Marché des jeux en ligne : les  premiers chiffres

Autres informations / 12.10.2010

Marché des jeux en ligne : les premiers chiffres

Le président de l’ARJEL (Autorité de régulation des

jeux en ligne), Jean-François Vilotte, a décrit, lundi après- midi, les grandes

tendances du marché français des jeux en ligne depuis l’ouverture officielle,

en juin 2011.

31 OPÉRATEURS AGRÉÉS,

TITULAIRES DE 41 LICENCES (21 POUR LE POKER, 13 POUR LES PARIS SPORTIFS

ET 7 POUR LES PARIS HIPPIQUES).

Le nombre total d’opérateurs est plus faible que la

plupart des estimations pré-ouverture (50 à 60 opérateurs). La proportion

"3 poker", "2 sport" et "1 hippisme" est conforme

aux attentes. Il y a trois fois plus d’opérateurs de poker parce que c’est le

type de site le moins lourd à mettre en place et le moins risqué sur le plan

financier ; il y a deux fois plus d’opérateurs de paris sportifs car, malgré un

coût et un risque plus élevé, cela semblait le marché le plus porteur ; il y a

le moins d’opérateurs hippiques car, même si le risque est égal à zéro en pari

mutuel, le marché était réputé moins en progression, surtout face à un

opérateur historique très dominant.

260M€ JOUÉS SUR LE SPORT. 230M€ SUR L’HIPPISME (CHIFFRES ARRÊTÉS AU

3/10). 500 M€ SUR LE POKER ? Soit 990M€ joués au total en quatre mois.

Commentant les 490M€ officiellement annoncés sur le sport et les courses, le

président de l’Arjel explique : « Nous sommes en ligne avec l'objectif de faire

basculer vers l'offre légale la majorité de l'offre illégale, estimée à 1

milliard d'euros par an. »  Le chiffre d’affaires

du poker n’est pas officiel. Mais on parle de 500M€, soit le double du sport…

alors que le poker a commencé un mois plus tard ! Il est vrai qu’au poker, le

recyclage des masses est infiniment plus fréquent que dans le sportif ou

l’hippisme – ce qui booste le chiffre d’affaires mais rapporte

proportionnellement beaucoup moins à l’opérateur. Cela devrait d’ailleurs

inciter certains opérateurs (comme le PMU) à communiquer non pas sur le chiffre

d'affaires mais sur le produit brut des paris – c’est-à-dire sur la marge

brute.

2 MILLIONS DE COMPTES

JOUEURS, DONT 1,3 MILLION DÉFINITIFS. 500.000 PERSONNES JOUENT

RÉGULIÈREMENT (SPORTIF + HIPPIQUE). 100€

: ENJEU MOYEN/JOUEUR/SEMAINE. PARIS SUR LE FOOT = 56% DES PARIS SPORTIFS.

Quelques mois avant l’ouverture, Patrick Le Lay avait expliqué

dans une interview au Figaro que le modèle des paris en ligne était

sensiblement le même que celui de l’abonnement à la télévision par câble ou par

satellite – soit un panier mensuel de 25 à 35€. Ces premiers chiffres lui

donnent tort. Mais, vu de notre petit monde des courses, cela ne nous étonne

guère, car le panier moyen hebdomadaire du turfiste est plus proche de 180€ que

de 25… Quant au football, il confirme dans l’univers des paris la prédominance

dont il jouit déjà sur les terrains de sport et dans les médias. Cela étant,

certains lui promettaient 80% de marché. La victoire du ballon rond est donc

moins nette que prévu.