Prix gontaut-biron – hongkong jockey club (gr3)

Autres informations / 14.08.2010

Prix gontaut-biron – hongkong jockey club (gr3)

RESULTATS

DEAUVILLE, SAMEDI

VISION D’ETAT A FAIT PARLER LA CLASSE

Le

Hongkong Jockey Club réussi bien à Vision

d’Etat (Chichicastenango). L’institution asiatique était le sponsor du

Prix Gontaut-Biron (Gr3), que Vision d’Etat a remporté de toute une classe. C’est

aussi à Hongkong que le champion d’Eric Libaud a signé l’une de ses plus

prestigieuses victoires, le Hongkong Cup (Gr1).Vision d’Etat a levé toutes les

interrogations suite à sa mésaventure dubaïote. « On retrouve notre cheval,

nous a confié Eric Libaud, il y a toujours des inquiétudes avec des chevaux de

cet envergure, car ils n’ont pas le droit à l’échec. Aujourd’hui il nous rassure

pleinement, il n’était évidemment pas à 100% et cette course va lui redonner

beaucoup de confiance. » Après cinq mois d’absence, Vision d’Etat retrouvait la

compétition. Il n’avait d’ailleurs plus couru sur le gazon depuis plus de huit

mois et son sacre à Hongkong en décembre dernier. Effectuer une rentrée sur

un  terrain  pénible 

n’est pas une mince affaire et il a dû faire parler la classe pour

s’imposer, sans réellement puiser dans ses ressources. Vision d’Etat se fait à

tous les terrains, qu’ils soient bon, souple ou lourd. C’est d’ailleurs la

caractéristique de beaucoup de champions : dans tous les terrains, ils font

toujours leur valeur. Vision d’Etat n’a plus à prouver son statut, il était le

meilleur aujourd’hui et le cheval de classe du lot. « Eric Libaud a réalisé un

travail remarquable avec Vision d’Etat, nous a déclaré son propriétaire. Le cheval a été très perturbé par son aventure dubaïote,

qu’il n’a pas du tout appréciée. Nous avions très peur qu’il se souvienne de ça

et qu’il refuse le combat, mais dans son jardin gazonné, c’est un tout autre

cheval. La page de Meydan est tournée

et de nouvelles aventures s’annoncent pour lui. » Vision d’Etat bénéficiait

d’un engagement sur mesure, les conditions de course du Prix Gontaut-Biron

étaient idéales pour une rentrée. Son rating aurait dû le pénaliser de beaucoup

de poids et pourtant, il en recevait de la plupart de ses adversaires. Le Prix

Gontaut-Biron a souvent été le théâtre de la victoire

de grands champions. Ce qui a été le cas avec urban sea (Miswaki), qui s’est ensuite immédiatement tournée vers

le Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), qu’elle a remporté. Vision

d’Etat, lui, n’est pas engagé dans l’"Arc" cette année, mais, pour sa

dernière saison en compétition, il a

encore de grands objectifs.

DIRECTION LES

EMIRATES AIRLINES CHAMPION STAKES

«

Vision d’Etat va maintenant s’orienter directement dans les Champion Stakes

(Gr1) de Newmarket, confie Eric Libaud. C’est un objectif de longue date et il

est encore meilleur lorsqu’il court avec de la fraîcheur. » Le Gr1 anglais

à lieu le 16 octobre sur la longue ligne droite de Newmarket, ce qui constitue

la seule inconnue quant à la participation de Vision d’Etat, lui qui a toujours

évolué sur des parcours avec tournant.

Déjà titulaire de quatre Grs1, Vision d’Etat recherche du prestige et son

entourage veut désormais se faire plaisir. Newmarket

est un lieu incontournable de la planète turf et les Champion Stakes est l’une

de ses épreuves les plus importantes. C’est d’ailleurs une course qui a souvent

réussi aux français. Les derniers en date, Literato (Kendor) et Pride

(Peintre Célèbre), s’y sont imposés respectivement en 2007 et 2006.

BUDAI, DEUXIÈME, RÉALISE UNE GRANDE PERFORMANCE

Invaincu

en France, Budai (Dai Jin)

devait réaliser un exploit pour le rester à l’issue du Prix Gontaut-Biron. Le

pensionnaire de Waldemar Hickst a réalisé une superbe performance, mais n’a pas

pu réellement menacer Vision d’Etat pour la victoire. « Il court bien et

confirme ce que je pensais de lui, a déclaré Dominique Boeuf. Il n’a pas à rougir

d’être battu par Vision d’État. Il devrait pouvoir gagner son Groupe. Je le

verrais bien dans le Qatar Prix Dollar (Gr2). » En revenant finir très fort en

pleine piste, Budai a fini à une longueur de Vision d’Etat, avec beaucoup de

vitesse. Le temps d’un instant, il a fait mine de pouvoir contester la

supériorité du quadruple vainqueur de Gr1, mais le protégé d’Eric Libaud

contrôlait librement les opérations. Budai a tout de même relégué ses

poursuivants à une longueur-et-demi pour le premier et les écarts se sont

encore plus creusés pour les suivants.

L’EXCELLENTE RENTRÉE DE CIRRUS DES AIGLES

Cirrus des Aigles (Even Top) n’avait

plus été vu en compétition depuis le mois de février. Le protégé de Corine

Barande-Barbe a pris le départ avec beaucoup de fraîcheur et n’a pas déçu ses

supporters, bien au contraire. « Je suis très contente de la performance de

"Cirrus" car on a retrouvé notre cheval, a dit son entraîneur. C'est

vrai qu'il a fait illusion dans la ligne droite puisque, quand les autres sont

venus, il est reparti. Il court très bien et devrait maintenant prendre part au

Prix Foy (Gr2) avant une campagne à l'étranger avec Hongkong et pourquoi pas le

Japon en point de mire en fin d'année. Il est hongre et n’a pas le droit de

courir le Prix de l’Arc de Triomphe. Il nous fait vraiment plaisir et je crois

qu’il en a pris autant. Il était très frais et voulait vraiment y aller. Franck

l’a laissé faire et il a donné le rythme de l’épreuve ce qui n’est pas facile à

faire. » Cinquième du dernier Hongkong Vase (Gr1), Cirrus des Aigles pourrait

donc à nouveau se produire sur le terrain de jeu qui l’a révélé aux yeux du

monde. En décembre dernier, il avait fini tout près du lauréat et cette convaincante

rentrée après plusieurs mois d’absence permet à nouveau à son entourage de

rêver aux sommets du turf mondial.

L’EXCEPTION GÉNÉTIQUE DE VISION  D’ETAT

D’après

les premières lignes de son pedigree, Vision d’Etat n’était pas destiné à

devenir un multiple lauréat de Gr1 en plat. C’est un pur produit de l’éleveur

de Gaëtan Gilles, puisque né de Chichicastenango

(Smadoun), l’un de ses élèves, qui a remporté le Grand Prix de Paris

(Gr1 – 2.000m) en un temps record et qui est ensuite devenu sans conteste un

étalon améliorateur – avant d’être, malheureusement, exporté trop vite vers la

Turquie (un peu comme Noverre avec l’Inde). uberaba (Garde Royale), la mère du champion, a produit en majorité

des chevaux d’obstacle, dont Milan Deux

Mille, qui a couru le Grand National de Liverpool (Gr3). Elle est une

fille de l’étalon garde royale (Mill

Reef) dont la production fut « mixte », figurant au sommet en plat en 1995 avec

Carling héroïne des Prix de

Diane (Gr1) et Vermeille (Gr1), mais nettement axée vers l’obstacle. Uberaba

appartient à une souche maternelle classique. Sa deuxième mère, old England, s’est classée deuxième

des Prix de Royallieu (Gr2) et de Flore (Gr3), et quatrième du Prix Vermeille

(Gr1). Old England était fille de Wild

risk  et de Folie Douce, connue pour être à la

fois la mère de Mother goose (deuxième

des Oaks de Bella Paola) et de Mi

Carina (Vermeille 1959), la grand-mère de stage Door Johnny (Belmont Stakes 1968) et la cinquième mère de shaamit (Derby d’Epsom 1996).