prix rothschild (gr1)

Autres informations / 01.08.2010

prix rothschild (gr1)

DEAUVILLE, DIMANCHE

GOLDIKOVA ÉGALE MIESQUE ET ENTHOUSIASME TOUT DEAUVILLE

Beaucoup de turfistes présents à Deauville n’étaient

là que pour une chose : une démonstration de la JDG Rising  Star Goldikova

(Anabaa). Peu importe les records et peu importe son rapport Simple gagnant.

Goldikova est le galopeur le plus connu en France. Une star. Et l’important

était de voir un beau moment de sport. De ce côté-là, personne n’a été déçu,

Goldikova assurant l’essentiel en se détachant nettement du peloton à la

distance pour remporter pour la troisième fois de suite le Prix Rothschild

(Gr1). Et, comme on ne le voit que trop rarement aux courses, la tribune

entière applaudissait la championne des frères Wertheimer à deux cents mètres

du but. Sans vouloir faire la fine bouche, on peut penser que Goldikova n’était

qu’à 90%. Un peu comme l’an dernier, où elle avait beaucoup progressé ensuite

pour réaliser une performance 

étincelante  dans   le Jacques Le Marois (Gr1). Mais retenons

surtout que Goldikova, dans sa course aux records, égale la grande Miesque, que

montait Freddy Head. Une étape de plus avant de tenter de rejoindre Dahlia,

encore accrochée à la première place avec onze Gr1. Également, le comportement de Goldikova dimanche a été

exemplaire. Entrée la première dans sa stalle, elle n’a fait aucune difficulté.

En course aussi, elle a beaucoup plu à son entraîneur : « Elle le fait

facilement. J’ai surtout bien aimé la voir pointer les oreilles pour finir. »

UNE COURSE TRÈS LIMPIDE

On a pu être légèrement inquiet quand Richard Hughes,

en selle sur Music Show (Noverre),

a pris la place que convoitait Olivier Peslier : celle située juste derrière Only Green (Green Desert), leader de

Goldikova. Mais le parcours de Goldikova s’est finalement déroulé sans

encombre. « Une fois qu’elle est placée et bien détendue en galopant sans

effort, c’est fini, analysait Freddy Head. Je n’étais pas du tout inquiet

pendant la course. D’ailleurs, elle a eu une très bonne course. Le rythme a été

régulier sans être trop rapide. Elle ne souffle même pas après la course. C’est

comme si elle avait simplement fait un travail. Également, je la trouve plus

belle après la course qu’avant. En course, ses muscles ressortent. Elle a un

passage vraiment exceptionnel et une façon de se projeter. Rien ne peut

l'arrêter! Quand elle accélère, on a l'impression que ses adversaires sont au

pas. C'est un moment extraordinaire. Elle a une classe... »

GOLDIKOVA ET DEAUVILLE,

UNE GRANDE HISTOIRE D’AMOUR

En quatre sorties à Deauville, Goldikova n’a jamais

connu la défaite. « Elle adore la piste de Deauville qui lui donne de

l'adrénaline, disait Freddy Head. Goldikova aime s'y entraîner le matin. Elle

avait besoin d'une course facile après ses deux courses assez dures. » Dans le

Prix Jacques Le Marois, elle défendra son titre, cette fois face aux mâles.

MUSIC SHOW SATISFAIT SON ENTOURAGE

Après avoir succédé à Goldikova dans les Falmouth

Stakes (Gr1), Music Show venait la défier sur son terrain.    Après une monte très inspirée de Richard

Hughes, la pouliche anglaise prend une nette deuxième place, à distance de

l’intouchable Goldikova. Elle a fait plaisir à Mick Channon, son entraîneur,

qui disait : « Nous sommes seulement battus par une pouliche d’exception. Je

suis vraiment content de la course de Music Show. Pour l’avenir, nous avons

plusieurs options, comme les Matron Stakes, les Sun Chariot Stakes et bien

d’autres courses… »

ELUSIVE WAVE RASSURE

Depuis sa mésaventure dans le Prix du Moulin de

Longchamp (Gr1), Elusive wave (Elusive

City) est devenue un peu compliquée. Cette année, son entourage tente

d’apprendre à Elusive Wave à attendre. À 3ans, elle avait pour habitude d’aller

"tête et corde". « Vu la manière dont la  course 

s’est  déroulée,  il 

aurait  été  difficile d’être deuxième,  nous 

expliquait  Michel  Zerolo. 

Nous avions choisi de suivre Goldikova et Ioritz l’a parfaitement

fait. Mais Music Show est venue s’intercaler entre le leader et Goldikova. Là

où Elusive Wave m’a bien plu, c’est qu’on voit qu’elle est la seule à

réaccélérer pour finir. Nous travaillons beaucoup sur Elusive Wave, mais elle

reste très compliquée. On a pu le voir encore quand elle s’est rendue en piste.

Pour la suite, cela ne va pas être facile de choisir la bonne course. Nous hésitons

entre le Prix du Moulin de Longchamp et le Prix de la Forêt. Mais dans un cas

comme dans l’autre, ce sera des éditions très relevées. Comme Goldikova

s’oriente plutôt vers le Prix de la Forêt, on privilégie un peu le Prix du

Moulin de Longchamp. Même si1.600m est la distance limite pour Elusive Wave. »

DANS L'ANTICHAMBRE DE LA

VICTOIRE

Une heure avant qu’elle ne se rendre en piste, nous

avons pu suivre la préparation de Goldikova. À ce moment, son comportement n’a

rien à voir avec celui qu’elle peut avoir dans le rond de présentation ou bien

parfois derrière les stalles. « On la connaît par cœur maintenant, nous

explique Régis Barbedette, garçon de voyage de Freddy Head. Elle monte

rapidement en pression mais redescend assez vite. Si un jour elle n’était pas

sous pression dans le rond, alors il faudrait s’inquiéter. Cela voudrait dire

que quelque chose ne va pas. Concernant les stalles, nous pensons avec Olivier

Peslier qu’il faut la rentrer la première. Car plus elle tourne derrière, plus

elle monte en pression. Et après, elle fait des difficultés pour entrer. »

Pendant

une heure, beaucoup de curieux viennent voir la star. Pendant ce temps,

Goldikova marche avec Only Green devant elle. Les lads portent des blousons

violets du Breeders’ Cup et les deux athlètes sont recouvertes de cou- vertures

du Breeders’ Cup à leur nom. Breeders’ Cup Mile pour Goldikova et Breeders’ Cup

Filly and Mare Sprint (Gr1) pour Only Green. « Je suis un peu superstitieux,

explique Régis. Je l’avais mise à Goldikova à Ascot… » Goldikova et Only Green

se connaissent bien. Deux fois déjà, la seconde a joué le rôle de cheval de

train pour la "grande". « L’an dernier, Only Green faisait son

premier voyage en avion, poursuit Régis. Elle avait un peu peur et Goldikova la

rassurait du regard. Dans l’avion, comme dans le camion maintenant, Goldikova

ne bouge pas. Elle est très facile quand elle voyage. » Déjà du voyage pour le

Breeders’ Cup de Miesque, Régis Barbedette connaît de grands moments avec

Goldikova. « Comme nous dit Freddy, "gardez tout cela dans votre tête

!" Une comme elle, on en rencontre une seule dans sa vie. » Comme beaucoup

de grands champions, Goldikova possède un caractère à part. « Elle a ses têtes,

raconte Régis. Quand elle ne veut pas qu’on rentre dans son boxe, c’est

impossible d’y aller. Mais quand elle a besoin de nous, elle sait bien venir

nous chercher… » La course se rapproche et l’entourage de Goldikova vient la

voir, ainsi qu’Only Green et Evaporation qui prennent aussi part au Prix

Rothschild. Il va être temps d’y aller. Tout le monde attend une victoire de

Goldikova. « Une course reste une course, conclut Régis. Ce qui serait bien,

c’est qu’elle n’ait pas une course trop dure, car il y en a une autre dans quinze jours… » Une volonté

exaucée, puisque Goldikova n’a pas eu besoin de puiser dans ses réserves pour s’imposer.

Au passage du poteau, Régis Barbedette, serre les poings avant de déplier ses

dix doigts pour mimer le nombre de victoires

de Grs1 de "sa" grande

championne. « Et voilà, ça fait dix, comme Miesque, et elle ne va

peut-être pas s'arrêter là », nous dit-il sur la piste en attendant Goldikova. Thierry, le cavalier du matin de

"Goldi", est à ses côtés, toujours avec sa parka violette du

Breeders' Cup. Il nous dit tout de suite : « Et là, elle n'a pas beaucoup de

travail. Elle a fait un galop en vue du Prix Jacques Le Marois. » Enfin,

Goldikova revient et c'est comme si les deux hommes lui ouvraient grand les bras tant les "retrouvailles"

sont pleines d'amour. Ils sont fiers, fiers d'elle et échangent deux ou trois mots avec

"Oliv". Ils prennent Goldikova en main et rentrent jusqu'au cercle

des vainqueurs. Sur leur passage, les spectateurs

applaudissent. Un  visiteur

lance : « Bravo Olivier, tu es entré dans l'Histoire ». Oui, dans

l'Histoire de la grande Goldikova.

UN PROPRE FRÈRE NÉ CETTE ANNÉE

Que dire de plus sur le pedigree de Goldikova, que

nous avons déjà eu l’occasion de développer maintes fois ?

Reparlons cette fois de son croisement, Anabaa sur une

fille de Blushing Groom. Au total, cinq chevaux sont nés avec ce croisement et

quatre ont couru. Goldikova étant, bien sûr, la meilleure. Glowing Beam, lauréat du Prix de

Villebon (B) 2000 – devant Anabaa Blue

avait le même croisement, mais il n’a été vu que deux fois en piste seulement ensuite

– en raison de problèmes de santé –, terminant huitième du Prix de Condé (Gr3),

puis deuxième d’une "E". Ipek

yolu a lui gagné une course en Turquie et Secrets  a terminé pour sa

part troisième en débutant du Prix de Chaillot (F) avant de gagner une course

en Allemagne à 4ans. Le dernier cheval ayant le même croisement n’est pas nommé

et il s’agit… du propre frère de Goldikova, né en 2010. « Il est né le 23

février, nous avait expliqué Pierre- Yves Bureau. Il fait partie de la dernière

génération d’Anabaa [mort l’an dernier, ndlr]. Born Gold, la mère de Goldikova,

a 19ans. Elle n’a pas de yearling, mais a une 2ans par Galileo. Cette année,

elle est retournée à  Galileo. »



 

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