Prix policeman (l) : saonois franchit une nouvelle etape

Autres informations / 26.02.2012

Prix policeman (l) : saonois franchit une nouvelle etape

 « Il a fait parler la classe ! » Comme le

résume Jean-Pierre Gauvin, Saônois (Chichicastenango) a dominé de la tête et

des épaules le Prix Policeman (L). Après avoir accompagné en tête Private

Riviera (Stormy River), dévouée aux intérêts de Sir Jade (Gentlewave), Saônois

s’est retrouvé seul en tête quand la pouliche a cédé dans le tournant final.

Cela lui a sans doute servi à prendre un bol d’air, et il est ensuite reparti

franchement, sous les sollicitations de son jockey. Ceux qui ont tenté de le

suivre ont fini péniblement, alors qu’Espero (Verglas), qui a longtemps patienté,

a fourni un très bon effort. Mobaco (Slickly), qui a suivi les animateurs,

s’est bien comporté en prenant la troisième place, courant mieux que lors de sa

rentrée où il avait besoin de ça, même s’il est sans doute plus à l’aise sur le

gazon que sur la P.S.F. Sir Jade, en revanche, a déçu en se contentant de la

quatrième place, même s’il n’a pas eu le parcours rêvé, galopant longtemps en

épaisseur avant de pouvoir se ranger derrière Mobaco.

UN

POULAIN DONT ON NE CONNAIT PAS LES LIMITES !

Seulement

devancé d'une courte tête par Sir Jade dernièrement, Saônois a encore accusé

des progrès. Jean-Pierre Gauvin, qui est installé à trente kilomètres de

Saint-Étienne, a préféré venir dix jours avant cet objectif, avec Saônois et

Louvigny (Lando), pour pouvoir les entraîner normalement. « C’est un petit

modèle, mais malgré cela, c’est un vrai athlète, a expliqué Jean-Pierre Gauvin.

Je ne connais pas encore ses limites. On ne voulait pas aller derrière le

leader et prendre le risque de reculer avec lui. Il a l’avantage d’être très

maniable. Il a toujours été facile dans le parcours et il a eu une accélération

sans faille ensuite. Je crois qu’il est aussi meilleur sur P.S.F., même s’il a

déjà gagné en terrain lourd. Je l’ai engagé dans les épreuves classiques… »

SAONOIS

EST POURTANT PASSE DANS LE RANG DES "RECLAMER".

Après

avoir couru honnêtement pour ses deux premières courses, le cheval avait

effectué une semi-rentrée à Lyon. « Il avait été embêté par un

"suros", et nous l’avions donc arrêté quelque temps. À Lyon, il était

monté par Olivier Peslier, et avait couru moyennement. Son jockey pensait avoir

vu ses limites et nous avait conseillé de le courir à "réclamer". Il

avait gagné dans cette catégorie à Deauville, à un taux de 25.000 € tout de

même. Ensuite, il est troisième d’une B un peu creuse à Maisons-Laffitte, sans

faire vraiment une meilleure valeur, car le quatrième court à réclamer…Puis il

a gagné à Lyon, en devançant un cheval comme Silver Northern (Voix du Nord), et

encore à Deauville, devant Willoc (Gold Away), en faisant un truc. Il ne cesse

de progresser… »

ACHETE

YEARLING DANS LES PRES DU HARAS DE NONANT-LE-PIN

Saônois

a une jolie histoire. Jean-Pierre Gauvin l’a acheté à son éleveur, Olivier

Corbière, du haras de Nonant-le-Pin. « Je l’ai vu au pré alors qu’il était

yearling, et je l’ai tout de suite voulu ! Je suis associé sur lui avec Pascal

Treyve, qui est boulanger de son métier, et sans avoir de gros moyens, n’hésite

jamais à prendre son temps avec un cheval s’il y a besoin. »

UNE

PREMIERE LISTED POUR ANTOINE HAMELIN

Saônois

offre également un premier succès dans une Listed à Antoine Hamelin, encore

apprenti. « C’est un grand moment pour moi. Je travaille depuis un petit bout

de temps avec Jean-Pierre Gauvin, a détaillé le jockey. C’est un vrai bonheur.

On ne connaît pas les limites de Saônois. Une fois devant, il s’est vite

détendu. Il a pu respirer dans le tournant et est ensuite reparti très

facilement. »

LA

SOUCHE DE SAREPTA

Comme

nous l’a expliqué Jean-Pierre Gauvin, Saônois est né chez Olivier Corbière, au

haras de Nonant le Pin. Jean-Pierre Gauvin connaît bien l’élevage et la famille

du poulain, car il entraînait déjà sa mère, Saônoise (Homme de Loi), une

honnête jument de handicaps, qui a couru jusqu’à l’âge de 8ans. Elle a déjà

donné au haras Sainte Baume (Enrique), qui évolue dans les petits handicaps ou

les "réclamer". Dans le pedigree du poulain, on trouve le nom de

Scalene (Jefferson), la mère de Sarepta (Grandchant), lauréate du Grand Prix de

Vichy (Gr3) et Samovar (RB Chesne), gagnant de Listed. Saônois offre également

un bel hommage posthume à son père, Chichicastenango, mort en début d’année

alors qu’il exerçait ses fonctions d’étalon au Japon.