire les foules. Gagnante du   Prix Rothschild (Gr1) il y a deux semaines, la jument effectuait alors un "simple" galop pour se mettre en jambes avant son vrai objectif deauvillais. Elle avait besoin d'une course facile, à Deauville, un hippodrome qu'elle adore. Son   entraîneur,   Freddy   Head,   analysait   après     le « Rothschild » : « Une fois qu’elle est placée et bien détendue en galopant sans effort, c’est fini. Je sais qu'elle va gagner.  Je n’étais pas du tout inquiet pendant la   course. D’ailleurs, elle a eu une très bonne course. Le rythme a été régulier sans être trop rapide. Elle ne souffle même pas après la course. C’est comme si elle avait simplement fait un travail. Je la trouve plus belle après la course qu’avant. En course, ses muscles ressortent. Elle a un passage vraiment exceptionnel et une façon de se projeter. Rien ne peut l'arrêter! Quand elle accélère, on a l'impression que ses adversaires sont au pas. C'est un moment extraordinaire. Elle  a une classe... » Si Goldikova gagne demain, elle    rejoindra Dahlia, la meilleure jument de tous les temps au nombre de Grs1 gagnés. Cependant, avec les pluies incessantes tombées depuis le milieu de la nuit de vendredi à samedi, Goldikova ne sera pas sur son terrain. Si elle court, ce sera quasiment le seul paramètre pouvant la battre… sauf si la JDg rising  starFu issé (Green Tune), qui ne cesse de progresser, est dans un très grand jour.

FUISSÉ, LE PLUS SÉRIEUX RIVAL DE LA REINE GOLDIKOVA

Pour battre Goldikova, on pense au grand et fort Fuissé. Ce pensionnaire de Criquette Head-Maarek est un très bon cheval qui l'était déjà à 3ans (deuxième du "Jockey Club") et qui l'est resté à 4ans. Cette année, il ne compte que de bonnes sorties. Après une troisième place pour sa rentrée dans le Prix Jacques Laffitte (L – remporté par Byword), il a gagné trois courses de manière impressionnante : les Prix de Montretout (L), du Chemin de Fer du Nord (Gr3) et le "Messidor" (Gr3). Après cette dernière victoire, son jockey, Stéphane Pasquier nous avait dit : « Dans le "Jacques le Marois", je crois que Goldikova et Paco Boy vont nous emmener très loin. Je suis persuadé qu'il peut rivaliser avec eux. »

PACO BOY ET MAKFI ONT DES CHOSES À PROUVER

Dans cette édition du "Jacques Le Marois", nous comptions sur la ­K JDg rising star K Lope de Vega (Shamardal) qui se dirige finalement directement sur le Prix du Moulin de Longchamp (Gr1) après sa contre-performance dans le Prix Jean  Prat  (Gr1).  Et  sur  un  ou  deux  "Hannon",   mais Canford Cliffs (Tagula) et Dick turpin (Arakan) ne sont pas là. Ainsi, l'opposition à la grande championne s'est resserrée. Car Makfi (Dubawi) vient de décevoir à Royal Ascot après sa victoire dans les Guinées anglaises (Gr1). Victime d'une inflammation de la gorge, le pensionnaire de Mikel Delzangles n'a pas fait sa valeur dans les St James's Palace Stakes (Gr1). Dimanche, il devra prouver qu'il est revenu au mieux de sa forme et qu'il peut rivaliser avec des top milers de tout âge. On entend aussi beaucoup parler de Paco Boy (Desert Style), mais à Royal Ascot, il a été tenu en respect par Goldikova dans les Queen Anne Stakes (Gr1), malgré une fin de course qui a failli lui offrir la victoire.

L'ÉTONNANTE RÉUSSITE DES 3ANS

Cette épreuve a la particularité de désigner le meilleur miler parmi toutes les générations. Depuis 1953, les 3ans sont opposés à leurs aînés et les mâles aux femelles. La réussite de la génération classique dans l'exercice du mile en ligne droite est étonnante face à des chevaux de métier.