Discours du president ferrand au gala de l'élevage

Autres informations / 07.12.2010

Discours du president ferrand au gala de l'élevage

LE MAGAZINE

Mes chers amis, (…) Votre Syndicat se porte bien. Nous

sommes aujourd'hui près de 2.500, ce qui en fait probablement la première organisation

d'éleveurs en Europe dans notre activité. Votre Syndicat se porte bien, et ce,

dans deux directions qui me semblent essentielles  :

PREMIÈRE DIRECTION : LE RÔLE ET L'ACTION DU SYNDICAT

Tout d'abord dans son cœur de métier, par son action inlassable

dans tous les domaines qui lui permet de répondre au quotidien à toutes les

préoccupations, et Dieu sait qu'elles sont nombreuses et différentes, et

d'apporter ainsi à chaque éleveur une assistance complète et de qualité. Dans

son cœur de métier à travers ces multiples réunions auxquelles nous participons

pour représenter et défendre l'élevage français : Haras nationaux, France

Galop, F.R.B.C., les ministères, les commissions fiscales, le GESCA, les

Conseils régionaux, le sanitaire, bien sûr, et d'autres encore. Dans son cœur

de métier au plan international ou la France prend une part très active en

particulier : à l'EFTBA, la Fédération européenne des éleveurs, dont nous

revenons avec Camille et Tim Richardson et où ce dernier joue un rôle essentiel

car il a la grande respon- sabilité au plan européen de la si délicate question

des problèmes sanitaires et je salue ce soir tout particulière- ment la

présence de son président, Joe Hernon. A l'IBM, qui est la Fédération mondiale

des éleveurs et dont nous avons organisé en 2009 le congrès mondial. Aussi, je

voudrais rendre un vibrant hommage et remercier en votre nom à tous, toute

l'équipe de permanents du Syndicat, Camille Vercken, Odile Besnier, Hedwige de

Kergorlay, Bruno de Watrigant, pour leur travail, leur com- pétence et leur

dévouement. Un grand merci à tous sans oublier, bien sûr, Patrice Renaudin qui

est un acteur essentiel de haute compétence et d'un dévouement sans faille dans

notre organisation.

DEUXIÈME DIRECTION : LE RÔLE FÉDÉRATEUR DE VOTRE

SYNDICAT

S'il y a bien un domaine où nous devrions tous

ensemble présenter un front uni, c'est bien celui de l'élevage, d'autant plus

que nous sommes les seuls à présenter une organisation et une structure agissant

au quotidien et performante. Sous la présidence de Charles-Henri de Moussac,

était venue nous rejoindre l'AFAC, Association des Arabes de course et je salue

la présence parmi nous de son président, Jean-Pierre de Gasté. Vient de nous

rejoindre à son tour et nous ne pouvons que nous en féliciter, l'Association

des Anglo-Arabes de course. Je tiens à féliciter le président Christian Bellot

pour cette décision. Arabes de course, Anglo-Arabes, Pur-Sang, AQPS, car de

nombreux éleveurs AQPS sont membres de notre Syndicat, voici que se crée

progressivement ce front uni de l'élevage français. Et là, mes chers amis, je

pense que notre Syndicat joue parfaitement son rôle de fédérateur pour

nous   permettre notre position dans

l'ensemble des instances de notre Institution et pour affirmer le rôle majeur

des éleveurs dans son fonctionnement et dans sa gouvernance. Depuis que le

sujet de l'ouverture des paris est arrivé sur la scène de notre Institution, je

pense avoir été l'un des rares à dire et à répéter inlassablement que c'était probablement

une grande chance pour les courses françaises et certainement une possibilité

majeure de développement du PMU et donc d'amélioration sensible de nos

ressources. Après bientôt sept mois de fin du monopole et d'ouverture à la

concurrence, les résultats du PMU, à l'heure où je vous parle, sont les

suivants :

  1. Développement du chiffre d'affaires sur les paris hippiques

    : 1 %

    Cela peut paraître faible, mais en période de crise

    éco- nomique et financière mondiale, et compte tenu précisément de la fin du

    monopole, c'est un résultat remarquable qui permet d'affirmer aujourd'hui qu'il

    n'y a pas eu de cannibalisation du chiffre d'affaires hippique par les paris

    sportifs et le poker.

  2. Les paris sportifs ne se sont pas développés au niveau

    de ce que certains attendaient. Néanmoins, sur ce type de paris, le PMU a déjà

    pris 15 % de parts de marché dans une spécialité qui n'était pas la sienne et

    dont le profit permet de diminuer ses coûts de gestion.

  3. Enfin, et ceci est tout à fait remarquable, la part de

    marché du PMU sur le poker est aujourd'hui de 10 % dans un domaine dont il

    était totalement absent.

    En conclusion sur ce sujet, les débuts de l'ouverture

    sont plus qu'encourageants, ils sont très positifs et il faut, là aussi,

    féliciter les équipes du PMU et son président Philippe Germond.

    D'ailleurs, vous aurez tous noté qu'au dernier Conseil

    d'administration et sur l'instigation très ferme, j'insiste, très ferme, du

    président Édouard de Rothschild, il a été décidé une augmentation de 3 % des

    allocations, plus une mise en réserve de précaution de 2 % au cas où, la

    situation économique l'exigeant, nous serions obligés de pratiquer un ajustement

    à la baisse. Bonne situation sur les enjeux, augmentation sensible des

    allocations, c'est je crois sur ce point un résultat tout à fait remarquable. Dans

    un autre domaine une double élection nous attend : au Syndicat des éleveurs 15 décembre – fin février. Je voudrai

    lancer un triple appel :appel à de nouveaux candidats, appel à la jeunesse, appel

    à la participation de parler tous ensemble d'une seule voix, de renforcer Pour

    que nous ayons un Comité de grande qualité.

    ÉLECTIONS À FRANCE 

    GALOP

    Elles sont essentielles. Elles engagent les quatre

    années à venir pour la vie de l'Institution.

    Alors et en priorité, il faut voter ! La participation

    des années précédentes du collège éleveur est trop faible. Moins d'un éleveur

    sur deux, membre du Syndicat, a voté. Nous sommes dans notre activité la seule

    organisation structurée compétente et à l'action quotidienne. Notre

    représentation doit être la plus forte pour peser à la table du Conseil

    d'administration et du Comité, du Conseil du plat et du Conseil de l'obstacle,

    dans les comités régio- naux  pour  peser partout. Notre syndicat doit être

    dynamique, créatif et solidaire et surtout, porteur d'avenir. Je terminerai mon

    intervention par un dernier sujet qui me tient particulièrement à cœur, sur

    lequel j'entends m'engager avec détermination et sur lequel je m'exprime

    person- nellement. Il s'agit de la gouvernance de France Galop et de la représentation

    du monde socioprofessionnel ou plutôt des élus dans cette gouvernance. Nombreux

    parmi vous m'avez déjà entendu sur ce sujet, mais je tiens ce soir, devant une

    assemblée aussi qualifiée, à le reprendre. Le monde change, Le monde bouge, Le

    monde se transforme en un mouvement permanent, Qu'y a-t-il de réellement

    comparable entre nos vies d'aujourd'hui et nos vies d'hier? Qu'y a-t-il de

    réellement comparable entre notre Institution d'aujourd'hui et celle d'hier ? Combien

    avions-nous de réunions de courses quotidiennes il y a 20 ans et aujourd'hui ?

    Que connaissions-nous des courses au niveau

    international ? La délocalisation n'existait pas.

    Qu'était le PMU il y a 30 ans, qu'est-il aujourd'hui

    avec sa modernisation et la multiplication des formes de paris ? Il y a 30 ans,

    la Commission européenne balbutiait ses premiers mots, aujourd'hui elle dirige

    l'Europe. Cette mondialisation est irréversible, ne serait-ce qu'avec les

    moyens toujours plus performants pour véhiculer l'information dans notre

    sphère. Avant : Paris Turf et le Minitel Aujourd'hui : Internet – Jour de Galop

    – Equidia – Paris Turf

    Et pendant que le monde se transforme, notre

    Institution vit toujours sur un décret qui aura bientôt 30 ans ! Sans remettre

    en cause la qualité des hommes qui dirigent notre Institution, leur dévouement

    et leur compétence, force est de constater que notre système de gouvernance n'est

    plus adapté dans : son système de management; la rapidité de la décision; la

    responsabilisation des hommes et l'esprit d'entreprendre par la lourdeur de

    notre système. C'est à dire tout ce qui fait aujourd'hui la différence entre

    les équipes qui gagnent et les autres.

    Nous sommes aujourd'hui une entreprise qui, avec le

    PMU, est digne du CAC 40 et nous ne sommes en réalité que très en retard dans

    notre capacité à créer, à innover et à entreprendre.

    Or, de plus, et ce point est à mes yeux essentiel, qui

    dans notre Institution crée la richesse, qui a permis ce développement

    exceptionnel de notre activité par la multiplication des réunions de courses et

    donc le nombre de partants entraînant la croissance du PMU.

    En résumé, qui crée cette richesse aujourd'hui ? Une

    seule réponse : les éleveurs et les propriétaires avec les deux courroies de

    transmission indispensables et performantes que sont les entraîneurs et les

    jockeys. Et où sont les responsabilités réelles de ceux qui créent la richesse?

    Nulle part, hormis quelques strapontins dans les conseils d'administration,

    comités, commissions … Il faut donc transformer notre système de gouvernance,

    toujours, bien sûr, dans le cadre associatif et en faire celui d'une grande

    entreprise. Il faut réfléchir pour créer un nouveau projet et j'ai reçu plus

    que des soutiens, des adhésions ; en particulier celle du Syndicat des

    propriétaires et je tiens à remercier publiquement son président, Philippe

    Bouchara, présent parmi nous ce soir. Ce projet, nous devons le porter à France

    Galop, l'analyser, le finaliser dans son ensemble avec le président de France

    Galop qui, je peux vous le dire, n'est pas insensible à cette idée, avec la

    direction générale, avec l'ensemble des asso- ciations, avec le corps des

    cooptés, afin de déboucher sur un projet commun né d'un véritable consensus

    pour une organisation nouvelle et surtout un meilleur partage des

    responsabilités.

    La transformation de France Galop est la mission la

    plus urgente et la plus importante que nous devons mener. Elle appartient à

    tous, mais plus particulièrement à ceux qui créent les ressources, à ceux qui

    apportent la richesse. Il faudra sûrement du temps, mais un jour, ce projet se

    concrétisera et nous permettra de vivre dans une association renouvelée,

    régénérée, moderne et performante. C'est ce à quoi je vais personnellement

    m'attacher en restant au service de tous et en vous remerciant de m'avoir

    permis, pendant quatre ans à la tête de notre Syndicat, de mieux vous connaître

    et de servir cette cause magnifique de l'élevage français pour laquelle je me

    suis efforcé de donner le meilleur de moi-même. Je vous remercie !