Un an apres nathalie desouter, elise chavrigues brigue la prisidence

Autres informations / 17.04.2011

Un an apres nathalie desouter, elise chavrigues brigue la prisidence

Élise  Chayrigues,  bien- tôt  31  ans,

 fait  partie des  jockeys  en  forme du  moment.  Elle  est déjà  titulaire  de    neuf

succès,  en  obstacle, depuis le début de l’an- née,  pour  vingt-neuf montes  [dont  douze places,  ndlr].  Après s’être  essayée  au concours  hippique, c’est  son  père,  l'entraîneur André Chayrigues, qui  la  "pousse"  à s’orienter  vers  les courses.  « Il disait  que le concours coûtait trop cher  pour  ne

 pas  rapporter grand-chose... », avoue-t-elle,  en  sou-

riant.  À  16  ans,  Élise  obtient  sa  licence  de  cavalière  et continue, en parallèle, des études de commerce.

C’est en 2005  qu’elle  devient  jockey  professionnel.  Elle  travaille d’abord chez son père puis "rentre"

chez Laurent Viel, en septembre  2007.  Depuis,  elle  a  cumulé  cinquante-cinq gagnants  en  plat

 et  obstacle.  D’ailleurs,  son  employeur, Laurent Viel, ne tarit pas d’éloges

à son sujet : « J’ai pour- tant été le premier à essayer de la dissuader de monter

en compétition. Maintenant, je suis le premier m'attacher ses services ! Elle donne

toujours de bons parcours à ses chevaux et elle ne leur inflige pas de courses dures.

De plus elle s’entend souvent bien avec des chevaux "compliqués" que je

ne peux pas confier à tous les jockeys du sexe présumé  fort.  Je  suis

 content  de  ce  qui  lui

 arrive  en  ce

moment et je suis ravi de pouvoir lui faire monter le Prix du Président   de   la

  République,   dimanche   prochain.   » Effectivement, après avoir remporté le quinté,

à Enghien, lundi  dernier,  associé  à  mick 

cléopâtre,  pour  ce  même

Laurent   Viel,   c’est   dans   le   Prix   du   Président   de   la

République  (Gr3)  qu’elle  prendra  le  départ,  demain,  en selle sur  mick Passoa 

(Jimble), récent deuxième du bon Porto Rico (Vidéo Rock). Une expérience

qu’elle a hâte de vivre : « Je suis ravie de pouvoir monter cette course avec

un cheval que je connais bien. De plus, la propriétaire est une  très  bonne  amie.  On  va  tout  faire  pour  que  cela  se

passe  bien...  » 

L’année  dernière  le  grand  handicap  des steeple-chasers  est  revenu  pour  la

 première  fois  à  une femme.  Nathalie  Desoutter  s’y  était  imposée  associée  à Rescato 

de  l’Oust  (Maresca  Sorrento).  Elle  tente  d’ail- leurs à nouveau sa chance.