Exclusif : spanish moon entre au haras national du lion d’angers

Autres informations / 15.01.2011

Exclusif : spanish moon entre au haras national du lion d’angers

À 7ans,

Spanish Moon (El Prado) entre au haras. Et c’est en France, au haras national

du Lion d’Angers qu’il sera stationné. Son prix de saillie est encore à

définir. C’est une nouvelle qui va réjouir tous les éleveurs de l’Ouest de la

France, car Spanish Moon est une recrue de choix et cela pour plusieurs raisons

: il est gagnant de Gr1 en France, il possède un beau modèle (1.64m au garrot)

et son pedigree présente le croisement bien connu de Sadler’s Wells (père de

père) et Rainbow Quest (père de mère). De plus, la famille de Spanish Moon est

riche de reproducteurs ayant fait leurs preuves pour la production de chevaux

d’obstacle, et Spanish Moon a montré ses capacités à courir en terrain souple

lors de sa victoire dans le Grand Prix de Saint-Cloud (Gr1, 2.400m). Quand il a

gagné ce Groupe 1 français, nous écrivions : « Spanish Moon, paria chez lui,

héros en France ». Ce pensionnaire de Sir Michael Stoute ne rentrait pas dans

les stalles de départ en Angleterre, si bien qu’il en a été "banni"

pendant plusieurs mois. Et c’est donc en France qu’il a réalisé sa meilleure

performance avant de gagner le Prix Foy (Gr2, 2.400m). Il aimait les courses et

les pistes françaises, il est resté invaincu en deux courses dans l’Hexagone.

Ces deux victoires lui confèrent d’ailleurs de belles lignes : il a battu

Alpine Rose, Youmzain, Full of Gold, Vision d’État, Crossharbour. Auparavant,

Spanish Moon s’était placé deuxième du Dubai Sheema Classic (Gr1, 2.400m) pour

sa première tentative au niveau Gr1 et, en fin d’année, il a obtenu le même

classement dans le Hong Kong Vase (Gr1, 2.400m). Toutes ces performances ont

été réalisées à 5ans. Spanish Moon n’était pas particulièrement tardif, car il

a gagné à 2ans, mais il a connu un incident physique à 3ans, qui l’a éloigné

des pistes. À 4ans, 5ans et 6ans, il a rattrapé le temps perdu en courant au

plus haut niveau dans le monde entier et sur tous les types de surfaces. Aux

performances précédemment citées, il faut ajouter sa troisième place dans le

Dubai Sheema Classic à 6ans et ses trois victoires de Listed à 4ans.

UN JOLI

PEDIGREE JUDDMONTE

Spanish

Moon courait sous la casaque de son éleveur, le Prince Khalid Abdullah. Il

provient d’ailleurs d’une bonne souche "Juddmonte". Sa deuxième mère,

Bourbon Girl, fille d’Ile de Bourbon, est deuxième des "Oaks" anglais

et irlandais (Grs1) ainsi que troisième des Yorkshire Oaks. Au haras, Bourbon

Girl a donné six vainqueurs dont Daring Miss, une pouliche par Sadler’s Wells,

lauréate du Grand Prix de Chantilly (Gr2) et deuxième du Grand Prix de

Saint-Cloud de Montjeu (Sadler’s Wells). La mère de Spanish Moon, Shining

Bright (Rainbow Quest), également élevée par Juddmonte Farms et portant la

casaque de Khalid Abdullah, était entraînée par André Fabre. Elle a remporté

son maiden à l’âge de 3ans à Longchamp avant de terminer cinquième des Oaks

d’Epsom (Gr1). Spanish Moon est aussi le propre frère de Spanish Sun, gagnante

des Ribblesdale Stakes (Gr2) à Royal Ascot. Du côté paternel, Spanish Moon est

un fils d’El Prado, le père de Medaglia d’Oro, un étalon qui a véritablement

"explosé" ces dernières années grâce notamment à l’une de ses

championnes américaines, Rachel Alexandra. Le pedigree de Spanish Moon présente

de la tenue, comme El Prado en avait. C’était aussi un cheval très

courageux.  Dans le Prix Foy, il s’est

imposé de bout en bout pour sa rentrée, alors que son entraîneur ne souhaitait

pas forcément qu’il fasse le train.