Prix de l’orléanais

Autres informations / 08.09.2010

Prix de l’orléanais

AUTEUIL, MARDI

RUBI BALL EN PATRON

La famille Papot était quasiment au complet

ce mardi à Auteuil pour voir la rentrée de son champion rubi ball (Network). Dans ce qui pouvait être une course piège, le

protégé de Jacques Ortet s’est comporté en champion et a gagné de toute une

classe le Prix de l’Orléanais. Ses supporters peuvent voir l’avenir avec

confiance. « Il le fait en patron, nous a confié Xavier Papot. David Cottin l’a

monté à la perfection, sans le presser, en le courant pour lui. C’est le genre

de course qui peut être très piégeuse, mais il s’est remarquablement comporté.

» Rubi Ball avait été mis au repos après son succès dans le Grand Prix de Pau

(Gr3), son entourage ne voulait pas lui imposer le lourd programme du printemps

à seulement 5ans. Ce temps de repos lui a été bénéfique et Rubi Ball apparait

meilleur que jamais. « Il a aussi pris beaucoup de masse musculaire durant ces

quelques mois de repos, poursuit Xavier Papot. C’est un vrai crack, ce que

Jacques Ortet n’avait pas hésité à nous dire dès ses débuts dans le Prix Pride

of Kildare. Il ne finissait que septième ce jour là, mais il avait pris

l’élastique du départ sur le museau, ce qui l’avait beaucoup perturbé. » Comme

à son habitude, Rubi Ball a pris les devants, mais pour sa rentrée, il n’a pas

cherché à prendre ses distances avec ses rivaux. « Il s’est parfois montré un

peu brillant, nous a confié David Cottin, mais seulement lorsque les autres

sont venus l’embêter, autrement il était vraiment très calme. Il a toujours eu

le contrôle sur ses adversaires, c’est un phénomène. » Rubi Ball n’est pas

connu pour être un spécialiste des balais et pourtant il a très facilement

dominé des adversaires, qui ont déjà fait leurs preuves dans cette discipline.

Son objectif est sur les gros obstacles, dans le Prix La Haye Jousselin (Gr1).

La machine à gagner Rubi Ball est lancée, il va falloir s’accrocher pour

contrecarrer ses plans. « Son objectif est évidemment le Prix La Haye

Jousselin, confie Xavier Papot. Maintenant deux choix s’offrent à lui : soit

courir une autre course de haies, soit y aller directement. » Il ne devrait

donc pas y avoir de match aller en steeple-chase avant la finale du Week-End International de l’Obstacle :

Rubi Ball n’a besoin de personne pour asseoir sa supériorité.

 

VOYOUROVITCH

BON DEUXIÈME

Derrière le crack Rubi Ball, c’est l’attentiste voyourovitch (Revoque) qui a le mieux conclu.

Loin des premiers

dans la ligne d’en face, il

s’est progressivement rapproché et a pris

une très bonne deuxième place,

loin du "patron", mais nettement

devant ses adversaires. Le pensionnaire de Robert Collet n’avait plus vu un

hippodrome depuis plus d’un an. Un ton en-dessous des meilleurs hurdlers

d’Auteuil, sa rentrée est très

encourageante pour la suite. Courageux, Norville

du bois (Villez) est venu dominer un autre rentrant de longue date sur

le fil, mobi (Volochine), qui ne

s’était plus exprimé en compétition depuis le mois de novembre 2008.

LE PROPRE

FRÈRE DE QUECY DE  CHADZEAU

Élevé par Jean-Louis Berger, Rubi Ball est un fils d’Hygie (Lute Antique), qui n’a pas couru. Avant

Rubi Ball, elle avait

donné naissance à cinq produits, dont Quecy de chadzeau

(Network), gagnante du Grand Steeple-Chase de Craon (L) en 2009. Après

Rubi Ball, suivent une femelle de

2ans et un yearling mâle, tous deux par robin

des champs et un foal, qui est le propre frère de Rubi Ball. Sa mère

Hygie est une sœur de Deep Turple (Royal

Charter), qui a donné naissance au bon Ô

de montot (Lights Out), lauréat en débutant à Auteuil sous les couleurs

de François Lazar.

DÉCEPTION DE TANAÏS DU CHENET

La JdG?Jumping star tanaïs du chenet (Poliglote)

se présentait invaincue au départ du Prix Georges Pelat, avec le titre de

meilleure pouliche du printemps sur les balais. La pensionnaire de Marcel

Rolland a évolué un peu loin dans le parcours et, malgré un beau rapproché dans

le dernier tournant, elle n’a pu finir comme à son habitude sur le plat. Elle

termine troisième. « Je n’ai pas d’explication, nous a avoué Marcel Rolland.

Elle n’était pas comme d’habitude. Régis [Schmidlin, ndlr] m’a dit qu’il n’avait rien dans les mains dans la ligne d’en face. »

LA SOEUR DE

BONITA DU BERLAIS

Élevée dans la Vienne par Jean-Marc Lucas,

Nikita du Berlais est le troisième produit de chica du berlais (Cadoudal), une jument entraînée par Jean-Paul

Gallorini qui n’a couru qu’une seule fois en obstacle pour une cinquième place

à Auteuil. Elle est la mère de cinq produits référencés, dont bonita du berlais (King’s Theatre),

premier produit, qui était l’une des meilleures pouliches de sa génération à

3ans, remportant consécutivement les Prix Georges Pelat et de Chambly (L) et se

classant quatrième du Prix Georges de Talhouët-Roy (Gr2). Nikita du Berlais a un propre

frère de 2ans et un demi-frère

yearling par turgeon. Sa

deuxième mère, chica bonita (Badayoun),

est à l’origine des bons enzo du

berlais (Mansonnien) et Karoo du

berlais (Indian River), qui sont tous deux lauréats de Listed à Auteuil.

BAMBI DU RHEU PREMIER 5ANS À L’ARRIVÉE

Il y avait deux 5ans

au départ de cette Listed, Bambi du Rheu et royale François (Kapgarde). Le premier nommé a pris une bonne

troisième place et aurait certainement pu espérer mieux, s’il n’avait pas fait

quelques erreurs. « Il n’a pas toujours bien sauté, nous a dit Sylvie Audon.

C’est dommage, ça lui a certainement coûté la victoire. Mais il ne faut pas se

tromper, c’est un bon cheval. » Toujours aux avant-postes, Bambi du Rheu a

imprimé le ton de l’épreuve à ses dépens. Fautif

à la dernière haie, il a aussi perdu le contact avec Quezac de la Roque et a mis un peu de temps avant de se relancer. Il a

toutefois bien fini dans son action.

UNE BONNE

FAMILLE D’AUTEUIL

Élevé par Serge Dubois, Klark est né de

l’excellent étalon d’obstacle mansonnien

et de la matronne Kogina (Lyfko),

qui était déjà une bonne jument d’obstacle, avant de mettre au monde quelques

bons éléments de la Butte Mortemart. Parmi ses meilleurs

produits, retenons Katoune (Snurge)

qui s’est classée troisième du Prix Renaud du Vivier (Gr1), samson (Snurge), double lauréat de

Listed à Auteuil et cinquième du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1), madame stella (Snurge), lauréate du

Prix Jean Bart (L) et Kadaina (Kadalko)

deuxième du Prix Sagan, avant qu’il ne soit labellisé Listed. Les sœurs de Klark sont aussi devenues de bonnes

reproductrices : Kadaina a donné les bons mon parrain, Kophinou,

Katioucha et Korean. Kimouna a elle donné naissance à prospert le Grand, qui s’est classé cinquième

du Prix Cambacérès (Gr1).