Fabrice chappet : « pourquoi je vais a keeneland »

Autres informations / 19.09.2012

Fabrice chappet : « pourquoi je vais a keeneland »

Fabrice

Chappet était l’un des très rares entraîneurs français présents à Keeneland. Il

nous a expliqué pourquoi, depuis des années, il se rend à ces ventes.

JOUR DE

GALOP. – POURQUOI VENIR A KEENELAND ?

Fabrice

Chappet. – En premier lieu, je ne fais malheureusement pas partie de ces

entraîneurs à qui l’on amène tous les ans un lot de yearlings sélectionnés. Si

je veux renouveler mon effectif, je dois aller aux ventes. J’ai acheté à

Deauville, à Baden-Baden, et donc également à Keeneland, où près de 3.800

yearlings passent en vente. Sur le nombre, il y a obligatoirement des chevaux à

acheter qui correspondent à ce que je recherche. Le rapport qualité/prix est

intéressant, car vu la quantité de chevaux présentés, tout le monde ne peut pas

voir ni acheter tous les poulains. Bien sûr, en Europe, on trouve également de

bons yearlings, mais la demande se concentre bien souvent sur un nombre limité

de lots. Et puis, ayant travaillé pendant cinq ans aux États-Unis, je connais

les tenants et les aboutissants de ce marché, j’y ai mes marques pour analyser

les papiers des poulains.

QUELS

SUCCES AVEZ-VOUS CONNUS LORS DE CES VENTES ?

Je vais

à Keeneland régulièrement depuis des années et ce sont des ventes qui m’ont

plutôt souri. Il y a deux ans, j’avais acheté un seul poulain, pour 52.000 $.

Il s’agit de Lord Sinclair (Mizzen Mast), qui a gagné ses deux premières

courses, dont le Prix Montenica (L), et qui a ensuite été vendu à Hongkong.

L’année précédente, j’y avais trouvé Paris Vegas (Maria’s Mon), lui aussi

gagnant de Listed, le Prix Policeman, acheté yearling pour 45.000 $ et revendu

par la suite.

QUEL

TYPE DE YEARLINGS RECHERCHEZ-VOUS ?

Je

cherche des poulains qui pourront s’adapter au programme français. Il est donc

évident que mon choix ne va pas se porter sur des chevaux de 1.200m sur le

dirt. Je cherche des pedigrees qui ont réussi sur le gazon. C’est ainsi que

cette année, j’ai acheté deux mâles, l’un par English Channel, l’autre par

Kitten’s Joy, deux étalons qui ont été des champions sur le turf aux

États-Unis. D’autre part, je suis associé avec le courtier Hubert Guy et des

amis irlandais sur des yearlings qui resteront aux États-Unis et seront présentés

l’an prochain aux breeze-up de Floride. Cela ne nous a pas mal réussi jusqu’à

présent…

AU

NIVEAU DE L’ORGANISATION DE LA VENTE, QU’APPRECIEZ-VOUS PARTICULIEREMENT ?

Il est

très appréciable d’avoir tous les dossiers vétérinaires immédiatement

consultables au repository. C’est quelque chose que l’on ne connaît pas dans

les ventes européennes et qui nous permet de travailler rapidement et

efficacement.