Origine de la prime à l’éleveur

Autres informations / 04.02.2011

Origine de la prime à l’éleveur

Guy

Thibault, historien des courses – dont le quatorzième livre 70 Ans au Galop va

paraître ce mois-ci – nous a fait parvenir deux observations à propos de notre

article publié hier sous le titre "La grande histoire des primes".

L’origine de la prime à l’éleveur remonte en réalité à 120 ans. Elle est la

conséquence d’une lettre "d’un vétéran éleveur" publiée dans Le

Sport, le 5 octobre 1881, demandant que les éleveurs, qu’ils cèdent ou non leur

produit, conservent un intérêt matériel sur lui, trouvant ainsi « une

compensation à tant de déboires et une satisfaction d’amour-propre bien

légitime. » Cette assistance sera effective en 1890, quand une prime "à

l’éleveur propriétaire de la mère à la naissance du produit" va être

accordée – sous certaines conditions et à des taux variables – successivement

en 1890 par la Société des steeple-chases de France, en 1892 par la Société

sportive d’encouragement et seulement en 1900 par la Société d’encouragement

qui privilégiait jusqu’alors l’aide au propriétaire. En 1916, quand Maurice de

Gasté fonde le "Syndicat des éleveurs-vendeurs de chevaux de sang",

il existe depuis dix ans un autre syndicat créé le 30 octobre 1906 ayant pour

nom "Syndicat des éleveurs de chevaux de pur sang en France"

réunissant deux associations d’éleveurs créées au printemps. Ce syndicat nomme

comme président Edmond Blanc. À sa mort, fin 1920, son successeur fut le

marquis de Nicolay. Les deux syndicats vont vivre côte à côte, l’aîné groupant

principalement les propriétaires-éleveurs, le benjamin– témoignant son

appellation – les éleveurs-vendeurs. Ce n’est que durant la Seconde Guerre

mondiale, le 16 janvier 1943, que les deux syndicats fusionneront et adopteront

le nom de "Syndicat des éleveurs de chevaux de sang de France".

Maurice de Gasté en fut le président, avec comme président adjoint, Armand

Achille-Fould. En juillet 1945, Maurice de Gasté quitta sa charge en raison de

son âge, et Jean Desbons fut élu président. Lui succédèrent Paul Dubosq, Pierre

de Gasté, Guy de Rothschild, Pierre Ribes, Jean-Marie Mercier, Michel

Henochsberg, Charles-Henri de Moussac et Bernard Ferrand.