Pour ses 100 ans, la casaque weill brille aux "u.s." avec violon   sacré

Autres informations / 20.09.2010

Pour ses 100 ans, la casaque weill brille aux "u.s." avec violon sacré

LE MAGAZINE

Samedi, à Philadelphia

Park, la JDG Rising Star Violon Sacré (Stravinsky)

a remporté un stakes de 250.000$ sur 1.800m. Gagnant de Listed en France, il a

permis à la casaque de “Weill”, dont les couleurs ont cette année 100 ans, de

briller pour la première fois aux États-Unis. En 1910, Albert Weill, créateur

de la célèbre marque de prêt-à-porter portant son nom, obtient ses couleurs à

France Galop. Cent ans plus tard, la casaque originelle jaune, bande et

brassards verts et toque rouge, est toujours présente sur les champs de

courses. Elle était représentée le 2 septembre pour la réouverture d’Auteuil

avec Valnaan (Adnaan), qui

appartient à Jean-Claude Weill. Il existe deux variantes à cette casaque, celle

de Bernard Weill, avec des coutures vertes, et celle de Daniel Trèves – cousin

de Bernard Weill –, avec un chevron vert. Samedi, aux États-Unis, la casaque

“Weill” a brillé grâce à Violon Sacré. « C’est la première fois que cette

casaque gagne aux États-Unis, nous a appris Bernard Weill. Sentimentalement,

cette victoire est donc très importante, car Violon Sacré portait les couleurs

de mon père. » Quand on remonte le temps des couleurs “Weill”, on retrouve de

grands succès à Auteuil. Comme, en 1926, avec Histoire de Rire dans la Grande Course de Haies d’Auteuil, pour

Albert Weill. Plus tard, c’est son fils, Robert Weill, qui détenait les

couleurs originelles qui ont gagné le “Grand Steeple” à deux reprises, la

première fois en 1971 avec Pot d’Or (Robert

Weill) et ensuite en 1978 avec Mon

Filleul (Jean-Claude Weill). Elle a également été semi-classique en

plat, grâce à Rahotep, lauréat

du Prix Hocquart et du Prix du Conseil de Paris (Gr2) en 1981. Le premier Gr1

en plat de la casaque a été obtenu l’an dernier, grâce à Never on Sunday (Sunday Break) –

couleurs de Daniel Trèves – dans le Prix d’Ispahan (Gr1).

 

DES SUCCÈS FAMILIAUX QUI SONT AUSSI DES VICTOIRES D’ÉQUIPE

« Nous avons la

chance de travailler avec Jean-Claude Rouget. C’est important pour nous, et

nous entretenons ensemble une relation d’amitié et de confiance, nous raconte

Bernard Weill. Cela fait maintenant dix ans que nous travaillons avec Jean-Claude

Rouget. Daniel a commencé à lui mettre des chevaux, puis mon père a suivi.

C’est Jean-Claude qui achète nos chevaux et nous lui faisons confiance. Quand

il nous a proposé Rashbag, nous

n’avons pas hésité, alors que beaucoup de gens doutaient du cheval à cause des

origines. Finalement, Rashbag a gagné le Prix de Condé (Gr3) et a été battu

d’un rien dans le Prix de Guiche (Gr3). Aujourd’hui, il est étalon. Il est

d’ailleurs améliorateur, mais malheureusement trop peu de juments lui sont proposées, je

trouve. » En obstacle, les chevaux Weill

sont placés chez Jean-Paul Gallorini. « Un maître, nous dit Bernard

Weill. En plat, il y a deux entraîneurs top-niveau en

France pour moi : Jean-Claude Rouget

et André Fabre. » Le choix de Patrick Biancone pour

entraîner les chevaux exportés aux États-Unis a également été une évidence. «

Il a couru pour nous en

gentleman à Auteuil il y a quarante ans, nous rappelle Bernard Weill. On se

connait tous depuis qu’on va à Auteuil, quand on n’était encore que des gamins.

Alors, comme on a la chance d’avoir ce grand entraîneur français basé aux

États-Unis, nous n’avons pas hésité quand Jean-Claude nous a conseillé

de mettre Violon Sacré et Never on Sunday chez Patrick. C’était quelque

chose d’évident ».

 QUEL AVENIR POUR

VIOLON SACRÉ ?

Samedi, Violon Sacré

a ajouté du style à sa victoire (vidéo disponible ici : http://www.bloodhorse.com/horse- racing/race/USA/PHA/2010/9/18/12/ptha-presidents-cup-s), ce qui peut lui ouvrir de nouveaux horizons

aux États-Unis. « Patrick se donne quelques jours de

réflexion, mais il y  a plusieurs possibilités, nous a appris Bernard Weill.

Il y a un gros handicap Groupe à Santa Anita, ou aller courir au Breeders’ Cup.

Mais je ne suis pas trop chaud pour cette dernière option, car, face aux

meilleurs européens, cela peut être dur pour Violon Sacré. On va peut-être

attendre, car Violon Sacré court souvent bien sur sa fraîcheur. Mais on ne sait

jamais,  car  certains 

chevaux explosent lorsqu’ils arrivent aux États-Unis. Violon Sacré a beaucoup

de vitesse et il se plaît bien sur ces parcours qui tournent beaucoup. Il s’est

d’ailleurs bien adapté là-bas. C’est Jean-Claude qui a eu l’idée de le mettre

là-bas, pensant que le cheval avait le potentiel pour y réussir. Il ne s’est

pas trompé. D’ailleurs, Patrick était très confiant avant la course de samedi.

Mais cela ne l’a pas empêché d’être étonné par la facilité du cheval à

s’imposer »

 

DEUX GRANDS RENDEZ-VOUS À VENIR

Never on Sunday est

également depuis le début de l’année chez Patrick Biancone. Après avoir bien

démarré sa carrière américaine, il a connu quelques petits soucis. Mais il sera

en piste dans deux semaines dans un Gr1 à Belmont. « Avec Daniel, nous nous

rendons sur place, nous a dit Bernard Weill. Never on Sunday est notre cheval

de cœur. Et, le lendemain, nous serons bien sûr présents à Longchamp pour voir My Name is Bond, qui dispute le Grand

Criterium (Gr1). Il a vraiment fait un truc dans le Prix L a Rochette (Gr3). Alors, maintenant, nous verrons

bien… »