Faibles allocations en angleterre : godolphin et richard hannon boycottent les courses

Autres informations / 25.03.2011

Faibles allocations en angleterre : godolphin et richard hannon boycottent les courses

On sait

qu’en Angleterre, les allocations sont bien plus faibles qu’en France,

notamment concernant les maidens et les petits handicaps. Cela amène quelques

entraîneurs, comme Mark Johnston, à traverser la Manche pour venir courir leurs

chevaux à Deauville en ce moment. Depuis quelques jours, quelques voix

s’élèvent contre ce problème récurrent des faibles allocations. Après le signal

d’alarme déclenché par The Horsemen’s Group (association des propriétaires, des

entraîneurs, des jockeys et des éleveurs outre-Manche), certains acteurs du

monde hippique britannique ont décidé de ne pas courir tant que la situation n’aura

pas évolué. Cela a commencé par Godolphin, qui a déclaré par l’intermédiaire de

Simon Crisford mercredi qu’aucun cheval ne serait engagé dans les épreuves dont

l’allocation n’est pas jugée comme "décente" : « Nous soutenons The

Horsemen’s Group et nous n’allons pas courir dans ces épreuves insuffisamment

dotées. Ce sujet touche toutes les écuries et les propriétaires et aussi en

particulier le personnel qui travaille dur et mérite un salaire décent. Avec un

niveau si faible d’allocation, cela n’est pas possible d’y arriver. Si on ne

trouve pas de solution en Angleterre, beaucoup de gens iront s’installer

ailleurs, à l’étranger. Beaucoup de propriétaires, comme nous par exemple, ne

courent pas pour l’argent. Mais nous avons bien conscience que les dotations ne

sont pas uniquement pour les propriétaires. Elles servent avant tout à financer

la filière de l’industrie hippique britannique et tous ceux qui y travaillent.

Nous [Godolphin, ndlr] adorons les courses en Angleterre et notre base de

Newmarket. Mais si la situation n’évolue pas, c'est-à-dire que si les courses

n’ont pas un niveau d’allocation approprié, nous pourrions à partir de l’été

aller nous installer ailleurs. Beaucoup de nos bons chevaux, comme Poet’s Voice

ou Rewilding sont actuellement à Dubaï. Il y a des courses pour eux en

Angleterre, mais ils pourraient ne pas revenir si la situation ne change pas. »

Richard Hannon a suivi cette fronde et a annoncé sur son site internet qu’il

n’allait pas engager de chevaux lors des réunions en semi-nocturne de Windsor,

un hippodrome où il est pourtant tête de liste : « Je ne suis pas engagé dans

les actions politiques dans les courses, mais je soutiens totalement l’action

de Godolphin. Un cheval à l’entraînement coûte environ 17.000 £ par an pour un

propriétaire. Avec la baisse des allocations, cela devient vraiment trop

difficile pour les propriétaires de s’en sortir. J’ai rarement manqué des

réunions de courses du lundi soir à Windsor, mais, à moins que mes

propriétaires n'insistent lourdement, je ne présenterai aucun cheval lors de la

première réunion et cela devrait se poursuivre lors des soirées

suivantes.Windsor est un champ de course où je connais beaucoup de réussite.

Prendre cette décision ne s’est pas fait à la légère. Mais, parfois, il faut

savoir dire stop.