Haras d’haspel

Autres informations / 20.10.2012

Haras d’haspel

À

l’occasion des ventes de yearlings d’octobre Arqana, Jour de Galop a repris son

tour des haras. Après les haras de la Louvière et de la Reboursière et de

Montaigu, nous avons découvert le haras d’Haspel.

Créé en

2006 par le propriétaire José Delmotte, le haras d’Haspel est l’un des plus

jeunes consignataires des ventes de Deauville. Situé près de Gacé, dans l’Orne,

il tient son nom de ce pour quoi il est né : D’(Delmotte),

Ha(Haras)Sp(Sport)El(Élevage). Auparavant, les terres d’Haspel appartenaient à

des propriétaires de trotteurs italiens. Sur une surface totale de 120 ha dont

110 d’un seul tenant, Haspel est un haras tout en longueur, tenu par Sandra

Delmotte, la fille du propriétaire, et son compagnon, Yannick Paccou. « Nous

sommes tous les deux des passionnés du cheval, mais nous avons appris l’élevage

sur le tard, explique Sandra Delmotte. J’ai une formation de juriste et Yannick

d’ingénieur chimiste. Rien ne nous prédestinait à élever des chevaux de course,

mais Haspel a été une opportunité et nous nous sommes jetés dans le grand bain.

» Il y a six ans, il n’y avait que cinq boxes à Haspel et le haras a dû être

construit de toutes pièces. À présent, il y a près de soixante-dix boxes et

trente-cinq poulinières, dont une vingtaine qui appartiennent au haras. Le

haras d’Haspel se veut commercial et, dès 2008, des yearlings ont été présentés

aux ventes Arqana. Mais c’est seulement depuis 2011 qu’Haspel se place comme un

consignataire Deauvillais. Cette année-là, le haras ornais a présenté dix-sept

yearlings à Deauville, dont quatre en août et cinq en octobre. « Nous avons

d’abord voulu développer une clientèle du haras, en prenant des chevaux en

pension, et aussi préparer les yearlings à la vente. Nous avons l’objectif

ambitieux de prendre place sur le marché d’août et, pour cela, nous faisons des

choix de croisements en adéquation avec le marché. » Les premiers élèves du

haras ont aujourd’hui 2ans et Haspel continue de progresser, étape par étape. Depuis

2011, il est présent aux ventes d’août, ce qui était déjà une première

victoire. « Tout ce qui naît à Haspel est proposé à la sélection des ventes,

poursuit Sandra Delmotte. L’année dernière, nous étions présents en août, et

cette année, nous avons vendu notre premier yearling à plus de 100.000 €. » Ce

yearling est un fils de Dutch Art, dont la deuxième mère est une gagnante de

Gr1 aux États-Unis. Il a été acheté 110.000 € par George Mullins. Cette vente

représente un nouveau franchissement de palier pour le haras et lors des ventes

de septembre Osarus, le travail d’Haspel a été récompensé par le top-price de

la vente, obtenu par une fille de Stormy River, vendue pour 46.000 €. Lors de

cette vacation d’octobre, le haras d’Haspel présente quatre yearlings dont le

lot 106, un fils de Rail Link. « Il s’agit d’un troisième produit et le premier

vient de gagner une Listed en Allemagne, ce qui est un update intéressant. Au

préalable, ce poulain avait été sélectionné pour les ventes d’août, mais il a

eu un petit problème de santé qui a interrompu sa préparation, alors nous avons

préféré prendre notre temps. »