Henri bozo : « j’ai davantage confiance dans l’elevage européen   »

Autres informations / 12.09.2010

Henri bozo : « j’ai davantage confiance dans l’elevage européen »

Depuis 2009, Henri

Bozo ne va plus à Keeneland. Cette situation n’est pas figée pour l’avenir

mais, avec le recul, il a plutôt confiance dans l’élevage européen. « J’ai

commencé à aller à Keeneland il y a six ans, depuis que je travaille pour

Monsieur Urano. Mais depuis l’an dernier, nous y allons plus, alors que nous

achetions régulièrement des yearlings là-bas. Nous avons eu un succès mitigé

avec les chevaux qui nous y avons 

achetés. Il y  a  bien 

sûr eu Quetsche, gagnante du Prix de Royaumont qui était belle et bonne.

Mais dans l’ensemble, nous avons eu plus de succès avec les chevaux achetés à

Arqana. Maintenant, si nous avons été déçus des résultats en courses, il ne

faut pas non plus oublier que nous avons pu investir dans des courants de sangs

nouveaux et intéressants pour l’élevage européen. Rien n’est figé et je ne veux

pas partir en guerre contre l’élevage américain, car il ne faut pas oublier que

des gens ont pu faire de bonnes affaires là-bas. Alors peut-être

retournerons-nous à Keeneland si il y a de bonnes opportunités là-bas. Mais

j’ai davantage confiance dans l’élevage européen. »

AUCUN REJET DE KEENELAND

POUR  JEAN-PIERRE DEROUBAIX

Jean-Pierre

Deroubaix est un habitué des ventes de Keeneland et pas seulement de la

vacation de septembre. Toutefois, cette année, il n’y sera pas présent, mais

plutôt pour des raisons logistiques que pour un "rejet" de Keeneland.

« Les raisons pour lesquelles j’allais acheter à Keeneland sont multiples. On y

trouvait un choix considérable de chevaux aux origines européens qui étaient

bon marché  pour  les 

acheteurs européens. Car les acheteurs américains n’étaient pas tentés

par ces chevaux-là, puisque les performances dans leurs pedigrees et leurs

origines ne leur parlaient pas. Les prix étaient aussi attractifs grâce à la

parité avec le dollar. Mais maintenant, le choix de chevaux aux origines

européens s’est considérablement réduit. Alors, on se retrouve avec beaucoup

d’acheteurs potentiels sur les mêmes chevaux. Avec le développement des pistes

synthétiques, où les chevaux européens réussissent mieux que les chevaux américains,

les acheteurs américains sont également intéressés pas ces chevaux-là. Maintenant,

je n’ai aucun rejet vis-à-vis de Keeneland. Cette année, je n’irai pas, mais

c’est uniquement parce que j’ai des obligations ailleurs. Aller aux ventes de

Keeneland, et pas seulement celles de septembre, est pour moi important. Cela

permet de rester dans le bain, de se tenir au courant, de garder le contact

avec les origines américaines, et c’est aussi l’occasion pour moi d’aller voir

les étalons stationnés dans le Kentucky. Mon père m’a dit un jour : "Tu

seras grand le jour où tu achèteras un cheval à Keeneland". Sans compter

les années où je travaillais pour Horse France, je m’y rends pour mon compte

depuis la session de juillet 1990. »