Hommage a claude cohen

Autres informations / 21.04.2011

Hommage a claude cohen

Jeudi, à

Auteuil, tous les représentants de Claude Cohen étaient non-partants. Ce

propriétaire d’origine tunisienne nous a quittés dans la nuit de mardi à

mercredi, emportés par la maladie à 79 ans. Tous ceux qui ont tenu à lui rendre

hommage le décrivent de la même façon : « C’est un homme qui a toujours aidé

les entraîneurs, leur donnant de bons coups de pouce quand ils en avaient

besoin. » Tête de liste en obstacle en 1996, Claude Cohen a fait courir dans

les trois disciplines. De Vincennes à Longchamp en passant par Auteuil, sa

casaque rouge à ceinture jaune a brillé sur beaucoup d’hippodromes, comme son

élevage. À sa famille et ses proches, Jour de Galop adresse ses plus sincères

condoléances.

UN

PROPRIETAIRE QUI AIMAIT LES TROIS DISCIPLINES

Beaucoup

de champions ont effectué leur carrière ou une partie sous la casaque de Claude

Cohen. Si l’on devait en citer par disciplines, il faudrait citer le crack des

fences anglais Kauto Star (Village Star), qui a couru en France sous ses

couleurs, Louise Laukko (Fly Caster), championne au trot qu’entraînait Anders

Lindqvist qui a couru deux Prix d’Amérique, et Never Forget (Westerner), sa

dernière championne qu’il avait aussi élevée avec Élie Lellouche. L’an dernier,

elle a remporté le Prix de Malleret (Gr2).

LES

CHEVAUX MARQUANTS DE CLAUDE COHEN

La

casaque de Claude Cohen était très aimée des turfistes. Dans les travées des

champs de course, des turfistes aguerris avaient par exemple noté qu’elle

réussissait particulièrement bien, en plat, 

lorsque le terrain était lourd ! Une anecdote amusante qui montre que la

casaque Cohen était familière des parieurs… En plat, en obstacle et au trot,

plusieurs chevaux ont brillé au plus haut niveau avec des éléments comme :

Sadaka, Svedov, Jazz des Mottes, Hespoir d’Aurély, Jameson Kid, El Paradiso,

Mobi, Mercelino, Mercelin,

Jory du

Beauvoisin, Loup Brave, Golani, As des Carrés, et de nombreux "Sivola"…Au

total, sa casaque a passé le poteau en tête à plus de 650 reprises.

 

ILS

PARLENT DE CLAUDE COHEN…

CLAUDE LELLOUCHE

« J’ai

connu Claude Cohen il y a plus de quarante ans. Je me suis occupé de son écurie

et de ses achats et ventes de chevaux. Aujourd’hui, tout le monde le décrit

comme quelqu’un qui aidait les autres. C’est bien le cas. Ce n’est pas parce

qu’il est parti que tout le monde dit cela. Claude Cohen, c’était une manne qui

tombe du ciel. Il a aidé beaucoup d’entraîneurs et aimait faire plaisir aux

gens autour de lui. Il adorait les chevaux et a fait énormément pour tout le

monde. Je l’ai introduit dans le monde du trot et il s’est mis à aimer cela. Il

a d’ailleurs eu plusieurs bons trotteurs. Il allait régulièrement aux courses et

était fier de son élevage, qu’il avait débuté avec des juments de petite

souche, sans beaucoup de "papier". Pourtant, il a réussi à faire

naître plusieurs chevaux de niveau classique. La casaque de Claude Cohen va

nous manquer et d’autant plus que personne dans son entourage ne s’annonce pour

prendre sa succession dans les courses.»

ELIE

LELLOUCHE

« Quand

je me suis installé comme entraîneur en 1978, il m’a beaucoup aidé. Auparavant,

quand j’étais jockey, j’avais monté pour lui. Nous avions des liens assez forts

et, dès mes débuts, il m’a mis des chevaux à l’entraînement. C’était il y a

maintenant quarante ans… C’était un homme adorable, qui avait une vraie passion

des courses. Il avait sa table à Saint-Cloud et était toujours là à Deauville.

Il suivait cela de très près et a su donner de bons coups de main à des

entraîneurs. Pour lui, j’ai entraîné en plat mais aussi en obstacle et j’ai

aussi élevé avec lui. Il aimait les défis et pour lui, les courses étaient un

hobby. C’est un propriétaire irremplaçable avec lequel j’avais des relations

qui allaient bien au-delà des simples relations propriétaire-entraîneur. »

MARCEL

ROLLAND

« Claude

Cohen était un grand sportman, qui adorait les courses. Il y a beaucoup de gens

dans la profession qui peuvent le remercier. Jusqu’au dernier moment, malgré sa

maladie, il venait aux courses. C’était un homme qui avait la passion des

courses, pour qui j’ai eu la chance d’entraîner plusieurs bons chevaux comme

Hespoir d’Aurélie. »