Hervé barjot : « un catalogue très américain »

Autres informations / 13.09.2012

Hervé barjot : « un catalogue très américain »

À Keeneland, les acheteurs français présents pour le book 2

sont rares. Hervé Barjot fait partie de ceux-là. Il nous a confié sa vision de

Keeneland.

 

jDG. – Peu de Français sont présents à Keeneland. Comment

l’expliquez-vous ?

Hervé Barjot. – Le catalogue est très américain, avec

beaucoup d’origines de dirt. On trouve considérablement moins de pedigrees pour

le gazon, le genre de chevaux que l’on pourrait exploiter en Europe.

Pourquoi êtes-vous ici ?

On espère toujours trouver un élément qui ne serait pas

vraiment à sa place dans ce catalogue ! Ou bien tomber sur une origine qui

pourrait fonctionner en Europe. On l’a vu avec Reckless Abandon, l’un des

meilleurs 2ans européens, si ce n’est le meilleur, qui est issu d’un étalon

américain, Exchange Rate. Et puis il est important pour un courtier de se tenir

au courant de ce qui se passe ici.

Quels succès avez-vous connus en achetant à Keeneland ?

Miss Mambo (Kingmambo), la première jument que j’ai achetée

pour Sean Mulryan, à Keeneland. Elle fut troisième d’une "Poule

d’Essai" et nous l’avions bien vendue ensuite. J’ai aussi acheté Ballymore

Lady, une fille de War Chant, qui a débuté en France et a ensuite été exportée

aux États-Unis où elle a gagné au niveau Groupe. J’ai également réalisé de

belles ventes à Keeneland, par exemple en vendant ici un foal par Montjeu et

Elbaaha, la mère d’Electrocutionist. J’avais acheté cette mère pleine de

Montjeu à Newmarket, et comme je voulais la croiser à des étalons américains,

ses produits ont été présentés et vendus à Keeneland.

Comment jugez-vous le catalogue de Keeneland ? Depuis vingt

ans, les grandes maisons ont beaucoup acheté les meilleurs courants de sang,

sans vendre ensuite les produits de ces grandes familles. Logiquement, les

catalogues sont allés en s’appauvrissant au fil des années.