Prix gontaut-biron – hongkong jockey club (gr3): vision d’etat a fait parler la classe

Autres informations / 13.08.2010

Prix gontaut-biron – hongkong jockey club (gr3): vision d’etat a fait parler la classe

Le Hongkong Jockey Club réussi bien à Vision d’Etat (Chichicastenango). L’institution asiatique était le sponsor du Prix Gontaut-Biron (Gr3), que Vision d’Etat a remporté de toute une classe. C’est aussi à Hongkong que le champion d’Eric Libaud a signé l’une de ses plus prestigieuses victoires, le Hongkong Cup (Gr1).Vision d’Etat a levé toutes les interrogations suite à sa mésaventure dubaïote. « On retrouve notre cheval, nous a confié Eric Libaud, il y a toujours des inquiétudes avec des chevaux de cet envergure, car ils n’ont pas le droit à l’échec. Aujourd’hui il nous rassure pleinement, il n’était évidemment pas à 100% et cette course va lui redonner beaucoup de confiance. » Après cinq mois d’absence, Vision d’Etat retrouvait la compétition. Il n’avait d’ailleurs plus couru sur le gazon depuis plus de huit mois et son sacre à Hongkong en décembre dernier. Effectuer une rentrée sur un  terrain  pénible  n’est pas une mince affaire et il a dû faire parler la classe pour s’imposer, sans réellement puiser dans ses ressources. Vision d’Etat se fait à tous les terrains, qu’ils soient bon, souple ou lourd. C’est d’ailleurs la caractéristique de beaucoup de champions : dans tous les terrains, ils font toujours leur valeur. Vision d’Etat n’a plus à prouver son statut, il était le meilleur aujourd’hui et le cheval de classe du lot. « Eric Libaud a réalisé un travail remarquable avec Vision d’Etat, nous a déclaré son propriétaire. Le cheval a été très perturbé par son aventure dubaïote, qu’il n’a pas du tout appréciée. Nous avions très peur qu’il se souvienne de ça et qu’il refuse le combat, mais dans son jardin gazonné, c’est un tout autre cheval. La page de Meydan est tournée et de nouvelles aventures s’annoncent pour lui. » Vision d’Etat bénéficiait d’un engagement sur mesure, les conditions de course du Prix Gontaut-Biron étaient idéales pour une rentrée. Son rating aurait dû le pénaliser de beaucoup de poids et pourtant, il en recevait de la plupart de ses adversaires. Le Prix Gontaut-Biron a souvent été le théâtre de la victoire de grands champions. Ce qui a été le cas avec urban sea (Miswaki), qui s’est ensuite immédiatement tournée vers le Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), qu’elle a remporté. Vision d’Etat, lui, n’est pas engagé dans l’"Arc" cette année, mais, pour sa dernière saison en compétition, il a encore de grands objectifs.

DIRECTION LES EMIRATES AIRLINES CHAMPION STAKES

« Vision d’Etat va maintenant s’orienter directement dans les Champion Stakes (Gr1) de Newmarket, confie Eric Libaud. C’est un objectif de longue date et il est encore meilleur lorsqu’il court avec de la fraîcheur. » Le Gr1 anglais à lieu le 16 octobre sur la longue ligne droite de Newmarket, ce qui constitue la seule inconnue quant à la participation de Vision d’Etat, lui qui a toujours évolué sur des parcours avec tournant. Déjà titulaire de quatre Grs1, Vision d’Etat recherche du prestige et son entourage veut désormais se faire plaisir. Newmarket est un lieu incontournable de la planète turf et les Champion Stakes est l’une de ses épreuves les plus importantes. C’est d’ailleurs une course qui a souvent réussi aux français. Les derniers en date, Literato (Kendor) et Pride (Peintre Célèbre), s’y sont imposés respectivement en 2007 et 2006.

BUDAI, DEUXIÈME, RÉALISE UNE GRANDE PERFORMANCE

Invaincu en France, Budai (Dai Jin) devait réaliser un exploit pour le rester à l’issue du Prix Gontaut-Biron. Le pensionnaire de Waldemar Hickst a réalisé une superbe performance, mais n’a pas pu réellement menacer Vision d’Etat pour la victoire. « Il court bien et confirme ce que je pensais de lui, a déclaré Dominique Boeuf. Il n’a pas à rougir d’être battu par Vision d’État. Il devrait pouvoir gagner son Groupe. Je le verrais bien dans le Qatar Prix Dollar (Gr2). » En revenant finir très fort en pleine piste, Budai a fini à une longueur de Vision d’Etat, avec beaucoup de vitesse. Le temps d’un instant, il a fait mine de pouvoir contester la supériorité du quadruple vainqueur de Gr1, mais le protégé d’Eric Libaud contrôlait librement les opérations. Budai a tout de même relégué ses poursuivants à une longueur-et-demi pour le premier et les écarts se sont encore plus creusés pour les suivants.

L’EXCELLENTE RENTRÉE DE CIRRUS DES AIGLES

Cirrus des Aigles (Even Top) n’avait plus été vu en compétition depuis le mois de février. Le protégé de Corine Barande-Barbe a pris le départ avec beaucoup de fraîcheur et n’a pas déçu ses supporters, bien au contraire. « Je suis très contente de la performance de "Cirrus" car on a retrouvé notre cheval, a dit son entraîneur. C'est vrai qu'il a fait illusion dans la ligne droite puisque, quand les autres sont venus, il est reparti. Il court très bien et devrait maintenant prendre part au Prix Foy (Gr2) avant une campagne à l'étranger avec Hongkong et pourquoi pas le Japon en point de mire en fin d'année. Il est hongre et n’a pas le droit de courir le Prix de l’Arc de Triomphe. Il nous fait vraiment plaisir et je crois qu’il en a pris autant. Il était très frais et voulait vraiment y aller. Franck l’a laissé faire et il a donné le rythme de l’épreuve ce qui n’est pas facile à faire. » Cinquième du dernier Hongkong Vase (Gr1), Cirrus des Aigles pourrait donc à nouveau se produire sur le terrain de jeu qui l’a révélé aux yeux du monde. En décembre dernier, il avait fini tout près du lauréat et cette convaincante rentrée après plusieurs mois d’absence permet à nouveau à son entourage de rêver aux sommets du turf mondial.

L’EXCEPTION GÉNÉTIQUE DE VISION  D’ETAT

D’après les premières lignes de son pedigree, Vision d’Etat n’était pas destiné à devenir un multiple lauréat de Gr1 en plat. C’est un pur produit de l’éleveur de Gaëtan Gilles, puisque né de Chichicastenango (Smadoun), l’un de ses élèves, qui a remporté le Grand Prix de Paris (Gr1 – 2.000m) en un temps record et qui est ensuite devenu sans conteste un étalon améliorateur – avant d’être, malheureusement, exporté trop vite vers la Turquie (un peu comme Noverre avec l’Inde). uberaba (Garde Royale), la mère du champion, a produit en majorité des chevaux d’obstacle, dont Milan Deux Mille, qui a couru le Grand National de Liverpool (Gr3). Elle est une fille de l’étalon garde royale (Mill Reef) dont la production fut « mixte », figurant au sommet en plat en 1995 avec Carling héroïne des Prix de Diane (Gr1) et Vermeille (Gr1), mais nettement axée vers l’obstacle. Uberaba appartient à une souche maternelle classique. Sa deuxième mère, old England, s’est classée deuxième des Prix de Royallieu (Gr2) et de Flore (Gr3), et quatrième du Prix Vermeille (Gr1). Old England était fille de Wild risk  et de Folie Douce, connue pour être à la fois la mère de Mother goose (deuxième des Oaks de Bella Paola) et de Mi Carina (Vermeille 1959), la grand-mère de stage Door Johnny (Belmont Stakes 1968) et la cinquième mère de shaamit (Derby d’Epsom 1996).

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