Président du syndicat des eleveurs

Autres informations / 10.09.2010

Président du syndicat des eleveurs

CARTE

BLANCHE A … BERNARD FERRAND

TRANSFORMER LA GOUVERNANCE DE FRANCE GALOP ET

DONNER LEUR VRAIE PLACE À CEUX QUI CRÉENT LA RICHESSE

Suite à la

tribune, notamment, d’Hubert Tassin, je souhaite rappeler quelle ma position,

telle que je l’ai exprimée à l’Assemblée Générale du Syndicat des Eleveurs. Elle

est très simple et repose sur 5 points : Je me suis exprimé, et j’ai insisté

sur ce point, à titre strictement personnel et non comme Président du Syndicat

des Eleveurs. Ma démarche ne concerne bien entendu que France Galop, d’autant

plus que je considère le Trot comme un modèle, et en particulier par la

composition de ses ins- tances où l’ensemble des socioprofessionnels sont

représentés à leur juste valeur et peuvent ainsi partici- per à l’élaboration de

la politique générale, aux projets et aux décisions. Il n’est pas question un

seul instant pour moi que France Galop abandonne son régime associatif qui est

un fondement essentiel de notre organisation dans laquelle chacun doit trouver

sa place. C’est une richesse. Jamais, comme certains s’efforcent de le faire

croire aujourd’hui, parce que cela les arrange, je n’ai parlé de créer une

quelconque société commerciale en substitu- tion du mode associatif. Ce serait

un crime contre les courses françaises. Il n’est pas question non plus de

s’attaquer à l’idée, au principe, à l’existence même du corps des cooptés qui

sont un élément important et stabilisateur dans notre fonctionnement. Il faudra

néanmoins sans doute envisager quelques aménagements dans leur mode de fonctionnement.

Par contre, il me semble indispensable aujourd’hui de réfléchir tous ensemble

sur plusieurs points qui me sem- blent majeurs et qui résument à eux seuls

l’esprit et le sens de mon intervention : Qui crée la richesse aujourd’hui dans

notre institution ? C’est la chaîne éleveurs-propriétaires avec les deux

courroies de transmission indispensables qui sont les entraineurs et les

jockeys et avec les personnels bien sûr. Or, où se situe la représentativité de

ce monde socio-professionnel, créant donc cette richesse, dans les centres de

décision de France Galop ? Nulle part, hormis quelques strapontins illusoires

qui ne conduisent jamais aux prises de décisions.

Pourquoi y

a-t-il autant de différence dans la compo- sition des instances de France Galop

et de la Société du Cheval Français, alors qu’il s’agit de deux société mères

aux activités identiques ? Cela entraîne pour le galop une disproportion

importante au détriment des socioprofessionnels

mais aussi des Comités Régionaux et Fédérations Régionales, tous représen- tés

au trot avec droit de vote et qui ne siègent que très partiellement au galop

après une sélection basée sur l’arbitraire. 

Enfin, tout le monde

est conscient aujourd’hui, y compris au plus haut niveau de France Galop, que

notre système de gouvernance n’est plus adapté à notre Association et aux

grands défis qui l’attendent. Nous avons de nouvelles exigences à affronter et

il nous faut impérativement, sous peine de courir de grands risques, transformer

notre système de management et qu’il ne soit plus soumis à ces luttes d’in-

fluence permanentes qui le minent et le rendent insuffisant, qu’il soit

offensif et digne d’une entreprise moderne, rapide et efficace. Alors, il

faut que toutes les bonnes volontés se réu- nissent autour d’une table,

réfléchissent ensemble à une nouvelle organisation qui, simultanément, pré-

serve notre mode associatif, socle fondamental et incontournable de notre

institution.

En

conclusion, vous voyez que je suis très loin des propos d’Hubert Tassin et à

l’inverse très attaché tout à la fois à la tradition de notre institution, mais

aussi à son obligation impérative de se transformer et de se moderniser, car

les grands défis sont là et ils nous attendent. Elle est finie l’époque où

chacun défendait son pré carré. Aujourd’hui il faut avoir une véritable

obsession, celle de l’intérêt general.Nous avons un exemple intéressant, celui

de la Fédération Française de Football qui, à la suite de la faillite de

l’équipe de France en Afr ique du Sud, a ouvert le vaste chantier de sa

réforme. Il sera d’autant plus intéressant de l’observer qu’il s’agit là aussi

d’une association qui a rencontré et ren- contre un problème majeur de

gouvernance. Les très nombreux messages de soutien que j’ai pu recevoir de la

France entière me montrent à quel point la voie choisie s’impose aujourd’hui et

que nous devons avoir le courage et le talent pour entreprendre le grand

chantier de notre modernisation. D’ailleurs, je ne peux que me réjouir de lire

les propos de Philippe Bouchara. Nos idées sont communes et notre action doit

l’être comme il l’a d’ailleurs affirmé après mon exposé lors de notre Assemblée

Générale du mois d’août. Transformer la gouvernance de France Galop et

rééquili- brer la représentation des socio professionnels sont mes seuls

objectifs et le sens même de mon intervention. Conservons jalousement notre

tradition, mais fuyons le conservatisme destructeur !

 

                                                                   


 

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