Yorkshire oaks (gr1): midday met fin à la belle série de snow fairy

Autres informations / 20.08.2010

Yorkshire oaks (gr1): midday met fin à la belle série de snow fairy

Snow Fairy (Intikhab) se présentait dans les Yorkshire Oaks (Gr1) avec l’ambition de décrocher un troisième Gr1, après ses succès  dans les Oaks d’Epsom (Gr1) et les Irish Oaks (Gr1). Une passe de trois qui l’aurait définitivement couronnée meilleure pouliche d’Europe. Mais, pour son premier combat face à ses aînées, Snow Fairy a dû laisser la vedette à Midday (Oasis Dream), une jument dure et lauréate du Breeders’ Cup Filly and Mare Turf (Gr1) et des Nassau Stakes (Gr1) à deux reprises. Plus endurcie, la deuxième favorite des "books" a démontré qu’elle était encore meilleure au fil de ses sorties en s’envolant avec une grande autorité, après avoir fait un canter dans la ligne droite.  Toutes  deux  ont  vu néan moins leur tâche facilitée par le comportement de Sariska (Pivotal) qui, pour la première fois de sa carrière, est restée dans les stalles, refusant de s’élancer. « Midday gagne de mieux en mieux, a déclaré Teddy Grimthorpe, racing manager du prince Abdullah, propriétaire de la pouliche, à notre envoyé spécial à York. Elle fait aussi bien 2.000 que 2.400m et devrait maintenant courir le Prix Vermeille (Gr1, 12/09) mais nous ne savons pas encore ce qu’elle va faire à l’automne puisque, dans l’"Arc", nous avons déjà Byword et Workforce et il faut voir dans quelles épreuves ils vont être présentés. » Entraîneur de la pouliche, Henry Cecil était très heureux de la performance de sa pensionnaire, comme il l’a confié à Sporting Life : « Elle réalise une grande performance. Elle a toujours été "facile" durant le parcours et, même si elle s’est retrouvée isolée devant, elle a continué son effort. C’est vraiment dommage que Sariska n’ait pas participé à l’épreuve mais Snow Fairy est une bonne pouliche. Elle est aussi bonne qu’auparavant et a couru sa meilleure valeur. C’est une consolation pour le prince après sa défaite dans les Juddmonte International Stakes (Gr1) avec Twice Over. » Concernant la suite de son programme, l’entraîneur anglais a ajouté : « Elle pourrait courir le "Vermeille" et le Prix de l’Opéra (Gr1, 3/10), voire le Breeders’ Cup, mais je n’ai Jockey de la lauréate, Tom Queally abondait dans le sens de Teddy Grimthorpe : « Il est juste de dire qu’elle est encore meilleure. Elle a eu un bon parcours et l’emporte facilement. Elle a quelque chose de spécial pour moi. »

SNOW FAIRY BATTUE PAR MEILLEURE

Comme Sariska l’an passé, Snow Fairy n’a donc pu devenir la cinquième pouliche depuis 1988 à remporter les Oaks, les Irish Oaks et les Yorkshire Oaks. La pensionnaire d’Ed Dunlop est tombée sur une pouliche de très haut niveau, gagnante de quatre Grs1. Attentiste parmi les dernières, Snow Fairy s’est rapprochée avec des ressources à l’entrée de la ligne droite, mais elle a dû être reprise par son jockey pour chercher le passage. Quand elle l’a trouvé, elle a tenté de venir aux côtés de Midday, après l’avoir filée, mais elle a rapidement dû s’avouer vaincue. « Je suis heureux car elle fait ce qu’on lui demande, a confié Ed Dunlop à nos confrères anglais. Elle est bien venue mais Midday a réaccéléré. La gagnante est vraiment une pouliche exceptionnelle. Je n’ai pas encore réfléchi quant à sa participation au St Leger. » Troisième, Eleanora Duse (Azamour) a fourni un plaisant effort en pleine piste et a permis à Olivier Peslier de se classer troisième de ce Gr1.

LA DECEPTION ET L’INCOMPREHENSION AUTOUR DE SARISKA

 Après sa deuxième place dans le Coronation Cup (Gr1) à Epsom, Sariska se présentait avec le statut de favorite de ces Yorkshire Oaks. Mais elle n’a pu se montrer digne   de son rang en refusant le départ. Son entraîneur, Michael Bell, a déclaré à la presse britannique : « Nous sommes très déçus et je vais parler avec les propriétaires pour la suite de son programme. Mais si elle court encore, ce pourrait être dans le Prix Vermeille. Elle était dans sa stalle depuis longtemps et je ne sais pas ce qui s’est passé. La pouliche était en belle condition mais comme le dit Jamie [Spencer, ndlr], "personne n’est mort". »