David cottin : « on a enterre trop vite un champion »

Autres informations / 07.11.2011

David cottin : « on a enterre trop vite un champion »

David

Cottin, Cravache d’or en 2009 et 2010, a remporté pour la deuxième année

consécutive le Prix La Haye Jousselin avec le même cheval, Rubi Ball (Network).

Il a également remporté le “Maurice Gillois”. Il nous a accordé un moment pour

nous en parler

JOUR DE

GALOP. – RUBI BALL, VOTRE PARTENAIRE, VENAIT DE DECEVOIR DANS LE PRIX HEROS

XII. COMMENT VOUS SENTIEZ-VOUS AVANT LA COURSE DIMANCHE ?

David

Cottin. – Je suis allé le travailler à Pau cette semaine. Je savais que le

cheval était bien. Il avait fait un excellent travail, peut-être le meilleur

qu’il ait jamais fait. Je n’étais pas inquiet sur sa forme. Les chevaux sont

comme les hommes, et ils ont le droit eux aussi à leur coup de pompe. Je trouve

qu’on a enterré trop vite un champion. Aujourd’hui, il a remis les pendules à

l’heure.

EN

EFFET, VOUS AVEZ SEMBLE DOMINER TOUT LE LONG DE LA COURSE. A-T-IL CHANGE DEPUIS

SA PREMIERE "HAYE JOUSSELIN" ?

Oui, il

est encore meilleur dans le sens où, maintenant, il est "gérable". Ce

n’est pas qu’il ne l’était pas avant, mais il était très allant. Il gagnait sur

sa classe en usant ses adversaires. Il fallait le laisser aller à sa main.

Désormais, cette classe est amplifiée par le fait qu’il s’est calmé. Il ne se

tend plus autant et se canalise facilement. Il a le mental d’un vrai champion.

VOUS

AVEZ AUJOURD’HUI REMPORTE DEUX GRS1 SUR LES TROIS AU PROGRAMME, A 20 ANS.

QUELLE SENSATION CELA VOUS PROCURE-T-IL ?

Dans la

vie, on peut toujours mieux faire, c’est sûr. Mais là, c’est génial ! C’est

pour ces moments-là que l’on fait aussi ce métier. Ce sont des moments

inoubliables.

QUE

POUVEZ-VOUS NOUS DIRE SUR VOTRE VICTOIRE AVEC HALLEY DANS LE PRIX MAURICE

GILLOIS (GR1).

Je

l’avais monté pour sa rentrée la semaine dernière. Il m’avait montré qu’il

était déjà en forme. Il n’avait pas du tout "pris dur" car c’est un

excellent sauteur et il se sort bien des terrains pénibles. D’ailleurs,

aujourd’hui, nous voulions le monter caché pour ne pas l’épuiser inutilement.

Suivre et attendre pour venir finir, c’étaient les ordres. Mais il saute

tellement bien et il a tellement d’aisance que je me suis retrouvé devant. Je

le connaissais déjà lorsqu’il était en France. C’est bon cheval. Normalement,

je serai de nouveau associé à lui à l’avenir.

EN

ANGLETERRE ? A CHELTENHAM ?

Je ne

sais pas encore. Le programme du cheval n’est pas encore exactement défini. À

priori, comme je vous disais, je vais le remonter. Maintenant, si c’est à

Cheltenham, avec plaisir !

 

UNE MERE

HEUREUSE : LYDIE COTTIN

« C’est

super, merveilleux ! On ne pouvait pas espérer mieux. Quand David monte, je ne

regarde pas la course. Je la regarde seulement après. Au début, j’avais plus

peur de la chute, toujours aujourd’hui d’ailleurs. Mais mon fils ne pense qu’à

la "gagne" dès qu’il est à cheval. Alors je fais pareil. J’essaie !

Je l’encourage tant que je peux. Je suis fière de mon fils et très heureuse. »