Dubaï kahayla classic (gr1 pa) : seraphin du paon, un temperament de gagneur

Autres informations / 26.03.2011

Dubaï kahayla classic (gr1 pa) : seraphin du paon, un temperament de gagneur

Même si

son entraîneur Philippe Barbé craignait son caractère un peu bouillant,

Seraphin du Paon (Akbar) n’a cessé de montrer sa qualité depuis ses débuts dans

le Golfe, la plus récente preuve étant la démonstration qu’il a réalisée dans

la H.H. President’s Cup (Gr1 PA), le 6 février dernier, sur les 2.200m de la

piste en gazon d’Abu Dhabi. Si l’hippodrome de la capitale des Émirats arabes

unis est le théâtre des meilleurs chevaux arabes durant la saison hivernale

dans les pays du golfe Persique, on pouvait donc espérer une nouvelle bonne

prestation de Seraphin du Paon, cette fois sur la piste de Meydan. L’entraîneur

français n’avait d’ailleurs pas caché ses ambitions dans les colonnes des

quotidiens émiratis. Confié une nouvelle fois à Olivier Peslier et avec le n°

13 dans les stalles, il a été détendu à l’arrière-garde, avant de venir porter l’estocade

dans les derniers cinquante mètres à l’élève d’Eric Lemartinel, Nieshan

(Akbar), qui semblait parti librement vers la victoire. En s’imposant de belle

manière dans cette épreuve, Seraphin du Paon s’affirme comme le meilleur

pur-sang arabe du moment. Nieshan, lauréat de la préparatoire, le Al Maktoum

Challenge Round 3 (Gr1 PA) au début du mois, et le champion No Risk al Maury

(Kesberoy) complètent le podium. Trois "FR" au sommet de la

discipline, les deux premiers étant entraînés par des professionnels tricolores

: "une habitude!", vous diront les plus fins observateurs de la race.

LES

COULEURS DU PRESIDENT DES EMIRATS ARABES UNIS

Seraphin

du Paon porte également au sommet les couleurs du président des Émirats arabes

unis, Son Altesse Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, qui n’avait plus figuré

au palmarès de cette épreuve depuis la première victoire d’un cheval français,

Magic de Piboul (Dormane), déjà confié à Olivier Peslier, en 2001 ! Une

victoire qui ravit son entourage, à commencer par son entraîneur Philippe

Barbé, installé depuis seulement huit mois à Abu Dhabi et très ému numéro dans

les stalles de départ, et je dois avouer que j’étais très nerveux lorsqu’ils

sont entrés dans la ligne droite. C’est un finisseur, certes, mais aujourd’hui,

il était vraiment loin derrière. Ce fut un final très excitant, et je suis

heureux que cela ait tourné en notre faveur. Ce fut un moment intense. Cela

fait très longtemps que je n’avais pas gagné une telle course. Je suis vraiment

ravi, et Olivier Peslier l’a monté brillamment. » En effet, son jockey Olivier

Peslier semblait serein après la course : « Je préfère le monter de manière

relaxe à l’arrière-garde, en queue de peloton. Si je le détends bien, je sais

qu’il va bien finir. Je ne voulais donc pas qu’il vienne trop tôt et qu’il

s’arrête. Nous avons eu beaucoup d’espace pour venir dans la ligne droite, et

il a terminé très fort. » Pour Éric Lemartinel, entraîneur de Nieshan, arrivé

deuxième, l’heure était au fatalisme et il reconnaissait, beau joueur : « Nous

avons été battus par Seraphin du Paon auparavant, et nous savions que c’était

le cheval à battre.  Nieshan devait

prendre les devants, il n’a pas vraiment eu le choix, mais il l’a bien fait.

Nous ne sommes battus que d’une longueur. Je suis également content de la 4e

place d’Albar Lotois, qui a bien couru pour venir la prendre. »