Nos questions aux candidats au comite du syndicat des eleveurs

Autres informations / 17.02.2011

Nos questions aux candidats au comite du syndicat des eleveurs

Mardi

après-midi, JDG a envoyé un email aux 67 candidats au comité du Syndicat des

éleveurs. En voici une copie : « Chère Madame, Cher Monsieur, Les membres du

Syndicat des éleveurs votent actuellement pour élire leur comité, auquel vous

êtes candidat. Pour permettre à tous les électeurs de mieux vous connaître

et/ou de mieux connaître vos idées, nous vous proposons de répondre aux trois

questions suivantes :

1/

Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat au comité du Syndicat des éleveurs ?

Quelle est votre motivation ? Quel est le sens de votre candidature ?

2/ Si

vous êtes élu, quelle sera la première proposition que vous soumettrez au vote

du comité du Syndicat?

3/

comment voyez-vous l’évolution des primes dans les années à venir ?

Vos

réponses seront publiées dans Jour de Galop au fur et à mesure de leur

réception par nos soins. Vous pouvez y répondre dès aujourd’hui... ou attendre

le moment de votre choix. Il n’y a pas de date limite pour répondre. Le texte

de vos réponses sera publié en intégralité, sous réserve de ne pas dépasser dix

lignes par réponse. Pour un traitement parfaitement objectif, elles ne seront

pas modifiées, ni sur le fond ni sur la forme (dans la limite des réserves déontologiques

de la presse, liées notamment aux attaques personnelles, propos diffamatoires,

etc.). Pour information, tous les candidats ont reçu ce mail simultanément. Par

avance, nous vous remercions de votre participation à cette enquête qui

permettra, nous l’espérons, de dynamiser encore le taux de participation au

vote. Fidèlement, toute l’équipe de Jour de Galop »

Le 6

mars, à Auteuil, le Syndicat des éleveurs dévoilera son nouveau comité.

Soixante-sept candidats briguent les trente sièges disponibles. Il y aura donc

des gagnants et des battus. Comme aux courses…Mais, d’ici là, le Syndicat dans

son ensemble a une grande bataille à gagner. Et elle concerne tous ses membres,

candidats ou non, élus le 6 mars ou non. Cette bataille, c’est celle de la

participation. Car si les membres du Syndicat votent en masse, le futur comité

(et le président qu’il élira) y gagnera une légitimité forte qui sera sa

meilleure alliée en vue de l’élection automnale à France Galop. Si la

participation est importante, les troupes du Syndicat pourront marcher avec, à

la main, leur bannière d’authentiques représentants du monde socioprofessionnel

français. Et imposer leurs idées à chaque fois que le conseil d’administration

et le comité de France Galop auront à prendre des décisions importantes. Alors,

si vous êtes membre du Syndicat, votez !

 

JEAN-PIERRE

DEROUBAIX

1/

POURQUOI AVEZ-VOUS DECIDE D’ETRE CANDIDAT AU COMITE DU SYNDICAT DES ELEVEURS ?

QUELLE EST VOTRE MOTIVATION ? QUEL EST LE SENS DE VOTRE CANDIDATURE ?

Mon

expérience du marché (ventes, pedigrees, étalons, etc.) et ma connaissance de

l’international me semblent des atouts pour le Syndicat. Ma présence à d’autres

comités (conseil du plat, F.R.B.C., A.F.C., etc.) me permettent de défendre le

Syndicat sur les sujets touchants à l’élevage. Moi-même éleveur et fils

d’éleveur, je me sens concerné et désire améliorer la communication du Syndicat

vers ses membres, haras commerciaux ou petits éleveurs doivent mieux se

connaître et se respecter. Une opération portes ouvertes dans les grands haras

(type Route des étalons), pour voir les meilleures juments basées en France et

leurs produits (S.A. Aga Khan, Mme O' Reilly, Wertheimer et Frères, Famille

Wildenstein, Niarchos, etc.), permettrait de décomplexer les petits éleveurs

qui n’osent pas aborder ces grandes maisons, créant des jalousies ou un manque

d’opportunité de commerce. Éduquer les éleveurs (voir les Syndicats des

éleveurs anglais et irlandais), organiser des voyages à l’étranger, envoyer les

jeunes faire des stages. Ma motivation.

2/ SI

VOUS ETES ELU, QUELLE SERA LA PREMIERE PROPOSITION QUE VOUS SOUMETTREZ AU VOTE

DU COMITE DU SYNDICAT ?

La

défense des étalons stationnés en France par tous les moyens modernes de

communication : statistiques de monte (nombre de juments saillies, nombre de

foals) et statistiques en course (partants, gagnants, gains, etc.) pour les

étalons faisant la monte en France et en activité, afin de stimuler les

éleveurs à utiliser plus nos étalons. Lobbying auprès d’Arqana pour avoir au

moins une journée de vente, en août, réservée aux yearlings issus d’étalons

basés en France, ou à un pourcentage minimum du catalogue représentant ces

yearlings issus d’étalons basés en France. Newsletter mensuelle via email pour

promouvoir nos étalons.

3/

COMMENT VOYEZ-VOUS L’EVOLUTION DES PRIMES DANS LES ANNEES A VENIR ?

À cause

de l’écroulement de l’élevage dans les pays voisins, aurons-nous assez d’argent

pour payer toutes les primes à l’éleveur dans le cas où le nombre de nés et

élevés en France venait à exploser (par exemple si la famille Maktoum stationne

cent juments chez nous) ? Quelles seraient les éventuelles conséquences d’une

suppression de la prime à l’éleveur pour les produits issus d’étalons basés à

l’étranger ?  Il faut aussi simplifier et

unifier les primes à l’éleveur (15% obstacles, 21% en plat, primes différentes

suivant la spécialité pour les gagnants et les placés à l’étranger, étalons

qualifiés pour la prime à 21 % ?). Personne n’y comprend plus rien. Voilà des

études à faire, pour mieux préparer l’avenir.

 

BERNARD

FAVENNEC

1/

POURQUOI AVEZ-VOUS DECIDE D’ETRE CANDIDAT AU COMITE DU SYNDICAT DES ELEVEURS ?

QUELLE EST VOTRE MOTIVATION ? QUEL EST LE SENS DE VOTRE CANDIDATURE ?

Tout

petit éleveur du Limousin, région où notre filière est en difficulté c’est dans

notre Syndicat que nous avons trouvé les encouragements à notre investissement,

j’y ai pris conscience de la nécessité d’avoir à mutualiser l’ensemble de nos

énergies en dépassant les différents clivages d’ordre de statut, d’implantation

géographique…Ma motivation est l’engagement au service d’une activité

économique à part entière, qui doit à ce titre exiger d’être reconnue, partout,

par les administrations locales, politiques et économiques comme partenaire

agricole. Combattre l’image négative d’un élevage non rentable dont souffrent

tout particulièrement les petits éleveurs. Je souhaite que notre syndicat soit

pluraliste dans ses réflexions et unitaire dans ses actions.

2/ SI

VOUS ETES ELU, QUELLE SERA LA PREMIERE PROPOSITION QUE VOUS SOUMETTREZ AU VOTE

DU COMITE DU SYNDICAT ?

Répertorier

et localiser au plus près l’ensemble des éleveurs de chevaux qui sont en

principe destinés aux courses, qu’ils soient de pur sang, AQPS, Arabes,

Anglo-arabes. Les contacter individuellement afin d’établir le lien indispensable,

qui permettra de connaître les attentes de chacun pour favoriser leur

implication dans la défense sans complexe d’une filière qui fait l’envie de

beaucoup d’autres pays et tout particulièrement de nos voisins. Cette

proposition sera prolongée par la demande d’"états généraux" des

éleveurs, afin qu’un livre blanc (idée de M. Deroubaix) puisse servir de base

de travail aux élus, auprès des décideurs de notre institution, France Galop,

mais également des décideurs politiques et administratifs à tous les niveaux et

en tous lieux… Des "états généraux" que nous devrons élargir à tous

les intervenants de la filière, les propriétaires sans lesquels les courses

n’existeraient pas, mais bien évidemment aux entraîneurs… Au-delà, nous savons

bien que des liens nous unissent à nos amis éleveurs de trotteurs, qui, comme

nous, élèvent des chevaux de course et pour certains, également, des galopeurs…

3/

COMMENT VOYEZ-VOUS L’EVOLUTION DES PRIMES DANS LES ANNEES A VENIR ?

Il ne

faut pas se voiler la face, l’argent généré par la filière courses en France

doit avant tout revenir à cette filière et bien évidemment à ce qui en est la

base, les éleveurs en France. Cet ensemble doit se protéger afin de perdurer.

Partant de la constatation que l’on a besoin de tout le monde, que la chance

française est dans la diversité, il convient d’intervenir partout, pour que les

primes aillent pour l’essentiel à des chevaux nés et élevés en France. Jusqu’à

présent et tant que le refus du clonage préside aux destinées de l’élevage du

cheval de course, je fais confiance aux aléas de la génétique afin de garantir

à chacun la production d’un crack. Évitons donc toute catégorisation des

juments à priori. Et puis, après tout, nous avons besoin de ces chevaux moyens,

médiocres, qui font notre joie et celle des spectateurs des hippodromes de

province, en moyenne souvent plus nombreux que ceux d’hippodromes médiatisés.

Ils méritent tout comme les autres ces aides que sont les primes aux

propriétaires et éleveurs.

 

IAN D.

KELLITT

1/

POURQUOI AVEZ-VOUS DECIDE D’ETRE CANDIDAT AU COMITE DU SYNDICAT DES ELEVEURS?

QUELLE EST VOTRE MOTIVATION ? QUEL EST LE SENS DE VOTRE CANDIDATURE ?

Je suis

d’origine britannique et résident en France depuis vingt ans – dont quinze

comme propriétaire et éleveur. Je voudrais contribuer à donner une visibilité

plus internationale à notre syndicat et développer les aides proposées à nos

membres afin qu'ils obtiennent une meilleure exposition auprès des marchés

britannique et irlandais. Dans ce même contexte international, le développement

des hippodromes français doit générer un contraste avec leurs homologues

britanniques et il apparaît nécessaire de commencer un dialogue avec France

Galop afin d'étudier comment améliorer significativement l’affluence actuelle –

surtout en région parisienne parce que l’amélioration des recettes commerciales

est dans notre propre intérêt.

2/ SI

VOUS ETES ELU, QUELLE SERA LA PREMIERE PROPOSITION QUE VOUS SOUMETTREZ AU VOTE

DU COMITE DU SYNDICAT ?

Êtes-vous

d’accord avec le fait que le manque de spectateurs sur nos hippodromes (surtout

en région

parisienne)

est une honte collective pour l’hippisme français ? Si oui, donnez-vous

l’accord de créer un sous-comité pour étudier ce problème et que les

recommandations de ce comité (après acceptation par le comité général) puissent

être présenté a France Galop ?

3/

COMMENT VOYEZ-VOUS L’EVOLUTION DES PRIMES DANS LES ANNEES A VENIR ?

Le

système des primes ne doit pas seulement être protégé mais aussi amélioré si le

budget le permet  (voir aussi mon point

sur les recettes France Galop). Il y a deux points en particulier que je

voudrais examiner.  D’abord le nouveau

système des "super" primes pour juments black-type – comment

jugeons-nous son succès ? Faut-il le maintenir, l’abandonner ou l’agrandir et

sur quels critères ? Deuxième point, c’est la structure existante qui donne

beaucoup aux grands éleveurs. Pouvons- nous considérer qu'il serait possible

d'introduire des plafonds afin d'améliorer les primes aux éleveurs plus

modestes, et ce, sans effets négatifs sur la qualité de l'élevage français ?

 

JEAN-PIERRE

QUINSON

1/

POURQUOI AVEZ-VOUS DECIDE D’ETRE CANDIDAT AU COMITE DU SYNDICAT DES ELEVEURS?

QUELLE EST VOTRE MOTIVATION ? QUEL EST LE SENS DE VOTRE CANDIDATURE ?

Parallèlement

à mon métier de journaliste médical et de grand reporter à France Télévisions,

j’ai eu la chance de vivre presque toutes les situations que peut offrir le

monde des courses. Gentlemen-rider puis éleveur sans sol, puis propriétaire,

puis éleveur avec sol, et bien sûr aussi journaliste hippique à l’origine des

cassettes puis des DVD sur les courses et l’élevage depuis 1982 ! Dans tous ces

domaines j’ai connu de grandes joies. Et pourtant, indiscutablement, c’est la

position d’éleveur qui m’a le plus passionné. Faisant partie du comité sortant

depuis mars 2010, et ayant assisté à toutes les séances, j’ai pu apprécier les

potentialités de cette instance pour peu qu’elle soit unie et orientée vers

l’intérêt général. C’est donc sous le signe de ces expériences, de l’assiduité,

de l’unité et de l’efficacité que je place ma candidature.

2/ SI

VOUS ETES ELU, QUELLE SERA LA PREMIERE PROPOSITION QUE VOUS SOUMETTREZ AU VOTE

DU COMITE DU SYNDICAT ?

À chacun

ses compétences, et puisque je suis un des rares candidats à en avoir dans ce

domaine, c’est bien sûr à la communication du syndicat que je m’intéresserai en

priorité. Même si beaucoup a déjà été fait ; on peut encore largement

progresser. À l’heure du numérique, ma première proposition serait de faire un

recensement précis et exhaustif de tous les éleveurs du syndicat en matière

d’informatique et proposer à tous une mise à niveau minimum (pourquoi pas grâce

à des stages organisés par région par le syndicat). Il en résulterait à terme

une grande source d’économies et d’efficacité. De même, le site internet du

Syndicat devrait être plus réactif (mise à jour quotidienne) et permettre une

communication permanente entre le Syndicat et tous ses membres. Enfin puisque

les propriétaires sont l’avenir des éleveurs, il faudrait renforcer la synergie

avec France Galop dans la recherche de ceux-ci.

3/

COMMENT VOYEZ-VOUS L’EVOLUTION DES PRIMES DANS LES ANNEES A VENIR ?

Éleveur

depuis 28 ans, j’ai connu de nombreux régimes de primes. Dans l’ensemble,

l’évolution a été plutôt favorable, et il faut en remercier les multiples

comités qui nous ont précédés. Pour l’avenir, il faudra donc d’abord être très

vigilant pour préserver les acquis. Ensuite, le système pourrait être encore

amélioré.  D’abord en évoquant une

éventuelle progressivité des primes entre conçus et non conçus ; ensuite en

revoyant le système des primes à l’étranger.