Plusieurs sujets économiques et financiers importants à france galop

Autres informations / 14.03.2012

Plusieurs sujets économiques et financiers importants à france galop

Bertrand

Bélinguier a réuni lundi le conseil d’administration de France Galop, au cours

duquel il a rendu compte aux administrateurs de l’avancement de différents

dossiers depuis la précédente réunion du conseil. Il commente ces sujets pour

les lecteurs de Jour de Galop.

Sur la

taxe affectée, les derniers contacts entre le gouvernement français et la

commission européenne laissent entrevoir la possibilité d’un accord prochain.

Celui-ci devrait se traduire par la mise en place d’une taxe au profit de la

filière hippique, avec un dispositif lui garantissant un retour financier

global équivalent à celui prévu par la loi de mai 2010. « Nous faisons

confiance aux pouvoirs publics, nous a expliqué Bertrand Bélinguier, car ils

ont une vraie volonté de trouver une solution. » Tout le monde se pose la

question : le calendrier électoral (présidentielle et législatives) aura-t-il

une influence sur le dossier ? La réponse est non car le sujet est plus

technique que politique.

T.V.A. :

VERS UNE SOLUTION POSITIVE

En ce

qui concerne la T.V.A., il a été pris note de la récente décision de la Cour de

justice des communautés européennes (C.J.C.E.). La mise en oeuvre de la

décision de la C.J.C.E. pourrait ne pas être d’effet immédiat, étant

indirectement liée à l’issue d’autres instances nationales en cours auxquelles

la France s’est jointe, et notamment le dossier irlandais sur lequel une

décision pourrait n’intervenir qu’en septembre 2013. Rappelons que cette

décision condamne la France à appliquer le taux normal à l’ensemble des

opérations et prestations de service relatives aux chevaux, à l’exception de

celles liées aux acquisitions d’étalons ou de pouliches à des fins

reproductives. En soi, cette exception est intéressante car elle sauvegarde les

intérêts des personnes investissant dans l’élevage. Mais le problème reste

entier pour les propriétaires non récupérateurs de T.V.A. Et, sur le sujet,

Bertrand Bélinguier veut « anticiper et être prêt », sans attendre septembre

2013. Le président de France Galop a récemment rencontré les sénateurs du

Groupe Cheval. En cette occasion, il a rendu hommage au sénateur Ambroise

Dupont, récemment reconduit à la présidence de ce groupe, pour sa mobilisation

en faveur de la défense des intérêts économiques de la filière. Prochaine étape

: les présidents des sociétés mères saisiront dans les prochains jours les

ministres du Budget et de l’Agriculture ainsi que les présidents du Groupe

Cheval de l’Assemblée nationale et du Sénat d’un projet d’amendement de loi en

vue d’assujettir l’ensemble des propriétaires de chevaux de course à la T.V.A.,

sans que ceux-ci soient pour autant astreints au régime des bénéfices

industriels et commerciaux. Un tel dispositif comparable à celui dont

bénéficient déjà les éleveurs sans sol serait de nature à neutraliser les

effets économiques négatifs du nouveau régime de T.V.A. envisagé. Cette

solution serait effectivement idéale.

FRANCE

GALOP VA FAIRE DES ECONOMIES DRASTIQUES

L’autre

sujet très important du jour, ce sont les économies que France Galop va

réaliser : « Cela faisait partie de ce que j’avais clairement indiqué au cours

de la campagne : rationnaliser les coûts et rechercher des économies de

gestion. Il est normal que la société-mère montre l’exemple ; cela me paraît

indispensable qu’elle se préoccupe de ses charges. J’ai demandé à Hubert Monzat

d’examiner de très près tous les coûts, et nous allons assurer dès à présent la

mise en oeuvre d’un plan d’économies de 2,5 millions d’euros représentant

environ 5 % des dépenses de fonctionnement de la société mère en année pleine.

»

PLUS DE

POUVOIR DONNE AUX REGIONS

Sur le

sujet des régions, qui est moins directement axé sur l’économie, Bertrand Bélinguier

a rappelé la récente installation de la commission des régions début mars sous

la présidence de Nicolas Landon. Ce dernier a souligné la dynamique résultant

de la nouvelle composition de la commission élargie à l’ensemble des sociétés

régionales, membres du Défi du Galop. Il a dans le même temps rappelé que la

commission des régions ne se focaliserait pas pour autant sur les seuls

problèmes de ces dernières, mais resterait attentive comme par le passé aux

sujets de préoccupation de l’ensemble des sociétés de courses, même les plus

modestes. Nicolas Landon a souligné que l’ordre du jour sera désormais arrêté

sur la base des propositions émanant des membres de la commission. « J’ai voulu

associer les principales sociétés régionales à la vie du galop, et partager

information et connaissance des problèmes entre les régions et la société-mère.

Comment mieux illustrer notre raison sociale : « France Galop » ! J’ai eu de

premiers échos de la réunion de la commission des régions et ils sont très

positifs. »

DE DOHA

A LA P.S.F. DE CHANTILLY, EN PASSANT PAR LE PMU…

Il y a

dix jours, Bertrand Bélinguier était devenu le premier président de France

Galop à se rendre au Qatar depuis la conclusion du sponsoring de

"l’Arc". Quelques jours plus tard, il était à Chantilly pour

inaugurer la P.S.F. de Chantilly, soulignant la qualité de la piste et de son

tracé ainsi que sa très bonne inscription dans le site de l’hippodrome. « Sur

ce site unique, bordé de deux édifices historiques exceptionnels,

j’appréhendais un peu l’implantation d’une P.S.F. Mais, pour m’être déjà rendu

deux fois à Chantilly depuis que la P.S.F. fonctionne, je suis pleinement

rassuré car cette nouvelle piste s’intègre très bien dans le paysage. C’est

sans doute parce que la couleur du sable est celle de la pierre de Chantilly. »

Un projet de P.S.F. verra-t-il le jour prochainement sur un autre hippodrome ?

« La France compte aujourd’hui sept P.S.F. assez bien réparties sur l’ensemble

du territoire, qui vont accueillir 20 % des courses plates françaises en 2012.

C’est déjà très intéressant et il est temps désormais de bien analyser notre

position actuelle, sans précipitation. » Hubert Monzat a ensuite présenté une

rapide analyse des derniers chiffres relatifs à l’activité des paris hippiques.

Après un mois de janvier satisfaisant, l’activité a été impactée par une météo

défavorable en février qui a conduit à des annulations de réunion et à une

baisse du nombre de partants.