Grand prix de chantilly (gr2) : aiken de bout en bout

Autres informations / 04.06.2012

Grand prix de chantilly (gr2) : aiken de bout en bout

Avec

seulement cinq partants au départ, une course tactique était attendue. Ce qui

devait arriver arriva et à ce petit jeu, c’est l’anglais Aiken (Selkirk) qui

s’est montré le plus performant. Monté par William Buick, qui avait déjà

triomphé de la même façon dans le Prix de Sandringham (Gr2) avec Laugh Out Loud

(Clodovil), Aiken a imprimé un train de sénateur en tête d’un peloton qui a

longtemps évolué en file indienne. Pendant ce temps-là, le favori Dunaden

(Nicobar) attendait en position de serre-fil, la pire possible avec un tel

scenario de course. Aiken, qui restait sur une série de cinq succès, la plupart

dans des courses à handicap, a fait parler sa ténacité dans la phase finale,

pour dominer Maxios (Monsun). Ce dernier lui a pourtant pris un temps

l’avantage, avant de le perdre, faute de tenue. Aiken a filé vers le poteau,

alors que Dunaden a réalisé une très bonne fin de course, la meilleure

impression visuelle pour finir. John Gosden, l’entraîneur d'Aiken, a confié à

l’issue de l’épreuve : « C'est un très bon cheval qui ne fait que progresser.

Cette course tombait très bien dans son programme. De plus, on a été très

chanceux car il a plu cette nuit et c'est un cheval qui apprécie le terrain

souple. Je suis content aussi pour le propriétaire qui est un supporter des

courses françaises. Pour son prochain engagement, il y a plusieurs options,

comme le Grand Prix de Saint-Cloud (Gr1) et les Hardwicke Stakes (Gr2) à Royal

Ascot. » C’est d’ailleurs dans ces mêmes épreuves que Dunaden est engagé. Il

aura donc droit à sa revanche.

LA

QUESTION DE LA TENUE POUR MAXIOS

Nous

l’avons déjà évoqué plus haut, Maxios, arrivé deuxième, a vraisemblablement

péché par manque de tenue pour finir. À quatre cents mètres du poteau, le

sculptural fils de Monsun a eu un passage de grande classe et semblait se

diriger vers un facile succès. Actionné par son jockey, il a pris un net

avantage au futur lauréat, puis a marqué le pas. « Je pense qu’il manque d’un

peu de tenue, a expliqué Stéphane Pasquier. À trois cents mètres du but, je

viens comme pour le faire facilement. J’ai même pris un bon avantage, puis il a

calé pour finir. Depuis le début de l’année, le cheval est très bien. Nous

avons retrouvé le vrai Maxios et ça fait du bien. » En effet, l’année de 3ans

de Maxios a été catastrophique. Après avoir laissé de belles promesses à 2ans,

année conclue par une victoire dans le Prix Thomas Bryon (Gr3), Maxios n’a

jamais remontré sa classe à 3ans. « Maxios a mis beaucoup de temps pour arriver

à maturité, nous a confié Alan Cooper, le manager de l’écurie de la famille

Niarchos. Cet hiver, il s’est fini physiquement, alors il faut oublier son

année de 3ans. Nous ne savons pas encore vers quoi nous allons le diriger. Il a

peut-être montré ses limites sur la distance aujourd’hui, alors il va falloir

que nous nous concertions à froid. »

LE FRERE

DE SLEEPING INDIAN

Né de

Selkirk et Las Flores (Sadler’s Wells), qui avait terminé troisième des Oaks

d’Italie (Gr1) en 1994, Aiken est le frère utérin de Sleeping Indian (Indian

Ridge). Ce dernier était un très bon sprinter au début des années 2000, il

s’est imposé dans les Challenge Stakes (Gr2) et dans deux autres Grs3 sur la

distance de 1.400m. Sa deuxième mère, Producer, a, quant à elle, triomphé au

plus haut niveau, remportant le Prix de la Forêt (Gr1) à Longchamp. Elle est à

l’origine de Bach (Caerleon), troisième des Eclipse Stakes (Gr1) et deuxième du

Prix Jean Prat (Grs1)