Guy pariente : « je veux creer une caisse de secours pour les eleveurs en grande difficulte »

Autres informations / 04.02.2011

Guy pariente : « je veux creer une caisse de secours pour les eleveurs en grande difficulte »

Éleveur

et propriétaire, Guy Pariente est candidat au comité du Syndicat des éleveurs.

Il explique ici les projets qu’il aimerait mettre en place s’il est élu.

JOUR DE

GALOP. – POURQUOI ETES-VOUS CANDIDAT AU COMITE DU SYNDICAT DES ELEVEURS ?

Guy Pariente.

– Je suis membre du Syndicat depuis trois ans et, tout en reconnaissant tout le

travail qui est accompli par son équipe, je veux faire changer les choses en

apportant de la modernité dans le management et la communication. Partager mon

expérience des affaires pour aider les éleveurs, notamment en matière de

solutions de financement. Pour porter des idées nouvelles, il faut des hommes

nouveaux. Oui, nous avons le meilleur élevage du monde, mais cela ne continuera

pas si nous restons dans l’immobilisme. 

Il faut plus de rencontres et plus d’interactivité pour voir nos idées

se concrétiser et avancer tous ensemble. Je suis Français résident à Bruxelles,

c’est pourquoi je pourrai être l’interlocuteur nécessaire auprès des instances

européennes ainsi qu’auprès de France Galop, ayant une bonne vision de la

modernité qu’il faudrait y apporter.

COMMENT

ETES-VOUS DEVENU ELEVEUR ?

J’ai

connu les courses il y a vingt-cinq ans. Attiré par cet univers fascinant, je

me suis lancé quelques années plus tard comme propriétaire. J’ai commencé

l’élevage il y a six ans suite à une visite au Haras du Quesnay. J’y ai vu des

foals, notamment un poulain d’Anabaa qui avait un ou deux jours, et j’ai craqué

! Je me suis dit : ça, c’est pour moi. C’est devenu ma passion et j’ai décidé

d’aller plus loin en achetant des terres. J’élève aujourd’hui au Haras de

Colleville, à côté de Deauville, sur 62 hectares où j’ai 70 chevaux dont un

étalon, Kendargent. Nous ne proposons pas de pension pour les poulinières car

je ne veux pas concurrencer les éleveurs dont c’est la profession. J’ai aussi

38 hectares à Gonneville-sur-Mer, à cinq minutes de Colleville, où je stationne

une trentaine de foals et de yearlings, ainsi qu’une annexe de 11 hectares où

je mets mes chevaux au repos. J’ai beaucoup investi dans l’élevage en quatre

ans. Par pure passion, tout en essayant d’équilibrer cette activité.

QUELLES

IDEES NOUVELLES VOUDRIEZ-VOUS FAIRE ADOPTER SI VOUS ETIEZ ELU ?

D’abord,

j’aimerais créer une caisse de secours pour les éleveurs en grande difficulté.

Cette caisse serait financée par un pourcentage sur ce qui est reversé au

Syndicat par ses membres. Ce serait ainsi transparent pour les membres tout en

étant une réelle action de progrès social pour nos éleveurs. Nous sommes tous

unis par une même passion, mais nous devons avancer davantage main dans la

main. Je souhaite aussi développer le soutien que peut apporter le Syndicat aux

éleveurs souhaitant investir dans de bonnes poulinières, afin de contribuer à

l’amélioration de la qualité de notre cheptel. Le financement est mon métier,

et mon expertise pourrait être mise au service du Syndicat qui agirait comme

intermédiaire entre ses membres et les banques. Ne nous leurrons pas, la

majorité de celles-ci connaissent mal les courses et ont donc besoin d’être

rassurées par un discours clair et transparent. Je veux apporter de

l’efficacité et mon énergie dans tous les projets communs que nous pourrions

construire.