Poule d’essai des pouliches (gr1) : son nom est beauty parlour

Autres informations / 14.05.2012

Poule d’essai des pouliches (gr1) : son nom est beauty parlour

 

Il

fallait s’appeler Beauty Parlour (Deep Impact) pour gagner la Poule d’Essai des

Pouliches (Gr1). C’est-à-dire qu’il fallait être une vraie championne pour se

sortir du piège du mauvais parcours, comme l’a fait la pouliche de l’Écurie

Wildenstein. Après avoir évolué couverte derrière son leader, Regatta (Layman),

Beauty Parlour a dû galoper le nez au vent à partir de l’entrée de la fausse

ligne droite. En effet, Anthony Crastus, jockey de Regatta, avait dû partir

pour faire décanter la course et Azeville (Shamardal), qui la couvrait, a

avancé. Mal embarqué pour aborder la ligne droite, Christophe Soumillon a

laissé glisser Beauty Parlour et l’a lancée à hauteur du Pavillon, en pleine

piste. Up (Galileo) a terminé vite à son intérieur, mais ne l’a pas réellement

inquiétée. Beauty Parlour a toujours eu le contrôle de la course. Jamais, elle

n’a fait mine de craquer. Elle est ainsi restée invaincue en quatre sorties,

décrochant son premier succès classique. Une victoire qui en appelle d’autres

puisqu’elle a désormais en point de mire le Prix de Diane-Longines (Gr1), où

elle fait figure de solide favorite, en digne chef de file des pouliches de

3ans. Son entraîneur, Élie Lellouche, a précisé : « J’ai eu un peu peur dans le

parcours, car elle n’a pas eu la meilleure course. Elle est vraiment très

bonne. Il a bien fait d’avancer car s’il avait repris, c’était fini. Nous

allons voir ce qu’elle va faire avec ses propriétaires, mais elle devrait aller

sur le Prix de Diane. Elle va rester chez elle, nous aurons le temps de

voyager. »

CHRISTOPHE

SOUMILLON : « PAS UNE COURSE A MONTRER DANS LES ECOLES »

La force

des grands sportifs, c’est de savoir reconnaître leurs erreurs. Et la force des

bons chevaux, c’est de corriger les erreurs de leur cavalier. En cela, Beauty

Parlour a justifié ces idées en s’imposant, malgré un mauvais parcours. Au

micro du cheval émetteur, Christophe Soumillon a avoué : « J’ai beaucoup de

chance que Beauty Parlour soit très bonne et maniable car nous avons vraiment

eu une mauvaise course. Il faut féliciter Anthony car il a fait du bon travail

en nous protégeant en début de parcours. Elle aurait laissé une meilleure

impression avec un bon parcours. Je suis content, mais ce n’est pas une course

à montrer dans les écoles. Ce n’est pas évident de venir gagner à douze mètres

de la corde, un jour de lice à zéro. Il faut un cheval qui sort de l’ordinaire

pour faire cela. Sa façon de s’allonger pour finir démontre qu’elle pourra

faire les 2.100m de Chantilly. » Pour la Cravache d’or 2011, il s’agit déjà

d’une quatrième victoire dans la Poule d’Essai des Pouliches.

UN

PREMIER CLASSIQUE DEPUIS 2002

Beauty

Parlour a redonné une victoire classique à l’Écurie Wildenstein. Par classique,

on entend les quatre épreuves du programme français : les deux

"Poules", le "Jockey Club" et le "Diane". Depuis

2002 et le succès de Bright Sky (Wolfhound) dans le Prix de Diane, aucun

"Bleu" n’avait pu décrocher un classique, malgré plusieurs places à

ce niveau, comme celle de Planteur (Danehill Dancer) dans le Prix du Jockey

Club 2010. Et des succès de prestige grâce à Westerner (Danehill), héros d’une

Ascot Gold Cup (Gr1) et deuxième de "l’Arc".

UN

HOMMAGE A ALEC WILDENSTEIN

Le

succès de Beauty Parlour rend un formidable hommage à Alec Wildenstein, disparu

en 2008. Comme nous l’a confié l’entourage de la pouliche, c’est lui qui avait

envoyé des poulinières au Japon. Chacune d’entre elles a eu deux produits. Il

s’agit notamment de Bastet et d’Angelita, la mère d’Aquamarine. Avoir cru en

Deep Impact et aller chercher de nouveaux courants de sang au Pays du Soleil

Levant, voilà qui nous a permis de voir en piste une championne de la pointure

de Beauty Parlour. Quant à son père, Deep Impact, ses résultats parlent pour

lui. En France, sur ses cinq produits qui ont foulé une piste, trois se sont

imposés, qui plus est dans des épreuves black types : Barocci (Prix Omnium II),

Aquamarine (Prix Allez France) et bien sûr Beauty Parlour.

LA

"LIGNE" DE HOMECOMING QUEEN CONFIRME

Troisième

du Leopardstown 1.000 Guineas Trial (Gr3), derrière Homecoming Queen (Holy

Roman Emperor), future gagnante des 1.000 Guinées (Gr1), Up (Galileo) a terminé

deuxième de la "Poule", à l’issue d’un bon effort. Elle a ainsi pris

sa revanche sur Fire Lily (Dansili), laquelle l’avait devancée à Leopardstown.

Fire Lily a en effet terminé cinquième. Ce qui tend à prouver que les

"lignes" anglaises sont un peu plus solides que leurs équivalentes

françaises (si l’on fait abstraction de Beauty Parlour). Entraîneur d’Up, mais

aussi d’After (Danehill Dancer), quatrième, Aidan O’Brien a déclaré : « Je suis

heureux de la façon dont elles ont couru. Up est bien rentrée, elle n’a pas eu

un parcours idéal mais elle a fourni une grande performance. Elle tient très

bien la distance. Mon autre représentante a également couru une bonne valeur. »

TOPEKA,

UNE BONNE NOTE

Rentrée

dernière dans la ligne droite de Longchamp, Topeka (Whipper) a tracé une

excellente fin de course (3e). Son jockey, Ioritz Mendizabal, a plongé à la

corde à deux cents mètres du poteau et elle a jailli pour obtenir la troisième

place. Après la déception lors de sa course de rentrée, Topeka a prouvé qu’elle

avait de gros moyens. Son entraîneur, Robert Collet, nous a dit : « Elle court

super bien puisque c’est l’une des rares à avoir refait du terrain dans la

phase finale. Elle a déçu dans l’“Imprudence“ car on l’avait mise trop dans le

rythme de la course. »

UN

PREMIER CLASSIQUE EN EUROPE POUR DEEP IMPACT

Beauty

Parlour est le deuxième produit de Bastet (Giant’s Causeway). Le premier a

gagné début 2011 le Prix Omnium II (L), avant de prendre la deuxième place du

Prix Prince d’Orange (Gr3). Il s’agit de Barocci. Beauty Parlour offre un

premier succès dans un classique en Europe à son père, le japonais Deep Impact.

Bastet était déjà entraînée par Élie Lellouche. D’un très bon niveau, elle a

gagné une Listed et s’est placée au niveau Gr3. Suite à Beauty Parlour, Bastet

est ensuite revenue en Europe et a un mâle de 2ans par Zamindar, un yearling

par Peintre célèbre et elle a été présentée l’an dernier à invincible spirit.

Deuxième mère de Bastet, Bénédiction (Day is Done) s’est placée de Stakes

outre-Manche. Elle est la mère de Might and Power (Zabeel), cheval de l’année

en Australie où il a gagné le Melbourne Cup et le Cox Plate Handicap (Grs1).

Bénédiction avait été achetée par Daniel Wildenstein.