Solemia et "magic peslier" brisent le reve japonais

Autres informations / 09.10.2012

Solemia et "magic peslier" brisent le reve japonais

À

l’entrée de la ligne droite, les supporters japonais ont cru que le rêve

devenait réalité avec Orfèvre (Stay Gold). Mais le kamikaze japonais, après

avoir pris l’avantage en laissant tout le monde sur place, a commencé à

pencher, à peiner, à s’arrêter… En tête à l’entrée de la ligne droite, Solémia

(Poliglote) a grignoté mètre après mètre. Magic Peslier San, l’idole des

Japonais, y a cru jusqu’au bout et, dans les trente derniers mètres, qui ont

duré une éternité, Solémia est venue prendre la mesure d’Orfèvre. En deux cents

mètres, les deux premiers ont créé un écart conséquent sur le troisième,

Masterstroke (Monsun). Encore avec eux aux trois cents mètres, ce dernier a

finalement terminé à sept longueurs. Seulement gagnante de Listed à la fin de

son année de 3ans, Solémia a franchi les étapes une à une cette année et a pris

le pas dans le Qatar Prix Vermeille (Gr1) sur sa compagne de couleurs Galikova

(Galileo), qui s’est finalement orientée sur l’"Opéra" (Gr1). Cela

montre que ce succès dans l'“Arc” est celui d’une équipe emmenée par les frères

Wertheimer auxquels il faut associer "l’homme de l’ombre", Pierre-Yves

Bureau, et leurs entraîneurs, dont Carlos Laffon-Parias, qui remporte là son

premier "Arc". En termes d’élevage, la victoire de Solémia a une

signification importante. D’autant que c’est un "pur produit maison"

tant du côté paternel, avec Poliglote, élève et représentant des couleurs

Wertheimer, que du côté maternel, avec Brooklyn’s Dance, d’une branche bleue et

blanche qui ressort souvent. Solémia pourrait courir une nouvelle fois cette

saison, mais son avenir l’an prochain se situe au haras, au côté de l’illustre

Goldikova (Anabaa). Le destin est parfois dur aux courses, avec les hommes

comme avec les chevaux. Le Japon, proche de la consécration, devra encore

tenter sa chance. Christophe Soumillon, qui a monté une très bonne course avec

son numéro 18 à la corde a réussi là où les jockeys japonais auraient sans

doute craqué. Il n’a rien à se reprocher, car dans la fausse ligne droite, là

où il ne faut jamais bouger, d’autres seraient sortis comme des furieux alors

que le jockey belge a tout fait pour replacer son cheval dans un sillage.

Destin cruel toujours, car c’est lui qui avait amené Solémia à la troisième

place du "Vermeille" et c’est là que cette dernière a gagné sa place

dans l'“Arc”…