Les courses sont plus fortes que les autres sports ! par mayeul caire

Autres informations / 03.03.2011

Les courses sont plus fortes que les autres sports ! par mayeul caire

L’actualité

institutionnelle de ces dernières semaines a été riche avec, notamment, la

campagne pour l’élection au comité du Syndicat des éleveurs et quelques

ajustements dans le code des courses au galop. 

Sur l’élection au comité du Syndicat des éleveurs, je me suis toujours

gardé de faire des commentaires personnels dans JDG, mais je reprendrai ma

liberté de parole une fois l’élection terminée. JDG s’en est donc tenu à un

traitement purement factuel et objectif, en donnant la parole aux candidats qui

le souhaitaient. La plupart d’entre eux ont parlé ; c’est un deuxième signe de

vitalité politique (le premier était le nombre record de candidats). Espérons

que dimanche nous apportera un troisième signe de vitalité avec un taux de

participation record. Je crois me souvenir que, lors de la dernière élection,

700 personnes avaient voté. Nous saurons dimanche si ce chiffre est, ou non, en

progression. Le code des courses a évolué, car la loi du 12 mai l’y obligeait.

Certes, il est désormais écrit que les professionnels n’ont le droit de parler

qu’au propriétaire du cheval concerné et à la presse. Mais, dans les faits, il

paraît évident que France Galop fera preuve de bon sens et ne pourchassera pas

les entraîneurs ou les jockeys qui répondraient à l’interpellation d’un des

rares turfistes qui font encore l’effort de se rendre sur un hippodrome…Une

autre nouveauté est l’interdiction des tombés-remontés. La motivation de cette

évolution est qu’un jockey tombé doit obligatoirement passer devant une

autorité médicale s’il veut pouvoir remonter. Or, sur un plan strictement

pratique, il était difficile d’organiser le déplacement d’un médecin sur la

piste, pour une visite médicale express avant de se remettre en selle ! La

réforme du statut d’agent de jockeys est officiellement en vigueur depuis le

1er mars. Mais elle pourrait encore évoluer, car certaines dispositions

seraient difficilement applicables. Le sujet progresse à France Galop et nous

vous en tiendrons informés en primeur, comme toujours. Mais, pour moi, la plus

grande nouvelle institutionnelle de ce début d’année est ailleurs. Elle tient

en un tout petit tableau et quatre chiffres : Étonnant ? Pas pour moi. Au

risque de me répéter, j’ai toujours écrit qu’il n’existait, dans le monde,

aucun pays où les trois formes de jeux d’argent "grand public" (paris

sportifs, courses et loterie) fonctionnent bien. Un des trois est toujours plus

modeste. Or, en France, nous vivons dans une longue tradition de loterie et de

pari hippique. Il était donc logique que les paris sportifs aient du mal à

s’implanter. D’autre part, je suis convaincu que le parieur français aime jouer

2 euros pour en gagner 2 millions. C’est le modèle du Quinté Plus et du Loto ;

pas celui des paris sportifs. L’exception, c’est le poker – mais là, on est

bien plus face à un jeu de société qu’à un pari solitaire, ce qui change tout

quant aux motivations. Et enfin, dans la victoire des courses sur les paris

sportifs, ne négligeons pas le grand, grand, grand talent des équipes du PMU.

Ceux qui se moquaient du PMU, en le qualifiant de vieille dame endormie,

s’étaient lourdement trompés. Et il n’est pas encore venu le temps où les

bookmakers aux dents longues et aux idées perverses viendront danser sur son

cadavre. Juste une petite pondération pour finir : les mois hivernaux ne sont

pas les plus propices aux événements sportifs. Il faudra donc attendre quelques

mois avant d’avoir confirmation des chiffres actuels.