Henri poulat : « c’etait une joie extraordinaire ! »

Autres informations / 09.04.2011

Henri poulat : « c’etait une joie extraordinaire ! »

Vingt

quatre heures après le triplé historique de son élève, Big Buck’s, (Cadoudal)

dans le Liverpool Hurdle (Gr1), qui faisait suite à un résultat similaire

enregistré dans le World Hurdle (Gr1) de Cheltenham, Henri Poulat est revenu

avec nous sur la brillante victoire du crack, à Aintree mais également sur son

élevage et sur sa réussite.

JDG -

QU’AVEZ-VOUS RESSENTI LORSQUE BIG BUCK’S S’EST IMPOSE POUR LA TROISIEME FOIS

DANS LE LIVERPOOL HURDLE ?

Henri

Poulat - C’était une joie extraordinaire! On ne peut rien dire de plus sur lui,

tout a déjà été dit. Sa victoire à Aintree était encore plus impressionnante

cette année. Il a gagné au canter. Toute la ligne droite, Ruby Walsh avait les

bras sur l’encolure. C’est exceptionnel.

VOUS

ETES-VOUS DEJA RENDU EN ANGLETERRE POUR VOIR COURIR BIG BUCK’S ?

J’y

étais allé une fois. C’était à Newbury [lors du Hennessy Gold Cup Chase 2008,

Gr3, ndlr] et son jockey était "passé par la fenêtre". Je n’y suis

jamais retourné ensuite. Je n’ose pas. Je suis devenu un peu superstitieux...

PENSEZ-VOUS

QUE S’IL ETAIT RESTE A L’ENTRAINEMENT, EN FRANCE, IL AURAIT PU AVOIR UNE

CARRIERE SIMILAIRE ? 

Une

bonne question ! Difficile toutefois d'y répondre... Je dois avouer que je ne

sais pas s’il aurait eu la même carrière. Néanmoins, à Auteuil, il a prouvé sa

qualité, dans sa jeunesse. Cela reste donc délicat d'être affirmatif...

PETIT

RETOUR EN ARRIERE : COMMENT ETAIT BIG BUCK’S LORSQU’IL EST NE ?

Il était

superbe. Nous n’avons jamais eu de problèmes avec lui, excepté à Auteuil, où il

était devenu un peu capricieux. En effet, il était impossible de le seller dans

son box. Il fallait le sortir pour cela.

COMMENT

ETES-VOUS DEVENU PROPRIETAIRE?

Je

suivais déjà les courses depuis longtemps. Puis j’ai eu des chevaux avec trois

associés puis plus que deux et enfin seul. J’ai eu notamment la soeur de Buck’s

(Le Glorieux), qui a remporté huit courses : Buck’s Glory (Le Glorieux). Comme

Buck’s a gagné à Auteuil et qu’elle possédait un beau "cadre", je

l’ai conservée pour l’élevage. J’ai aussi gardé Buck’s Boom (Cadoudal),

deuxième du Prix Cambacérès (Gr1), même si les anglais m’ont fait une offre

importante. Je souhaitais en effet le voir courir à 4ans. Mais il a connu un

souci de santé et nous l'avons conservé comme étalon.

Quels

Sont Vos Poulinières ?

J’ai

notamment Buck’s qui a eu un produit de Nickname. Elle va retourner à cet

étalon. J’ai également une autre femelle de la famille de Big Buck’s, pleine de

Poliglote (Sadler’s Wells), qui devrait elle aussi aller à Nickname.

COMMENT

CHOISISSEZ-VOUS VOS ETALONS ?

J’avais

choisi Cadoudal (Green Dancer) pour Buck’s car il était le meilleur étalon à

l’époque. C’est aussi simple que cela. A la mort de Cadoudal, j’ai été à

Turgeon (Caro). Et désormais, j’ai une part de Nickname.

OU

ELEVEZ-VOUS ?

Je suis

éleveur sans sol. J’ai élevé au départ au Haras de Rabodanges, seul. Je suis

maintenant au Haras de la Londe, à Blonville.