Wire to wire, comme dans un galop du matin

Autres informations / 16.11.2012

Wire to wire, comme dans un galop du matin

La dernière après-midi clodoaldienne de la saison a commencé de la meilleure des manières, avec un canter de Wire to Wire (Observatory), dans le Prix Tanerko (B). Le pensionnaire de Jean-Claude Rouget a transformé la course en un galop du matin rémunéré. Posté en quatrième position, dans le sillage d’Aldo Béré (Hurricane Cat), il s’est montré bien plus calme en compétition qu’il ne l’a été dans l’avant-course. À l’entrée de la ligne droite, il a suivi l’effort des animateurs en allant en dehors et dès le poteau des quatre cents derniers mètres, la situation était réglée. Wire to Wire s’est allongé de lui-même, se détachant sans forcer. Son jockey, Christophe Soumillon, s’est d’ailleurs retourné à plusieurs reprises dans la ligne droite, près d’une dizaine de fois. Mais aucun adversaire n’était en mesure de suivre Wire to Wire. Et pour cause, Pont Marie (Great Journey), deuxième, et Freestyler (Meshaheer), troisième, ont surtout fait leurs preuves dans les "réclamer" et les petites courses à conditions. Des performances insuffisantes pour lutter contre Wire to Wire, auquel nous attribuons une JDG Rising star. L’opposition n’était pas très relevée, mais le poulain de l’Écurie Fares a laissé une excellente impression. Après la course, Jean-Claude Rouget nous a dit : « Wire to Wire est calme dans un parcours, c'est un des bons poulains de l’écurie. Nous essayons de protéger nos 2ans en vue de l’année de 3ans. En 2013, il se présentera en premier lieu dans le Prix Omnium II (L). » Une épreuve dans laquelle le professionnel palois a l’habitude de faire rentrer ses bons éléments [Literato et Behkabad en sont des exemples, ndlr]. Avant la course, Wire to Wire était très joueur, faisant quelques bonds dans le rond de présentation. Il a même dû retourner aux écuries pour que son pilote le monte. L’hiver et les bonnes leçons qu’il a reçues lors de ses deux succès, devraient lui faire le plus grand bien.

DES BONNES LEÇONS

Christophe Soumillon a expliqué en ces termes la course de son partenaire : « Avant le coup, cette sortie était surtout à prendre comme une course ayant pour but de le mettre en confiance. On sait que c’est un très bon cheval et on voulait lui apprendre à gérer ses efforts, mais à l’entrée de la ligne droite, il n’y avait personne pour nous emmener. Du coup, il a accéléré franchement pour l’emporter. C’est un cheval coquin, joueur, qui doit apprendre à se canaliser, mais avec ce genre de bonnes leçons, cela devrait aller. À Lyon, il avait gagné plaisamment, tout en suant beaucoup. Là, il a encore sué, mais cela va s’améliorer avec le temps. Je pense qu’il fait partie des meilleurs espoirs chez Monsieur Rouget. »

LE PETIT-FILS DE MISS DEMURE

Élevé par le haras de Manneville, Wire to Wire a été retiré des ventes d’octobre 2011. Il est le petit-fils de Miss Demure (Shy Groom), gagnante des Lowther Stakes (Gr2) et mère de Royal Shyness (Royal Academy), troisième des Cheveley Park Stakes (Gr1). Cette famille est riche en éléments black type comme Commander Cave, Missel, Miracle Match et After the Beep. Mère de Wire to Wire, Sachet (Royal Academy) n’a couru qu’une fois. Wire to Wire est son deuxième vainqueur après Chain Lightning (Hurricane Run). À noter qu’Observatory, père de Wire to Wire, est plus connu pour donner des chevaux de bon terrain que de terrain lourd, ce qui rehausse la performance de Wire to Wire.