Alban desvaux sérieusement touché, et des questions à se poser

Autres informations / 20.07.2013

Alban desvaux sérieusement touché, et des questions à se poser

Alban Desvaux a été victime d’une lourde chute, lundi à Dieppe, lorsque la quatrième course du programme a été recourue après avoir été neutralisée. Sa mère, l’entraîneur Mireille Desvaux, nous a donné des nouvelles de son fils : « Il a été sévèrement touché. Il souffre presque d’une triple fracture de la mâchoire. Il a vu deux chirurgiens, et les deux ne préfèrent pas l’opérer pour le moment. Les fractures courent depuis sous l’oreille, là où est attachée la mâchoire, et se rejoignent en biseau sous le menton. On ne peut pas opérer, car on risquerait alors de toucher les nerfs faciaux. Pour l’instant, les chirurgiens préfèrent laisser faire le temps. Les hématomes commencent à se réduire, et la mâchoire semble se remonter et se remettre en place. Tant que cela continue, il ne vaut mieux pas y toucher. Une opération affecterait forcément le muscle de la mâchoire. Il a aussi deux dents cassées qui le font beaucoup souffrir, mais il est impossible d’y toucher. » Mireille Desvaux a exprimé de l’amertume face à cette situation. Un accident qui aurait pu, selon elle, être évité. Elle nous a expliqué : « Je pense qu’il faut se poser des questions. Quand il y a un cheval inédit dans une course qui est neutralisée : est-il raisonnable de le faire recourir plus tard dans la journée ? En plus, lundi, une bonne partie du parcours avait été effectuée, et il faisait très chaud. Je pense que les Commissaires, dans des cas comme celui-ci, devraient prendre leurs responsabilités et interdire à un cheval inédit de recourir. La protection du jockey et du cheval compte avant tout. »

Mireille Desvaux se pose une autre question : « Il y a deux autres jockeys qui sont tombés, dans cette course, lorsqu’elle a été neutralisée. Ils sont tombés au même endroit. Alban, avant, avait lui aussi failli tomber à cet endroit. Ce n’est pas là où il a eu sa grave chute, mais il semble qu’il y ait, sur la piste, et sur une portion plate, une sorte de dénivelé, de trou. Les chevaux arrivent à pleine vitesse et perdent l’équilibre, envoyant leurs jockeys au sol. Je suis surprise que personne n’ait fait la remarque. »

Enfin, Mireille Desvaux se pose des questions quant à la monte offerte par Éric Lecoiffier à son fils. « Je me demande pourquoi Alban montait ce pensionnaire de Monsieur Lecoiffier, qui était inédit. Fabien Dehez est salarié chez cet entraîneur, et il était présent à Dieppe. Pourquoi faire appel à un jockey de l’extérieur pour monter des inédits, pas à son jockey maison ? Ce qui s’est passé est terrible avant tout pour Alban, c’est lui qui souffre. Mais c’est aussi un coup dur pour notre écurie. Nous travaillons sans propriétaire, et cela nous met dans une position difficile. »