Il ne faut pas que la victoire de royal dream se termine en cauchemar avec la mega decharge de g.d.e.

Autres informations / 30.01.2013

Il ne faut pas que la victoire de royal dream se termine en cauchemar avec la mega decharge de g.d.e.

Le

gagnant du Prix d’Amérique 2013, royal dream, est élevé par Jean-Philippe

Dubois au haras de Fresneaux, à quelques kilomètres de Nonant-le-Pin, dans

l’Orne. "Juste retour des choses d’ici-bas" : cette victoire démontre

une nouvelle fois que l’installation de la méga décharge de G.D.E. au coeur des

terres de Nonant-le-Pin est une absurdité. Les chevaux de cette région n’ont

cessé d’être les meilleurs au cours des dernières grandes courses : Royal

Dream, Singalo, Morandi, Saônois … . Et c’est comme cela depuis des siècles. La

victoire de Royal Dream n’est pas le fruit du hasard. Elle souligne les

qualités exceptionnelles de ces terres, dotées de conditions géographiques et

climatiques uniques, et le savoir-faire de tous les métiers liés à l’élevage

depuis la création du haras du Pin en 1665. Surnommées le "Saint Émilion

du Cheval", elles accueillent plus de 150 haras (galop, trot et sport

hippique) et des centaines d’éleveurs indépendants. C’est la plus grande

concentration de France et l’une des principales au monde avec celles du

Kentucky (aux États-Unis) et de la région de Newmarket (en Angleterre). Rien

qu’en 2012, le palmarès est impressionnant : pour le trot, Love You, père de

Royal Dream et classé étalon numéro un dans le monde, Singalo, gagnant du Prix

de Cornulier (Gr1) ; et pour le galop, Morandi, meilleur 2ans français, gagnant

du Critérium de Saint-Cloud (Gr1), Saônois, gagnant du "Jockey Club"

(Gr1) et du Qatar Prix Niel (Gr2)… nés, élevés ou entraînés dans la région de

Nonantle-Pin. Selon Jean-Philippe Dubois : « Il est urgent que les autorités

françaises agissent pour que le projet de méga décharge de déchets industriels

de G.D.E. ne s’installe pas au coeur de ces terres de légende. Il est

impensable qu’elles deviennent des terres abandonnées aux déchets industriels

de la France entière, voire de l’Europe. »

UN

NOUVEAU RENFORT POUR LES RESISTANTS DE NONANT

Le CNIID

(centre national d'information indépendante sur les déchets) s’associe à

l’action des associations Nonant Environnement et Sauvegarde des Terres

d’Élevage contre le projet de la Société Guy Dauphin environnement (G.D.E.)

d’implanter une méga décharge de déchets industriels banals (DIB) et de résidus

de broyage automobile (R.B.A.) au coeur des célèbres haras de l’Orne (61), le

"Saint-Émilion du cheval". Le CNIID vient de déposer devant le

tribunal administratif de Caen un recours en annulation ainsi qu’un référé

suspension contre l’arrêté du préfet de l’Orne du 12 juillet 2011 qui fixe les

prescriptions pour la construction et l’exploitation par G.D.E. d’un centre de

stockage de déchets non dangereux et d’un centre de tri sur le territoire de

Nonant-le-Pin (61). Cela fait suite à la requête en référé suspension des deux

associations, déposée le 23 janvier auprès du même tribunal et avec le même

objectif : suspendre ce projet en démontrant qu'il existe des doutes sérieux

sur la légalité de l’arrêté précité et des risques avérés pour l’environnement.

La décharge de G.D.E. est destinée à accueillir chaque année 90.000 tonnes de

R.B.A. et 60.000 tonnes de DIB (dont 60 % sont présentés comme fermentescibles)

en mélange…Un cocktail dont nul ne connaît les effets. Sachant que pour

respecter les objectifs de la directive "véhicules hors d’usage (V.H.U.),

la France ne devrait plus enfouir d’ici 2015 que 75.000 tonnes de R.B.A., ce

projet apparaît donc totalement surdimensionné. Il laisse présager que G.D.E.

devra aller chercher des R.B.A. dans toute la France, bafouant complètement le

principe de proximité. Cette société, filiale du groupe ECORE, est également

loin de faire figure d’exemple en matière de traitement des déchets :

enfouissement illégal de R.B.A., incendies à répétition et incinération

déguisée. Son actuel président, Claude Dauphin, fils du fondateur de G.D.E. et

actionnaire majoritaire du groupe ECORE, n’est autre que l’ancien président de

la société responsable du scandale du Probo Koala2. Au-delà du doute sérieux

quant à la capacité technique de G.D.E. à exploiter une telle installation,

l’analyse juridique met également en évidence les nombreuses lacunes de

l’analyse des risques et de l’étude d’impacts, qui omet entre autre d’évaluer

les retombées négatives sur la filière équine, l’agriculture et le tourisme,

les principales activités socioéconomiques de l’Orne (voir l’analyse économique

complète réalisée par les associations). Le CNIID se joint à la demande des

associations Nonant environnement et Sauvegarde des terres d’élevage d’imposer

un moratoire sur ce projet, tant qu’il persiste des doutes fondés sur sa légalité

et ses impacts sanitaires, environnementaux et économiques.


 


 

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