Ils nous ont quittés en 2010 : par guy thibault, historien des courses

Autres informations / 04.01.2011

Ils nous ont quittés en 2010 : par guy thibault, historien des courses

 

MME

ANDRE AUPETIT, LE 18 MAI A 94 ANS.

Fille

unique de Marcel Boussac, elle a veillé sur les dernières années de son père

décédé en 1980.

 

JEAN-YVES

BEAURAIN, LE 20 NOVEMBRE A 44 ANS.

Devenu

entraîneur en 2002, après avoir été l’un des plus grands jockeys dans

l’histoire des courses d’obstacles. Sa carrière fut associée à celle de

l’entraîneur Bernard Sécly dont il monta tous les champions. À son palmarès,

toutes les courses de Gr1 d’Auteuil : trois fois le Grand Steeple avec Katko

(1988, 1989) et Al Capone II (1997) ; deux fois la Grande Course de Haies avec

Earl Grant (1996) et Bog Frog (1997) ; 

huit fois le Prix La Haye Jousselin avec Katko (1989) et Al Capone II

(de 1993 à 1999) ; trois fois le Prix Cambacérès avec Kadalko (1991), Old

Gringo (1992) et Double Détente (1993) ; deux fois le Prix Ferdinand Dufaure

avec Katko (1987) et Earl Grant (1993) ; le Grand Prix d’Automne avec Rêve Bleu

(1988) ; le Prix Alain du Breil avec Kadalko (1992) ; le Prix Renaud du Vivier

avec Caballo Raptor

(200) ;

et le Prix Maurice Gillois avec Cumberland (1994).

 

JACQUES

BOUTIER, LE 6 JUIN A 85 ANS.

Issu

d’une famille d’entraîneurs bien connus à Chantilly, il s’installa lui-même à

Mont-de-Marsan où il entraîna jusqu’en 1990 de nombreux gagnants. Son fils

Daniel fut un brillant gentleman-rider. Bernard BraULT, le 7 mars à 75 ans.

Comme gentleman-rider, il remporta deux des plus importantes courses réservées

aux amateurs, le Prix de France à Auteuil en 1956 avec Radium, puis le Prix des

Lions à Chantilly en 1958 avec Exilio. Devenu jockey en 1959, il monta

victorieusement en 1961 à Auteuil dans le Prix Cambacérès Sire Grégoire,

entraîné par Georges Pelat. En 1963, il s’installa entraîneur à

Maisons-Laffitte où il exerça jusqu’au début des années 1980.

 

JEAN-PIERRE

BRUN, LE 13 OCTOBRE A 62 ANS.

Il fut

pendant trente ans, jusqu’en 2006, secrétaire général des l’Association des

entraîneurs de chevaux de courses au galop sous les présidences successives

d’Hubert d’Aillières, de Jack Barbe, de Guy Bonaventure et de Christiane

Head-Maarek.

 

JACQUES

CARRUS, LE 31 JANVIER DANS SA 81E ANNEE.

Fils

d’André Carrus, le concepteur du tiercé, il prend en 1953, avec son frère

Pierre, les commandes du Pari Mutuel Chauvin, l’un des prestataires de service

de la prise de paris sur les hippodromes. En 1972, il crée avec son frère la

Société PMC (Périphériques et Matériels de Contrôle) qui conçoit et réalise des

terminaux pour l’enregistrement des paris non seulement en France mais aussi à

l’étranger. Depuis 1988, le Pari Mutuel Chauvin et PMC sont regroupés au sein

du Groupe Carrus, aujourd’hui dirigé par ses fils Jérôme et Pierre-Antoine.

 

DANIEL

COURTOIS, LE 25 NOVEMBRE A 89 ANS.

Un des

deux fils de Georges Courtois, grand propriétaire et éleveur aux Haras de

Joyenval et des Haies, Daniel Courtois fit lui-même courir sous ses couleurs

(casaque noire, toque orange), son meilleur représentant étant Sirfranc, lauréat

à Auteuil en 1945 du Grand Steeple-Chase des 4 Ans (futur Prix Maurice Gillois)

qui était entraîné par Henri Gleizes et monté par René Emery. Gentleman-rider,

Daniel Courtois monta notamment deux fois victorieusement en 1947 Éblé, futur

étalon remarquable. Au décès du général de Saint-Didier, survenu en 1971,

Daniel Courtois accéda à la présidence du Club des Gentlemen-riders qu’il

assuma jusqu’en 1980.

 

CLAUDE

DUMEAU, LE 21 MAI A 93 ANS.

Ce grand

chirurgien, exerçant dans sa clinique de Niort, était un fervent des courses et

de l’élevage. Ses couleurs (casaque grise, manches cerclées gris et rouge,

toque rouge), enregistrées dès 1948, très populaires dans le Sud-Ouest, eurent

comme meilleur représentant le gris Regalito, né en 1957. Entraîné par Philippe

Lallié, il s’adjugea à 3ans quatre courses dont la Poule d’Essai de Pau (course

notable à l’époque) et le Derby du Midi, ainsi que deux courses à Paris.

Également arrivé premier dans le Grand Prix de Bruxelles, il fut rétrogradé à

la deuxième place. À 4ans, sur les obstacles, toujours monté par Fernand

Martinez, il se révéla un des meilleurs sujets de sa génération, disputant six

courses pour en gagner cinq – deux à Pau dont le Prix Camille Duboscq et la

Grande Course des Haies, et trois à Auteuil – et se classer deuxième de la

Grande Course de Haies des 4 Ans (futur Prix Alain du Breil) à Auteuil. En plus

de Regalito, ses couleurs se sont illustrées avec El Condor, entraîné par

Georges Pelat, deuxième de la Grande Course de Haies d'Auteuil en 1978.

 

KILIAN

HENNESSY, LE 1ER OCTOBRE DANS SA 104E ANNEE.

Cet

ancien président de la maison de cognac Jas Hennessy & Co, était aussi

propriétaire à sa naissance du célèbre Mandarin, qu’il éleva au Haras de la

Cambe près d’Isigny. Il en fit présent à son épouse d’alors, Peggy, qui décida

de le faire entraîner dans son pays, l’Angleterre, par Fulke Walwyn. Parmi les

dix-neuf courses que remporta Mandarin, figurent le Gold Cup Chase à Cheltenham

et le Grand Steeple à Auteuil à 11 ans en 1962 après avoir effectué la plus

grande partie du parcours débridé.

 

YVES

LALLEMAN, LE 19 FEVRIER A 54 ANS.

Premier

apprenti d’Alain de Royer Dupré quand celui-ci s’installa dans la Sarthe en

1972, Yves Lalleman devint ensuite l’un des principaux jockeys de l’Ouest où il

remporta successivement sept Cravaches d’or de 1974 à 1980. À la suite de

problèmes de poids, il prend sa licence d’entraîneur en 1986 et s’installe à

Deauville. Jusqu’à son décès, il sellera près de deux cents gagnants.

 

ANTOINE

MAUGEAIS, LE 17 NOVEMBRE A 71 ANS.

Fervent

propriétaire-éleveur de galopeurs en Maine-et-Loire, il avait succédé à son

père à la présidence de la Société des courses de Montrevrault. Il était aussi

commissaire sur certains hippodromes de la fédération Anjou-Maine. Patrice

QUenedeY, le 23 août dans sa 82e année. Ancien directeur de la Société de sport

de France – au sein de laquelle il avait effectué toute sa carrière –, il avait

été chargé de la conception et de la réalisation de l’hippodrome d’Évry.

 

JACQUES

DE ROYER, LE 25 JANVIER DANS SA 97E ANNEE.

Père de

l’entraîneur Alain de Royer Dupré, Jacques de Royer épousa la passion familiale

des chevaux. Officier des Haras nationaux, il fut nommé en 1971 directeur de

l’important Haras de Saint-Lô. Après avoir terminé sa carrière comme contrôleur

général des Haras, il s’adonna à la peinture– son autre passion.

 

SEBASTIEN

VIGNARD, LE 13 DECEMBRE A 70 ANS.

Surnommé

"Marabout", il était depuis de longues années le kinésithérapeute des

jockeys qu’il soulageait de leurs douleurs dans les vestiaires des hippodromes

parisiens.

 

JEAN-MARIE

WEYGAND, LE 5 NOVEMBRE A 79 ANS.

Petit-fils

du bien connu général Weygand, Jean-Marie Weygand entra dans l’administration

des Haras nationaux, achevant sa carrière comme contrôleur général des Haras.

Il favorisa l’apport du sang américain dans l’élevage du trotteur français,

entrouvrant les portes du stud-book jusqu’alors fermées.

 

MME

SYLVIA WILDENSTEIN, LE 13 NOVEMBRE A 77 ANS.

Seconde

épouse de Daniel Wildenstein, elle reprend en 1979 les couleurs (casaque verte,

toque vert clair)  de Mme Gérard Pereire,

la sœur de Daniel, qui avaient été victorieuses en 1954 dans la Coupe de

Maisons-Laffitte avec Jolly Friar. Passionnée de courses, elle obtient de son

mari la vie sauve pour la jument Néoménie (1978 par Rheffic) qui avait été

gravement accidentée à Auteuil où elle avait gagné quatre courses. Son mari lui

ayant alors offert Néoménie, celle-ci donnera naissance à cinq produits, tous

vainqueurs, dont Nile Prince (1986), gagnant du Prix du Président de la

République à Auteuil en 1991, et Newness (1988) qui va se révéler une perle au

haras. Mère de douze produits, Newness compte à ce jour huit vainqueurs de

trente-neuf courses dont N’Avoue Jamais (1996, Prix Alain du Breil), Nom d’une

Pipe (1997, Prix Carmarthen et de Longchamp), Nickname (1999, neuf victoires en

France dont les Prix Alain du Breil et Renaud du Vivier, et neuf victoires en

Irlande, devenu étalon au haras de Victot en 2009) et No Risk at All (2007),

deuxième du Prix de Guiche à une encolure de Behkabad, futur lauréat du Grand

Prix de Paris. C’est ainsi que Sylvia Wildenstein fut récompensée de sa

compassion pour un animal.