Deuxieme symposium dna pedigree : la genetique au service des eleveurs

Autres informations / 23.11.2012

Deuxieme symposium dna pedigree : la genetique au service des eleveurs

Mercredi, à l’issue de la vente d’automne Arqana, Thierry Grandsir, de DNA Pedigree, a organisé son deuxième symposium, autour de la génomique équine et des pedigrees. Voici une partie des sujets développés par Thierry Grandsir au cours de cette journée.

L’IMPORTANCE DE L’ADN MITOCHONDRIAL

Chez le cheval, le génome est constitué de 32 paires de chromosomes qui portent les quelques 20.322 gènes qui déterminent chacun un caractère. Mais l’ADN est également présent dans les mitochondries, organites se situant dans les cellules et siège de la respiration cellulaire, mécanisme qui consiste à transformer le glucose en énergie. Cet ADN mitochondrial est transmis par la mère à son produit. On dénombre 33 types d’ADN mitochondrial chez le pur-sang, qui ont une influence directe sur la vitesse, la tenue, la qualité sportive, l’évolution de la croissance… La génomique commence à s’intéresser aux interactions entre les chromosomes et l’ADN mitochondrial. Des interactions positives entre les gènes des chromosomes et ceux de l’ADN mitochondrial (héritage de la famille maternelle du cheval) expliqueraient la réussite de croisement avec des inbreedrings de type Formule 1 (étalon et mère de la même souche maternelle, ou bien inbreeding sur une aïeule directe). Si l’on prend l’exemple de Frankel, qui descend de la famille maternelle 1-k, il est intéressant de noter que le croisement de Galileo avec des représentantes de cette famille 1-k (qui portent donc dans leurs cellules le même ADN mitochondrial) a donné 25 % de gagnants de Groupe.

LES AVANCEES DE LA GENOMIQUE EQUINE

Certaines publicités pour des étalons mentionnent maintenant deux lettres : CC, CT ou TT. Cette mention correspond au résultat de test génétique sur un gène nommé "speed gene", présent sur le chromosome 18, et qui influence le développement musculaire, donc les aptitudes du cheval, mais pas son niveau de performance. Ce gène existe sous deux allèles, le C et le T. Les individus peuvent donc être CC (orientés vers le sprint, 25 % de la population), CT (distance intermédiaire, 50 % de la population) ou bien TT (longue distance, 25 % de la population). D’autres tests existent ou sont en cours d’élaboration, comme celui qui permettrait de mettre en évidence l’aptitude ou dirt ou au turf.

LES PEDIGREES DES SAUTEURS CLASSIQUES

Cette année, Thierry Grandsir s’est intéressé aux pedigrees des sauteurs, reprenant ceux des vainqueurs de 59 Grs1 disputés en France, Grande-Bretagne et Irlande en 2012. Son étude fait ressortir la duplication importante d’étalons comme Sicambre, Luthier, Bustino, Dan Cupid, Mossborough, Mourne, Prince Chevalier, Tanerko, Val de Loir, Worden, ou de juments comme relance, Tita et Vale, totalement absents des pedigrees des lauréats classiques en plat. Chez les familles maternelles, la plus représentée chez ces lauréats est la famille 4, avec 10 vainqueurs. Il existe donc bien des ancêtres et des étalons porteurs de gènes sauteurs. Sadler’s Wells est présent chez 16 vainqueurs, dont 5 via King’s Theatre. Nijinsky l’est chez 13 vainqueurs, dont 7 fois via Green Dancer, Busted chez 11 vainqueurs, dont 3 fois via Bustino, et Klairon chez 10 vainqueurs, dont 6 fois via Luthier.