Vivons notre reve– par adeline gombaud-mouatadiri

Autres informations / 02.01.2012

Vivons notre reve– par adeline gombaud-mouatadiri

Après

deux semaines de pause, Jour de Galop vous revient, et au nom de toute notre

équipe, je vous souhaite une excellente année 2012. Comme depuis notre

création, en 2007, nous allons essayer cette année de continuer à améliorer

"votre" journal. L’améliorer, cela veut dire continuer à le faire

évoluer pour coller à vos attentes. En confiance et main dans la main…

UN

JOURNALISTE DE JDG EST UN SOCIOPROFESSIONNEL COMME UN AUTRE

Cela ne

fait pas tout à fait une année que j’ai rejoint l’équipe de JDG. Ce qui m’a le

plus marquée, depuis mon arrivée, c’est cette proximité avec vous, acteurs du

monde des courses. Cette proximité est notre récompense, notre moteur, et c’est

elle qui donne sa singularité au poste de journaliste à JDG. À votre contact,

j’ai appris. Parce que vous nous parlez d’égal à égal. Parce que, je l’espère

et je le crois, vous estimez que nous faisons partie de votre monde. Année

d’élections à France Galop, 2011 a – plus qu’une autre – mis en lumière les

problèmes auxquels vous êtes confrontés, et les défis qu’il va falloir relever

si nous voulons que dans cinq ou dix ans, chacun puisse encore vivre de son

activité.

UNION

SACREE AUTOUR DU PROPRIETAIRE

De tous

les échanges que nous avons eus avec vous, un thème émerge et me semble

primordial, incontournable, urgent. Le propriétaire. Ce sujet a déjà maintes

fois été traité dans JDG au cours des derniers mois, mais à l’heure des bonnes

résolutions de début d’année, il est nécessaire de l’évoquer à nouveau. Chaque

acteur de la filière a une part de responsabilité dans sa raréfaction, sans

doute, mais, plus important encore, chacun peut contribuer à sa reconquête. À

notre (petit) niveau, celui des médias, il s’agit de lui redonner la place qui

est la sienne, c’est-à-dire centrale. Parler de lui, tout simplement. Ne pas le

rendre anonyme derrière son entraîneur à qui nous attribuons tous,

machinalement, la propriété du cheval. Je ne développerai pas les actions à

entreprendre au niveau des éleveurs, courtiers, entraîneurs, etc. Elles sont

multiples, selon le rôle que vous jouez dans ce monde, mais elles doivent

converger vers le même but : que le propriétaire se sente un client important,

une personne privilégiée, qui puisse vivre sans barrière son rêve.

DU REVE

ET DU CHARME

Le rêve.

En filigrane de chaque cheval de course, c’est bien un rêve qui se dessine. Et

le rêve se construit en assistant à des courses de top-niveau, sur des

hippodromes conçus pour le spectacle et le confort des spectateurs, avec des chevaux

d’exception. La France a certains de ces ingrédients, mais elle est loin d’en

avoir la totalité. « Le charme est une manière de s’entendre répondre oui sans

avoir posé de question claire », écrivait Albert Camus. Il est grand temps que

les courses françaises misent sur autre chose qu’un charme qui finit par

s’étioler. Qu’on pose des questions claires. Qu’on y réponde de manière

efficace. Et que dans un an, on puisse écrire : "On est sur la bonne

voie". C’est ce que je vous souhaite, ce que je nous souhaite.