Doncaster (gb), st leger de doncaster (gr1) : mickaël barzalona fait tomber camelot

Autres informations / 16.09.2012

Doncaster (gb), st leger de doncaster (gr1) : mickaël barzalona fait tomber camelot

Il a

fallu attendre l’ultime test, la marche la plus proche du Graal, pour que

Camelot (Montjeu) tombe. Deuxième du St Leger de Doncaster (Gr1), devant trente

mille spectateurs sur place, il ne succédera pas à Nijinsky au palmarès de la

triple couronne britannique des mâles. Cela fait quarante-deux ans que

l’Angleterre attend un lauréat de la triple couronne et il faudra encore

patienter. Tout s’annonçait bien, notamment au niveau de l’opposition, plutôt

faible par rapport au palmarès de Camelot. Mais voilà, là où beaucoup –comme

d’habitude sur les sites britanniques – vont incriminer Joseph O’Brien, le

jeune partenaire de Camelot, il faut surtout souligner l’excellente monte de

Mickael Barzalona. C’est "Barza" qui a gagné la course et non pas

Joseph O’Brien qui l’a perdue. Il n’est pas certain qu’Encke (Kingmambo) soit

largement meilleur que Camelot, leader maintenant fragilisé de la génération

des mâles de 3ans. Mais Mickael Barzalona, formé à l’école des courses

françaises, chez André Fabre, a gardé aussi longtemps qu’il fallait Camelot

dans la "boîte" et a pris deux longueurs sur le cheval invaincu quand

il fallait. Quand Camelot a pu se lancer, après avoir tardé un peu trop à

réagir, il avait trois longueurs à refaire sur Encke. Et, en dépit de sa

qualité supérieure à celle de ce dernier, il a dû lui concéder trois quarts de

longueur au passage du poteau, en revenant finir fort sur lui. Trop tard et pas

assez vite…Aidan O’Brien a tenté d’apporter quelques explications à cette

défaite : « Nous ne pensions pas que le cheval allait se comporter ainsi.

L’allure a été régulière, mais a manqué de rythme, et Joseph a trouvé le cheval

un peu frais. Il faut prendre son temps avec Camelot, ce que Joseph a fait,

d’autant plus que le cheval découvrait cette distance. Dans les

"Guinées" comme dans le "Derby", le cheval nous avait

vraiment enthousiasmés, mais, cette fois, il est resté un peu là. Il a bien

couru, mais est battu. C’est décevant pour tout le monde, mais ce sont les

courses. Nous pensions gagner et, si j’avais su, j’aurais mis un ou deux

leaders. C’est de ma faute. D’autant plus que je me doutais que cette course

n’allait pas avancer. »

ENCKE,

UNE SURPRISE

Troisième

des Great Voltigeur Stakes (Gr2), Encke créée une surprise, car, au papier, il

semblait difficile pour lui de prendre, d’une part sa revanche sur Thought

Worthy (Dynaformer) et Main Sequence (Aldebaran) et donc, d’autre part, la

mesure de Camelot. Et pourtant, Encke, qui n’avait rien loupé lors de ses trois

premières courses, est un cheval en progrès dont les limites n’ont sans doute

pas été franchies. Manager de Godolphin, Simon Crisford a raconté après la

course : « C’est absolument fantastique. Encke est un cheval robuste et, dans

les Great Voltigeur, il avait été battu, mais il lui aurait fallu une course

avec plus de rythme. Mahmood Al Zarooni était très content des derniers travaux

du cheval et le cheikh Mohamed a donné son feu vert, suite à ça, pour courir

ici. Mickaël a monté une course magnifique et nous étions sûrs de la tenue du

cheval. Ce qui est vraiment plaisant, c’est l’accélération montrée par Encke.

C’est un vrai espoir pour l’an prochain. Il va rester à l’entraînement chez

Godolphin. Il est sûrement peu probable qu’il coure encore cette saison, mais

le fin mot revient au cheikh Mohamed. » Dans ce classique, il faut souligner la

bonne troisième place de Michelangelo (Galileo), qui a débuté au mois de mai

directement dans une Listed, à Newmarket. L’autre pensionnaire de John Gosden,

Thought Worthy, n’a pas aimé le terrain d’après son entraîneur. Enfin, Main

Sequence n’a jamais été vraiment dangereux après avoir galopé en dernière position.

UN

DEUXIEME CLASSIQUE POUR MICKAËL BARZALONA

Après le

Derby d’Epsom gagné en 2011 avec Pour Moi (Montjeu), pour André Fabre et

Coolmore, Mickaël Barzalona remporté là son deuxième classique anglais. C’est

donc le premier qu’il remporte pour son nouvel employeur, Godolphin. C’est le

cinquième Gr1 pour le jockey corse qui a aussi remporté le

"Saint-Alary" avec Wavering (Refuse to Bend), le Premio Roma avec

Zazou (Shamardal) et le Dubai World Cup (Gr1), cette année, avec Monterosso

(Dubawi). C'est également le sixième succès dans le St Leger de Doncaster pour

les couleurs Godolphin, et le premier avec un jockey autre que Frankie Dettori

– qui était présent pour monter à Doncaster samedi. Plus qu’une victoire pour

égaler Archibald Hamilton (9e duc d’Hamilton), qui a remporté sept fois cette

course entre 1786 et 1814. Cheikh Mohamed a vu, lui, ses couleurs briller trois

fois dans ce classique, avec Oh So Sharp, Moonax et Shantou.

ENCKE,

LE FILS D’UNE CHAMPIONNE FRANÇAISE

En

France, on connaît bien les origines d’Encke. Son père, Kingmambo, fils de

Miesque, a été entraîné sur notre sol. Mais, surtout,  le souvenir de sa mère est encore dans les

mémoires. En effet, sa mère est Shawanda (Sinndar), élevée par S. A. Aga Khan

pour lequel elle a couru à l’âge de 3ans. Sous l’entraînement d’Alain de Royer

Dupré, elle a gagné le Prix de la Seine (L), le Prix de Royaumont (Gr3), les

"Oaks" du Curragh et le Prix Vermeille (Grs1). Favorite du Prix de

l’Arc de Triomphe (Gr1), elle y termina sixième d’Hurricane Run (Montjeu),

gênée par le terrain lourd. Achetée à l’issue de son année de 3ans par

Godolphin, Encke est son deuxième produit. Le premier, Genius Beast

(Kingmambo), a gagné un Gr3 à Sandown, l’an dernier, et s’est classé troisième

du Prix Hocquart (Gr2). Shawanda a aussi une 2ans, Country Music (Street Cry),

qui n’a pas encore débuté.