Desert blanc, le retour d’un cheval qui a su s’exporter

Autres informations / 06.02.2013

Desert blanc, le retour d’un cheval qui a su s’exporter

 (DESERT STYLE & LUMIERE ROUGE, PAR INDIAN

RIDGE)

HARAS DU

HOGUENET (14) - 3.500 €

La Route

des Étalons était l’occasion d’un premier test grandeur nature pour Désert

Blanc (Desert Style), le nouvel étalon du haras du Hoguenet. Deux jours après

cet événement, les retours sont positifs pour le fils de desert style, comme

nous l’a indiqué Anthony Baudouin, animateur du haras : « Beaucoup de gens sont

passés au Hoguenet ce week-end spécialement pour le voir. Le cheval a reçu un

bon accueil et nous avons eu beaucoup de remarques positives le concernant. Les

gens l’ont décrit comme étant bon marcheur et ont été séduits par son modèle.

Bien qu’il sorte de l’entraînement, Désert Blanc est un cheval costaud, bien

fait, et les éleveurs ont hâte de suivre son développement après deux ou trois

saisons de monte. » Le retour de Désert Blanc en Normandie est presque un

retour aux sources, car il a été élevé dans la région, au haras du Mézeray. En

cinq sorties en France en 2011, le cheval n’a montré qu’une facette de son

potentiel. C’est aux États-Unis, l’année suivante, qu’il a connu la

consécration au plus haut niveau. Pour l’unique essai de sa carrière au niveau

Gr1, il s’est imposé dans le Manhattan Handicap, une épreuve qui a souri depuis

2000 à des chevaux comme Beat Hollow, Cacique ou Gio Ponti. Les deux premiers

nommés sont étalons et ont produit des chevaux de Gr1. Même si c’est à

l’étranger que Désert Blanc a connu la victoire dans un Gr1, il faut se

souvenir que ce cheval était très estimé par son entourage lorsqu’il courait en

France. Sous les couleurs du haras du Mézeray, il a remporté ses trois

premières courses : une "F" sur 2.000m à Longchamp, une "B"

sur 1.900m P.S.F. à Deauville, puis le Prix de Tourgeville  (L), à Deauville mais sur le gazon, sur

1.600m. Il y battait d’ailleurs le troisième de la Poule d’Essai des Poulains,

Venomous (Red Ransom). Déjà, Désert Blanc montre une certaine polyvalence sur

les surfaces (P.S.F. et gazon) et les distances, car, bien que raccourci –

c’est toujours plus dur que d’être rallongé – il gagne toujours. S’ensuit

l’épisode malheureux du Prix du Prince d’Orange (Gr3) où, emmuré vivant, il ne

peut s’exprimer et conclut troisième, ayant juste le temps de remonter Bubble

Chic (Chichicastenango), le deuxième du "Jockey Club" (Gr1). « Ce

jour-là, Désert Blanc était favori et tout le monde a pu constater ses

malheurs, se souvient Anthony Baudouin. Charles-Henri de Moussac, qui est passé

voir Désert Blanc ce week-end, nous a raconté que Pascal Bary estimait que le

cheval avait le niveau Gr1 en Europe. » L’avenir lui donnera en partie raison,

car, exporté, Désert Blanc va prouver qu’il a le niveau Gr1 de l’autre côté de

l’Atlantique. Il ne lui a pas fallu longtemps, chez Chad Brown, pour convaincre

aux États-Unis, puisqu’en deux sorties seulement, il a terminé deuxième de Gr3

pour sa rentrée, puis a gagné son Gr1. Frère de trois pouliches black types et

neveu du placé de Gr1 Signe Divin, Désert Blanc a fait l’objet d’une étude de

pedigree détaillée par Thierry Grandsir dans Jour de Galop (édition du 10

décembre). Il faut juste rappeler que son croisement – l’association Green

Desert avec Ahonoora– est le même que cape cross, père des inoubliables Sea the

Stars et Ouija Board, et que Power, nouvel étalon de Coolmore. Desert Style, le

père de Désert Blanc, fait également ses preuves comme père de père : Paco Boy

a vu ses premiers foals très bien reçus aux ventes en 2012 et Caradak est le

père de Show Gorb, black type à 2ans en 2013.