Analyse du catalogue : les indicateurs objectifs en progression

Autres informations / 21.08.2011

Analyse du catalogue : les indicateurs objectifs en progression

Les

statistiques permettent de comparer objectivement la qualité du catalogue, en

terme de pedigrees, par rapport à l’an dernier. Les chiffres ne trompent pas :

en 2011, ils sont clairement en progression par rapport à 2010.

 

DES

ETALONS DE PREMIERE PRODUCTION TRES ATTENDUS

Les

produits des étalons de première production sont toujours regardés avec une

attention particulière. Le souvenir du père est encore assez frais dans les

esprits et les comparaisons, avec leurs produits, se font naturellement. Cette

année, onze étalons voient leurs premiers "rejetons" passer sur le

ring. Certains d’entre eux ont été de grands champions sur la piste et ils sont

par conséquent encore plus attendus dans leur nouvelle carrière. Ces nouveaux

sires sont par exemple Henrythenavigator (Kingmambo), Falco (Pivotal), Literato

(Kendor), New Approach (Galileo), Raven’s Pass (Elusive Quality) ou encore

Tamayuz (Nayef).

 

HUBERT

GUY : « LES PRODUITS DE RAVEN’S PASS SONT TRES INTERESSANTS »

Vainqueur

de Gr1 en Angleterre et aux États-Unis (Breeders’ Cup Classic, ndlr), Raven’s

Pass est très chuchoté au sein des acheteurs. « Ses produits sont très

intéressants, ils sont assez signés par Raven’s Pass, qui était un excellent

cheval de course, confie Hubert Guy. Il a gagné à Ascot, face à des champions,

et a réalisé un temps record dans le Breeders’ Cup Classic. Je n’ai pas encore

tout vu mais ceux que j’ai regardés m’ont bien plu. » Le coup de coeur du plus

américain des courtiers français a été un mâle de Henrythenavigator. « Le

poulain présenté par le haras du Cadran est magnifique et je pense que personne

ne pourra dire le contraire. Ses produits ressemblent au père pour la plupart :

ils sont assez fins et élégants. Il y a aussi une pouliche de Mount Nelson qui

m’a tapé dans l’oeil. Je suis passé devant elle alors qu’elle était présentée à

des clients et elle m’a tout de suite attiré. C’est une pouliche présentée par

le haras de Tourgéville. »

Véritable

crack sur la piste, New Approach se positionne comme l’un des premiers produits

de Galileo devenus étalons. L’année dernière, les produits de Teofilo (Galileo)

se sont bien vendus et, cette année, New Approach est encore plus attendu. New

Approach prononçait ses efforts en force. Il dégageait beaucoup de puissance,

une marque de fabrique qu’il semble transmettre à sa progéniture.  « J’aimais beaucoup ce cheval de course et il

faut reconnaître que ses produits sont déjà assez puissants. »

 

GHISLAIN

BOZO : « IL NE FAUT PAS AVOIR D’A PRIORI AVEC LES NOUVEAUX ETALONS »

Aussi

bons aient-ils été en compétition, les jeunes étalons ont à nouveau tout à

prouver une fois entrés au haras. Leur patrimoine génétique et leur qualité sur

la piste sont logiquement de sérieux atouts, mais ils restent tout de même une

prise de risque pour les acheteurs. « Avec les nouveaux étalons, on n’a aucune

référence, nous a dit Ghislain Bozo. C’est une prise de risque qu’il faut

assumer mais qui ne doit pas être surpayée. Je pars du principe qu’il ne faut

pas avoir d’a priori avec ces étalons, même s’ils étaient considérés comme

moyens. On les regarde forcément plus attentivement en prenant comme repère ce

que l’on connaît déjà d’eux, leur famille et ce que l’on a retenu d’eux. De

ceux que j’ai pu observer, j’ai bien aimé les produits de Raven’s Pass et de

Duke of Marmalade. »

 

LAURENT

BENOIT : « EN TOUTE LOGIQUE, LES FILS DE GALILEO DEVRAIENT ETRE BIEN REÇUS »

Bon

nombre des étalons qui ont des yearlings de première production représentent la

génération des chevaux nés en 2005. C’est le cas notamment pour Raven’s Pass,

New Approach ou encore Henrythenavigator. Ces trois chevaux étaient de

véritables champions sur la piste et ils cherchent désormais à se révéler au

haras. New Approach est le fils de Galileo, un étalon qui devient

incontournable sur la planète turf. Comme Teofilo, l’année dernière, il devrait

bénéficier de l’aura de son père. « En toute logique, les fils de Galileo

devraient être bien reçus. Je ne suis pas un "excité" des étalons de

première production mais je fais très attention à leurs produits. Il faut dire,

que cette année, il y a une nouvelle génération de chevaux qui étaient des

champions. Il y a peu de produits de Henrythenavigator mais j’ai vu une belle

pouliche présentée par le haras des Capucines, avec des origines américaines.

Le poulain du Cadran est aussi très bien. » Du côté des sires français, Laurent

Benoît a été séduit par les produits de Literato, l’étalon du haras de la

Reboursière et de Montaigu. « Je trouve ses produits très "course".

Ils m’ont causé une très bonne impression. »

 

DU COTE

DES VENDEURS

MICHEL

ZEROLO (HARAS DES CAPUCINES)

« Depuis

hier, nous avons eu un flux très constant de visites, et déjà de vétérinaires,

même si cela devrait s’intensifier dimanche et lundi matin. Nous avons eu

surtout des étrangers, et pas assez de Français, ce qui est dommage. Le

catalogue est de très bonne qualité avec un large choix d’étalons et des

poulinières dotées de pedigrees très intéressants. Les efforts de prospection

d’Arqana ont payé ! Même si la conjoncture mondiale n’est pas bonne, comme

depuis plusieurs années, la vente de Saratoga de NY Bred, la plus

représentative, s’est achevée avec une hausse de près de 50% du CA. C’est un

signe positif pour nous et cela montre que le pur-sang, en ces temps de crise,

peut être considéré comme une valeur refuge, et pas uniquement une valeur

spéculative. Enfin, il y a un gros buzz autour du nouvel établissement, qui est

fantastique et pour lequel on peut réellement féliciter les équipes d’Arqana.

Les gens sont toujours plus enclins à être aventureux quand ils sont dans un

tel endroit. Je suis donc positif. Les chevaux sont là, ils sont bien, il

faudrait vraiment être très malchanceux pour que cela se passe mal ! »

 

ERIC

LHERMITE (HARAS DE GRANDCAMP)

« C’est

la première fois que nous présentons autant de yearlings en août. C’est un

signe que mes clients habituels ont augmenté leurs effectifs et ont fait des

efforts sur les saillies pour suivre la demande. Il suffit de regarder les

origines du lot que nous présentons: je n’ai jamais eu autant de yearlings avec

des origines étrangères. Le fait que les visites aient débuté dès le vendredi

nous permet de travailler plus sereinement. Il y a moins d’agitation. De même,

le nouvel établissement, qui est une vraie réussite, est beaucoup plus

confortable pour tout le monde. On a envie de rester dans la salle ! La qualité

du catalogue au niveau des pedigrees me semble similaire à celle des années

précédentes. Mais, tant que le marteau n’est pas tombé, on ne peut pas savoir

comment la vente va se dérouler. Prenez l’exemple de l’an dernier : c’est parti

très mollement avant de très bien se terminer. Donc, en ce qui me concerne, je

vis les ventes numéro par numéro… Il est bien difficile de faire des

prévisions… »

 

NICOLAS

DE CHAMBURE (HARAS D’ETREHAM)

« Le

changement dans les dates des ventes étale les visites et nous permet de

travailler de façon plus confortable et sereine. C’est mieux pour les hommes

comme pour les chevaux. Mais, de ce fait, aujourd’hui, il est encore un peu tôt

pour se prononcer. Les deuxièmes visites et le passage des vétérinaires

n’auront lieu que dimanche. Pour le moment, nous avons vu pas mal de monde,

avec une présence internationale intéressante. Il est certain que le nouvel

établissement apporte un service en plus. C’est le genre de détails qui confère

une ambiance positive dans les ventes. »

 

CHARLES-HENRI

DE MOUSSAC (HARAS DU MEZERAY)

«

Globalement, le catalogue me semble de bonne facture. J’ai surtout regardé les

pouliches et les modèles sont très sérieux. La qualité est là. Nous avons, en

ce qui nous concerne, un lot très homogène, sans véritable star peut-être. Pour

le moment, nous avons eu beaucoup de visites, surtout de courtiers,  les entraîneurs, notamment britanniques,

étant occupés par le meeting de York. Le nouvel établissement, qui je pense est

unique en Europe, est une excellente vitrine, vis-à-vis de la clientèle

étrangère, de la bonne santé de l’industrie du pur-sang en France. Évidemment,

la conjoncture économique n’est pas au beau fixe, mais ce n’est pas un fait

nouveau, et nous pouvons être raisonnablement confiants, tout en réfléchissant

avec lucidité à nos prix de réserve. On peut donc tabler sur une consolidation

des niveaux de prix connus l’an dernier. »