Tribune libre par jean-christian huard,

Autres informations / 19.04.2013

Tribune libre par jean-christian huard,

DE

L’ECURIE HELIOS : EQUIDIA : A QUAND LA HAUTE

DEFINITION

?

Comme

bien des amoureux des courses, j’ai regardé la cérémonie des Cravaches d’Or.

Comme sans doute la majorité des téléspectateurs, la force de l’habitude, j’ai

tout d’abord pris Equidia. Puis, par curiosité, je suis passé sur L’Équipe 21

et là, j’ai découvert une tout autre cérémonie. En changeant de chaîne, j’ai pu

mesurer tout ce que pouvait apporter la Haute Définition. Certes, ce n’était

pas une totale surprise, mais pouvoir ainsi constater, en simultané, la

différence de qualité d’image entre les deux chaînes était plus qu’édifiant. On

ne pouvait qu’être affligé par la médiocrité de l’image sur Equidia. Je crois

savoir que ce sujet a déjà fait l’objet de nombreux débats au sein de France

Galop. Je sais également que les économies sont à l’ordre du jour et, il me

semble même que plusieurs millions d’euros ont été budgétés sur le poste

Retransmissions. Mais, comment peut-on imaginer que France Galop puisse

aujourd’hui sciemment se priver d’un tel outil de promotion des courses ? La

remarque vaut bien évidemment tout autant pour la SECF. Ce choix est d’autant

plus regrettable que chacun peut mesurer quotidiennement la qualité des

retransmissions. Les professionnels, derrière les caméras et en régie, savent

parfaitement restituer la dramaturgie des courses. Ceux qui en douteraient

n’ont qu’à comparer avec bien des retransmissions de courses hors de

l’Hexagone. Et même, les techniciens britanniques auraient beaucoup à apprendre

de leurs collègues français. Quand on dispose d’un tel produit, d’un tel outil,

il semble totalement incompréhensible que les sociétés mères puissent, pour de

basses raisons d’économie, refuser d’utiliser la haute définition pour mettre

en valeur les courses. Quand Patrick Fellous, dans une longue interview à

Paris-Turf, explique que les courses devraient être installées « comme un sport

européen », permettre aux passionnés, mais, plus encore, à tous ceux qui ne

connaissent pas ou peu la chose hippique, de découvrir les courses en haute

définition

constituerait un atout non négligeable dans cette stratégie de conquête. Ceci

est d’autant plus une évidence que tous les autres sports bénéficient déjà de

cet outil et même d’une surenchère technologique. Rappelez-vous ce qu’était une

retransmission d’un match de foot ou d’une réunion d’athlétisme, il n’y a de

cela qu’une dizaine d’années. Comment retenir le téléspectateur

"zappeur" avec une image aussi brouillonne ? On n’attrape pas les

mouches avec du vinaigre. Alors que chacun reconnaît que les courses subissent

un fort déficit d’image, la Haute Définition permettrait de redonner aux

courses un lustre perdu et de montrer combien elles sont de fantastiques

événements sportifs. Combien d’autres sports peuvent ainsi offrir en quelques

minutes une telle intensité dramatique ? Se contenter d’une technologie

dépassée serait le  que, malgré leurs

propos, les responsables du monde des courses n’ont pas pris la réelle mesure

des enjeux. Se contenter de la situation actuelle serait le signe que les

chevaux, simples supports de paris, n’ont sans doute pas plus d’importance que

des boules du Loto.